Vente de disques : l'hémorragie continue

Par , le 09 septembre 2009 à 17h13 , mis à jour le 09 septembre 2009 à 17h18

Les ventes de musique en France, tous supports confondus (physiques et numériques), ont chuté de 17,8% au premier semestre 2009.

Le filon des CD s'est épuiséLe filon des CD s'est épuisé © LCI

La musique se porte très bien, son économie beaucoup moins. Les marché de gros des ventes de musique en France, tous supports confondus (physiques et numériques), a chuté de 17,8% au premier semestre 2009 par rapport à la même période l'an dernier, a annoncé mercredi le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep).
 
Cette baisse est la énième subie par l'industrie de la musique enregistrée, en pleine crise avec un marché divisé par 2,5 (-52%) par rapport à 2002, ce que les producteurs attribuent essentiellement "à la concurrence illicite" constituée par le piratage sur internet.
 
"La France est le pays (parmi les gros vendeurs de disque, NDLR) qui a le marché le plus dégradé", a souligné lors d'une conférence de presse le président du Snep, Christophe Lameignère, citant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon. En France, au sein du marché de gros (ventes des maisons de disques aux magasins), les ventes physiques (sur supports traditionnels, CD et DVD) ont chuté de 21% au premier semestre 2009. Elles représentent encore 83% du marché total.
 
17% des ventes sont numériques
 
Les ventes numériques (internet et téléphonie mobile) affichent une hausse de 3%, un chiffre sensiblement inférieur à celui des années précédentes. "Les atermoiements de la loi Hadopi ont donné peut-être un regain de vivacité à nos amis les pirates", a analysé Christophe Lameignère. Le Snep regarde avec envie les Etats-Unis, où les revenus du numérique représentent 36% du marché, contre 17% en France.
 
Au sein du marché numérique, si la téléphonie (sonneries et titres téléchargés) s'effondre (-51,4%), le Snep trouve matière à satisfaction dans la progression (+39%) du téléchargement sur internet. "La manière de consommer est en train de se stabiliser", selon Christophe Lameignère. La production francophone souffre particulièrement de la crise. "On n'a jamais signé aussi peu de contrats" d'artistes, a relevé le nouveau directeur général du Snep, David El Sayegh. Le solde des signatures est d'ailleurs dans le rouge au premier semestre 2009, 37 contrats ayant été signés alors que 47 étaient rendus.

Par Olivier Levard le 09 septembre 2009 à 17:13
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3 Commentaires

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  • Stephane, le 10/09/2009 à 12h47

    Qui aura le courage de dire au gov que la loi hadopi ne sauvera pas l'industrie du disque, ce qu'il faut c'est imposer l'achat d'un disque par personne (de plus de 3ans) et par an. avec eventuellement un plafond a 5 pour les familles nombreuses. mais dans ce cas avec interdiction d'ecoute par un autre membre de la famille que celui qui a acheté le disque.

  • Jeanluc, le 09/09/2009 à 19h06

    N'oubliez pas que bon nombre de sites de streaming audio ont fait leur appariition, Deezer, Jiwa, Wormee..., de la musique en écoute gratuite sur Internet légalement !!!

  • Fox, le 09/09/2009 à 17h39

    Evidement c'est "à cause du piratage", il ne leur viendrait surtout pas à l'esprit de se remettre en cause et de proposer un vraie alternative legale sur internet avec des prix en relation avec la plateforme dematerialisée et un catalogue digne de ce nom... Quand on vois par exemple que pour le Beatles, la seule alternative au support physique, c'est le piratage puisqu'introuvable sur les plateformes legales du monde entier.

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