Présidence de l'UE : la douche à 200.000 euros...

Par L.D. (Avec agences), le 27 octobre 2009 à 23h06 , mis à jour le 27 octobre 2009 à 23h21

Selon la Cour des comptes, 175 millions d'euros ont été dépensés par la France pour sa présidence de l'Union en 2008. Une somme qui fait fulminer un député de l'opposition.

Drapeau Europe et FranceTF1- Drapeau Europe et France © tf1

Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 175 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire. Rapport qui fait en l'occurrence fulminer le député apparenté socialiste René Dosière qui dénonce des "dépenses incroyables, insupportables et inacceptables".
 
La Cour des comptes a présenté la semaine dernière son rapport que lui avait commandé la commission des Finances du Sénat. Et, selon le compte-rendu d'audition, la présidence française a coûté "environ 175 millions d'euros", dont "20 à 25 millions d'euros" de "dépenses externalisées". Il est précisé en outre que le sommet de Paris pour l'Union pour la Méditerranée (13 juillet 2008), "organisé dans l'extrême urgence ainsi que dans des conditions de rare complexité", avait coûté "environ 16,6 millions d'euros".

"Un repas qui coûte 5 smic par personne"
 
René Dosière, qui a consulté le rapport, s'est penché plus spécialement sur les dépenses engendrées par ce sommet, en insistant sur "un dîner des chefs d'Etat pour un coût de 1.010.256 euros, soit 5050 euros par personne", et "l'installation -pour 4 heures !- d'une douche à l'usage du président, pour un prix de 245.772 euros". "Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l'Etat organise, avec l'argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c'est inimaginable et intolérable", s'est indigné le député de l'Aisne. "Quand on prend connaissance de tels gaspillages, on se dit que le président de la République a perdu pied avec la réalité. Il doit arrêter de dépenser sans compter", a ajouté le député.
 
Autre personnage qui tire à boulet rouge sur le caractère somptuaire de ce budget : Philippe Seguin. Dans une lettre publiée par le site Mediapart envoyée par le président de la Cour des comptes le 9 octobre au Sénat, il remarque d'abord que les dépenses ont été très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, qui se sont situées entre 70 et 80 millions d'euros, souligne la Cour.   Philippe Séguin relève un "nombre considérable d'opérations financées sur ce programme", en dénombrant 489 en six mois dont neuf sommets, 227 réunions ministérielles ou de niveau ministériel, 328 séminaires ou symposiums. Le président de la Cour remarque aussi que c'est l'Elysée qui aura finalement mobilisé le plus de crédits pour ses réunions : 76 millions d'euros.

Par L.D. (Avec agences) le 27 octobre 2009 à 23:06
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103 Commentaires

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  • SANDRINE68, le 02/11/2009 à 12h31

    J'ai pleuré...l'installation d'une douche à 200 000 euros quand je mange 1 fois par jour...quand ma fille ainée prend un job étudiant pour payer l'accession à Internet et limiter l'exclusion...tellement triste...

  • Jean-pierre, le 01/11/2009 à 09h07

    A mettre dans le livre des records Guiness.Quelle honte.

  • Carine, le 30/10/2009 à 11h15

    André, Charlieu merci d'approuver mes propose sur Monsieur Nicolas SARKOZY effectivement il na pas tenu la moindre promesse de campagne

  • André, le 30/10/2009 à 08h55

    Agnes Lyon vous ètes dans le vrai, la France est à la traine parmis les pays de l'union européenne, notemment pour les dépenses qui ne sont pas maitrisées,

  • Agnès, le 30/10/2009 à 08h23

    Carine de Conflans, ce n'est pas peu ètre notre président qui est responsable de la crise, mais la façon qu'il a de la traiter est surement pas la meilleure, de plus de toutes ses promesses qu'il a faite avant les élections... il n'y en a pas beaucoup qu'il a tenues..

  • Bibi, le 30/10/2009 à 02h30

    @ carine de conflans c est une tres judicieuse remarque que vous faites la d ailleurs en suivent votre raisonnement, je remarque qu il y a depuis quelques decennies plus de femmes qui travaillent et qu en meme temps il y a une augmentation de la prise d anti depresseur donc, en suivent votre raisonnement, je peut dire que depuis que les femmes travaillent, nous deprimons ma remarque pourrait etre vrai mais elle n a pas de fondement, tel que la votre de plus, il est evident que vous n avez pas entendu parler de la crise economique qui a touché les etats unis et qui a ensuite affecté l europe. et meme si cela ne vous plait pas, notre president n y est pour rien et bien heureusement que nous avions mr sarkozy et non sa voisine de poitou charente car vous seriez bien plus lésée que vous ne l'êtes maintenant alors maintenant arretez un peu de vous plaindre et d'être choqués par des choses qui ne sont pas importantes et d'ailleurs je trouve bien plus choquant qu'un club de foot depense cette somme pour s acheter 3 êtres humains...

  • Carine, le 29/10/2009 à 22h05

    Mitch, Bordeaux je suis parfaitement réaliste en disant que Monsieur SARKOZY est en grande parti responsable de la crise financiere car depis qu'il es president la France Plonge dans le K.O

  • Mitch, le 29/10/2009 à 21h27

    Carine de Conflans, soyez un peu plus réaliste parce que là, vous me faîtes beaucoup rire !!!!!!!!!!

  • Philippe, le 29/10/2009 à 16h49

    On rale, on rale, mais on ne fait rien...Domage que COLUCHE soit parti si tôt!!!

  • Béatrice, le 29/10/2009 à 14h46

    Pour Pierre Bordeaux Jeudi matin sur Europe 1, Philippe Séguin a tapé fort, à sa manière. Le premier président de la Cour des comptes a déploré des "dérives" et des "erreurs" dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008. "Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", a-t-il estimé. "Ca n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques", a-t-il ajouté. L'ancien ministre a souligné "deux critiques principales: les opérations ont été mal programmées. Et il n'y a pas eu de véritable stratégie, les décisions ont été souvent tardives. Ca a été le cas pour le sommet de la Méditerranée". "Il n'y a pas eu d'appel d'offres, de véritable cahier des charges. On a improvisé et les fournisseurs s'en sont par exemple donné à coeur joie", a-t-il critiqué. Selon lui, "on aurait pu avoir des prestations pour un tiers moins cher".

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