© TF1/LCILes prix baissent, c'est une bonne nouvelle pour notre porte-monnaie. Mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour l'économie. L'Insee a publié mardi les chiffres des prix à la consommation, qui affichent une diminution de 0,2% en septembre par rapport à août en France, ce qui représente une baisse de 0,4% sur un an. Ces chiffres ont surpris les économistes qui attendaient en majorité une stabilité en septembre. Ils ravivent donc les craintes de déflation, même si le retour à une inflation positive est toujours attendu en fin d'année.
Les prix de l'énergie ont diminué de 0,7% en septembre par rapport à août et de 14,3% sur un an, selon l'Insee. Les prix des seuls produits pétroliers ont baissé de 1,7% et 21,2% respectivement. La baisse des prix tient aussi aux services, un mouvement classique à la fin de la période estivale. "Ces diminutions ne sont qu'en partie compensées par les hausses saisonnières des prix des produits frais et de l'habillement/chaussures à la sortie de l'été", souligne l'Insee. Les prix des services dans l'ensemble ont diminué de 0,8%, affichant une hausse de 2,2% sur un an. Les prix des produits frais ont, eux, augmenté de 4,6% sur le mois (-6,7% sur un an) et ceux de l'habillement/chaussures de 0,3% (-0,1% sur un an). Le taux d'inflation était passé sous zéro au mois de mai, pour la première fois depuis 1957, et il se situe en territoire négatif depuis cinq mois maintenant.
Le pouvoir d'achat a augmenté en 2009...
"Les pressions désinflationnistes sont légèrement plus fortes qu'anticipé, sur les produits manufacturés notamment, tandis que les pressions sur les matières premières sont un peu atténuées par la vigueur de l'euro", commente Cyril Blesson, économiste chez Seeds Finance. "Au final on va bien sortir de la phase de désinflation dans les mois qui viennent, mais peut-être un peu moins vivement que préalablement anticipé. Le 1% d'inflation anticipé en fin d'année ne sera peut-être que 0,8%", poursuit-il.
C'est a priori une bonne nouvelle pour la consommation des ménages, la désinflation venant soutenir leur pouvoir d'achat. "Il est piquant de constater que le pouvoir d'achat des ménages aura davantage augmenté en 2009 - de 2,3% d'après nos estimations - qu'en 2008 (+0,6%), alors que la récession a été historiquement forte cette année, aux alentours de 2%", observe Nicolas Bouzou, du cabinet d'analyse Asterès. "La disparition de l'inflation constitue la principale raison de ce paradoxe", ajoute-t-il.
D'après agence
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