DSK : "d'importantes pertes non dévoilées"

Par D.H. (avec agences), le 24 novembre 2009 à 22h47 , mis à jour le 24 novembre 2009 à 23h03

Interrogé par le Figaro sur la situation des banques, le patron du FMI estime que "50% (des pertes) sont peut-être encore cachées dans les bilans" et que "la proportion est plus forte en Europe".

Dominique Strauss-Kahn DSK FMIDominique Strauss-Kahn/Image d'archives © Abacapress

La phrase est lâchée et fait un peu froid dans le dos. Si la Fed se montre optimiste pour 2010 (lire plus bas), le patron du FMI l'est moins. Dans une interview au Figaro (de mercredi), Dominique Strauss-Kahn est notamment interrogé sur la situation des banques et il estime qu'il reste "d'importantes pertes non dévoilées"."50% sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis", dit-il, ajoutant : "l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques." Concernant l'euro, Dominique Strauss-Kahn note que ce sont les Européens "qui se plaignent le plus de la valeur de leur monnaie". "Le FMI considère également que l'euro est sans doute un peu fort, mais il est très difficile de déterminer de façon incontestable la valeur d'équilibre des devises", explique-t-il.

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Sur l'avancement de la reprise économique mondiale, DSK souligne que "la reprise est fragile" même si la crise financière "est à peu près maîtrisée". "Nous ne croyons pas à une rechute, ce que l'on appelle un scénario de W, mais nous ne pouvons pas complètement l'exclure. Il faut donc maintenir les soutiens publics car la demande privée reste faible et le chômage va continuer à augmenter encore assez longtemps", dit-il. "On peut aujourd'hui considérer que la crise financière est à peu près maîtrisée. Le risque est que dans certains pays on n'estime plus nécessaire de réaliser les programmes de relance prévus pour 2010, ce qui augmenterait la probabilité d'une rechute", ajoute le directeur général du FMI.
 
La banque centrale américain s'est de son côté montrée mardi légèrement plus optimiste pour l'économie des Etats-Unis en 2010, en relevant sa fourchette de croissance et en laissant entendre que le chômage pourrait commencer à baisser dès le mois de janvier, quoique très lentement. Le PIB américain devrait croître de 2,5 à 3,5% en 2010, selon la fourchette centrale des prévisions des dirigeants de la Fed présentées lors de leur réunion de politique monétaire des 3 et 4 novembre, indiquent les minutes de cette rencontre. Les minutes de la Fed laissent entendre par ailleurs que le taux de chômage, qui atteignait 10,2% fin octobre, pourrait commencer à baisser dès le mois de janvier, alors qu'ils pensaient jusque-là que le pic du chômage serait atteint vers le milieu de l'année.

Par D.H. (avec agences) le 24 novembre 2009 à 22:47
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5 Commentaires

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  • cast12, le 25/11/2009 à 14h31

    Pas impossible quant on voit certaines societe afficher plus 60 % de'augmentation sur leur actions depuis mars, certains vont pas tarder a se sucrer

  • jersin, le 25/11/2009 à 10h25

    C'est là, la deuxième vague de la crise qui s'annonce, et elle sera plus dévastatrice que la première. Car rien n'a été réglé, au contraire. Les gouvernements n'ont pas osé s'attaquer aux lobby de la finance. Tandis que pour continuer à mener leur train de vie, les banques se sont contentées de masquer leurs pertes.

  • danielediaz, le 25/11/2009 à 09h46

    La seconde solution est la plus vraisemblable. La justice ne fonctionne que pour les citoyens lambdas, on peut toujours rêver à une vraie justice qui condamnerait les banques, les anciens chefs d'etats, etc....

  • leschmite, le 25/11/2009 à 09h30

    Il faut vendre a découvert asap. Soyez short. La bourse va entamer bientot son second mouvement de recul massif. Vade a donf...

  • fdd66, le 25/11/2009 à 08h19

    Si les banques ont remboursé les prets de l'Etat et qu'elles vont distribuer des bonus et autres gratifications, elles seront donc à même de couvrir des risques en question. Ou alors leurs comptes sont truqués et alors là c'est du ressort de la justice.

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