La folie des grandeurs à Dubaï © DR / LCILes émirats ne sont pas unis pour rien... Dubaï, qui a demandé un moratoire pour le remboursement d'une partie de sa dette, devrait éviter la faillite grâce au soutien de son riche voisin, l'Emirat pétrolier d'Abou Dhabi, mais il sortira durablement affaibli de l'épreuve, d'après les analystes. Les grandes places boursières internationales ont plongé jeudi, au lendemain de l'annonce de l'intention de Dubaï - ville de la démesure et des projets pharaoniques - de demander aux créanciers de son plus grand conglomérat, Dubaï World, de surseoir de six mois au paiement de sa dette. La dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars en 2008, Dubai World représentant à lui seul 75% de ce montant
Le CAC dopé par la bonne surprise du chômage américain
La Bourse de Paris a terminé en hausse de 1,25% à 3.846,62 points, après une envolée du CAC 40 à la suite de la publication des chiffres du chômage américain.
Publié le 04/12/2009
Les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ferment en baisse
Les Bourses des Emirats arabes unis ont poursuivi leur chute mardi pour le deuxième jour consécutif, celle de Dubaï fermant en baisse de 5,61% et celle d'Abou Dhabi de 3,57%.
Publié le 01/12/2009
Chute des Bourses émiraties, restructuration annoncée
C'est le signe de la perte de confiance des investisseurs au premier jour de cotations depuis l'annonce des difficultés financières d'un des fleurons économiques de Dubaï.
Publié le 30/11/2009
"Dubaï en tant qu'Etat souverain n'est pas exposé à une faillite, car il jouit du soutien d'Abou Dhabi", capitale de la Fédération des Emirats arabes unis, estime Pascal Devaux, économiste de BNP Paribas spécialiste des risques au Moyen-Orient. Selon lui, la révélation de sa fragilité financière pourrait donner à Abou Dhabi "l'occasion de reprendre la main sur les émirats à la faveur de cette crise". Capitale économique des Emirats, Dubai fait de l'ombre à Abou Dhabi, qui produit plus de 90% du pétrole des Emirats, alors que les réserves d'or noir de Dubaï sont quasiment à sec. C'est Abou Dhabi qui est venu à la rescousse de l'émirat, lequel s'est lancé depuis quelques années dans des projets pharaoniques, se retrouvant lourdement endetté."Jamais Abou Dhabi ne laissera tomber le fils prodigue même s'il ne cesse d'en critiquer l'exubérance et les excès", indique un spécialiste de la finance islamique à Paris, sous couvert d'anonymat.
La presse tempère
Mercredi, le gouvernement de Dubaï a annoncé avoir levé cinq milliards de dollars au titre de son programme de 20 milliards de dollars de bons du Trésor lancé en début d'année pour faire face à ses engagements financiers. Les cinq milliards ont été souscrits à parité par deux banques basées à Abou Dhabi: la National Bank of Abu Dhabi et Al Hilal Bank, une grande banque islamique. Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, également Premier ministre des Emirats, avait assuré début novembre que l'émirat allait poursuivre ses ambitieux projets de développement et qu'il honorerait ses dettes dans un proche avenir.
Par ailleurs, la presse des Emirats arabes unis estimait vendredi que les difficultés financières de Dubaï ont été mal interprétées par les marchés financiers. "Réaction exagérée des places européennes aux nouvelles de Dubaï", titre ainsi le quotidien économique d'Abou Dhabi, Alrroya Aleqtissadiya. Le journal estime que ces marchés ont réagi de "manière très négative" à l'annonce de Dubaï alors qu'ils étaient restés insensibles aux mauvais chiffres de l'emploi en Europe et aux Etats-Unis. Selon lui, les "traders n'avaient trouvé, pour imprimer une direction aux transactions, que l'annonce de Dubaï au moment où Wall Street était fermé pour les fêtes de Thanksgiving".
Gulf News de Dubaï a souligné de son côté qu'"il n'y a pas lieu d'exagérer ou de sous-estimer la situation actuelle", tout en insistant sur la "transparence" de la mesure de Dubaï. Le quotidien affirme que le gouvernement de Dubaï a sa stratégie pour "faire face à la situation" en coopération avec Abou Dhabi.
Les banques donnent des comptes
Pressées de toute part de révéler leur exposition à Dubai World, les banques implantées en dehors de la région du Golfe tentent de rassurer les marchés et de contenir les craintes liées à d'éventuelles nouvelles provisions qu'elles pourraient avoir à passer. Après avoir chuté de plus de 3% jeudi, dans des échanges peu
etoffés en raison de la fermeture de Wall Street pour cause deThanksgiving, les Bourses européennes ont ouvert en forte baisseavant de se retourner vers la mi-journée. En France, BNP Paribas, Société générale , Calyon (groupe Crédit agricole), et Natixis, ont toutes dit vendredi être peu exposées à la crise qui frappe Doubaï.
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