Sarkozy s'exprime à Cholet le 6 janvier 2009 à l'occasion de ses voeux aux "forces économiques" © DR
Woerth veut réduire le déficit en limitant les dépenses de la Sécu
Invité dimanche soir du Grand Jury, le ministre du Budget a déclaré qu'il faudrait économiser 50 milliards par an, afin que la France revienne à l'horizon 2013 dans les clous des 3% de déficit public, limite fixée par Bruxelles.
Publié le 24/01/2010
Un déficit maousse... mais moins que prévu
Le déficit sera un peu moins lourd que prévu en 2009 et "ne devrait pas dépasser 8%" du PIB. Il a explosé sous le poids de la crise économique mondiale
Publié le 07/01/2010
Woerth pour des "règles plus contraignantes" sur le déficit
L'Etat devrait programmer une baisse "forfaitaire" de ses dépenses de fonctionnement, estime le ministre du Budget Eric Woerth dans Les Echos, souhaitant que des "règles plus contraignantes" sur le déficit soient inscrites dans le marbre.
Publié le 03/12/2009
Bruxelles donne jusqu'à 2013 à Paris pour réduire son déficit
Outre la France, huit autres pays sont tenus par la Commission européenne de ramener leur déficit public sous la limite autorisée de 3% du Produit intérieur brut. Paris conteste d'ores et déjà l'objectif fixé par Bruxelles.
Publié le 11/11/2009
Les régions l'ont boycotté mais elle a bien lieu. Nicolas Sarkozy a même annoncé jeudi la tenue "en avril" d'une seconde session de la conférence sur les déficits au terme de laquelle des "décisions extrêmement importantes" seront prises pour les "contenir". "En avril, pour les collectivités locales, pour la sécurité sociale comme pour l'Etat nous prendrons des décisions extrêmement importantes pour contenir les déficits à l'image de ce que font nos partenaires", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue de la première conférence des déficits boycottée par les élus locaux socialistes.
Il a annoncé divers groupes de travail pour préparer la réunion d'avril et a confié ainsi à l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Michel Camdessus, la présidence du groupe chargé de plancher sur le retour à l'équilibre des finances de l'Etat, d'ici à 2020. S'agissant de l'Etat, "il faut que nous allions plus loin", a-t-il dit, "nous affecterons toutes les recettes supplémentaires qui pourraient venir de la croissance au désendettement".
"Avec le Premier ministre, nous avons demandé à Eric Woerth (Budget) de présenter" en avril "un plan d'action complet pour réduire la dépense de l'Etat. Toutes les options seront mises sur la table, notamment sur les niches fiscales, leur démantèlement et leur réduction", a poursuivi le chef de l'Etat.
"Meilleure" mais mauvaise...
Nicolas Sarkozy avait lancé jeudi la conférence en qualifiant la situation des comptes publics de "sérieuse" et en jugeant qu'elle serait améliorée par le retour de la croissance et la réduction de la dépense plutôt que par la "fausse solution" de la hausse des impôts. "Notre situation est certes meilleure que celle de beaucoup de nos partenaires. Mais avec un déficit public qui représente environ 8% de notre richesse nationale, personne ne peut dire qu'elle n'est pas sérieuse", a déclaré Nicolas Sarkozy en ouvrant les débats à huis clos de la conférence, selon le texte de son intervention rendu public par l'Elysée.
Le chef de l'Etat a relevé que la dépense publique avait augmenté "de façon considérable pour être aujourd'hui la plus élevée de la zone euro" et atteindre "le niveau record de 55% du PIB". Il a attribué cette hausse à "l'inclinaison pour l'intervention publique" des gouvernements qui se sont succédé depuis la fin des années 1970 ainsi qu'aux "nouvelles dépenses" générées par la crise. Il a notamment pointé du doigt l'augmentation des effectifs de fonctionnaires "de 36% en trente ans alors que la population n'augmentait que de 18%".
"Augmenter les impôts serait une fausse solution"
"Nous dépensons trop et nous dépensons mal", a résumé Nicolas Sarkozy. Sans surprise, le président a d'emblée écarté toute hausse des impôts de la panoplie des solutions. "Augmenter les impôts serait une fausse solution. Ceux qui la préconisent mentent aux Français car plus d'impôts, c'est moins de croissance", a-t-il répété. "Ce qu'il faut faire, c'est d'abord restaurer la croissance en réformant
notre économie, en supprimant les barrières à l'emploi et en investissant (...) la seconde chose à faire, c'est bien sûr de maîtriser et réduire la dépense", a-t-il préconisé.
Le chef de l'Etat a également mis en garde contre un recours excessif à l'emprunt, estimant qu'il "handicape notre avenir au lieu de le préparer et menace notre contrat social". "La stratégie de redressement des finances publiques (...) incombe à tous ceux qui contribuent à la dépense publique", a également souligné Nicolas Sarkozy, appelant Etat, Sécurité sociale et collectivités locales à "un diagnostic partagé".
Ne se jugeant pas "responsables" des déficits, les associations des départements et des régions de France, toutes deux pilotées par des élus socialistes, ont boycotté la réunion de l'Elysée. Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale Didier Migaud est le seul élu de gauche présent à la conférence, qui réunit autour du président, du Premier ministre François Fillon et de leurs collaborateurs une vingtaine de ministres, députés, sénateurs et responsables de l'assurance sociale.
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