Déficit : Sarkozy annonce une nouvelle réunion

Par TF1 News avec agences, le 28 janvier 2010 à 11h33 , mis à jour le 28 janvier 2010 à 14h41

Le président de la République a clos jeudi la première conférence sur le déficit. Les associations des départements et des régions pilotées par des élus PS n'y étaient pas.

Sarkozy s'exprime à Cholet le 6 janvier 2009 à l'occasion de ses voeux aux "forces économiques"Sarkozy s'exprime à Cholet le 6 janvier 2009 à l'occasion de ses voeux aux "forces économiques" © DR

 

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Les régions l'ont boycotté mais elle a bien lieu. Nicolas Sarkozy a même annoncé jeudi la tenue "en avril" d'une seconde session de la conférence sur les déficits au terme de laquelle des "décisions extrêmement importantes" seront prises pour les "contenir". "En avril, pour les collectivités locales, pour la sécurité sociale comme pour l'Etat nous prendrons des décisions extrêmement importantes pour contenir les déficits à l'image de ce que font nos partenaires", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue de la première conférence des déficits boycottée par les élus locaux socialistes.

Il a annoncé divers groupes de travail pour préparer la réunion d'avril et a confié ainsi à l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Michel Camdessus, la présidence du groupe chargé de plancher sur le retour à l'équilibre des finances de l'Etat, d'ici à 2020. S'agissant de l'Etat, "il faut que nous allions plus loin", a-t-il dit, "nous affecterons toutes les recettes supplémentaires qui pourraient venir de la croissance au désendettement".

"Avec le Premier ministre, nous avons demandé à Eric Woerth (Budget) de présenter" en avril "un plan d'action complet pour réduire la dépense de l'Etat. Toutes les options seront mises sur la table, notamment sur les niches fiscales, leur démantèlement et leur réduction", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Meilleure" mais mauvaise...

Nicolas Sarkozy avait lancé jeudi la conférence en qualifiant la situation des comptes publics de "sérieuse" et en jugeant qu'elle serait améliorée par le retour de la croissance et la réduction de la dépense plutôt que par la "fausse solution" de la hausse des impôts. "Notre situation est certes meilleure que celle de beaucoup de nos partenaires. Mais avec un déficit public qui représente environ 8% de notre richesse nationale, personne ne peut dire qu'elle n'est pas sérieuse", a déclaré Nicolas Sarkozy en ouvrant les débats à huis clos de la conférence, selon le texte de son intervention rendu public par l'Elysée.
 
Le chef de l'Etat a relevé que la dépense publique avait augmenté "de façon considérable pour être aujourd'hui la plus élevée de la zone euro" et atteindre "le niveau record de 55% du PIB". Il a attribué cette hausse à "l'inclinaison pour l'intervention publique" des gouvernements qui se sont succédé depuis la fin des années 1970 ainsi qu'aux "nouvelles dépenses" générées par la crise. Il a notamment pointé du doigt l'augmentation des effectifs de fonctionnaires "de 36% en trente ans alors que la population n'augmentait que de 18%".
 
"Augmenter les impôts serait une fausse solution"
 
"Nous dépensons trop et nous dépensons mal", a résumé Nicolas Sarkozy.  Sans surprise, le président a d'emblée écarté toute hausse des impôts de la panoplie des solutions. "Augmenter les impôts serait une fausse solution. Ceux qui la préconisent mentent aux Français car plus d'impôts, c'est moins de croissance", a-t-il répété. "Ce qu'il faut faire, c'est d'abord restaurer la croissance en réformant
notre économie, en supprimant les barrières à l'emploi et en investissant (...) la seconde chose à faire, c'est bien sûr de maîtriser et réduire la dépense
", a-t-il préconisé.
 
Le chef de l'Etat a également mis en garde contre un recours excessif à l'emprunt, estimant qu'il "handicape notre avenir au lieu de le préparer et menace notre contrat social". "La stratégie de redressement des finances publiques (...) incombe à tous ceux qui contribuent à la dépense publique", a également souligné Nicolas Sarkozy, appelant Etat, Sécurité sociale et collectivités locales à "un diagnostic partagé".
 
Ne se jugeant pas "responsables" des déficits, les associations des départements et des régions de France, toutes deux pilotées par des élus socialistes, ont boycotté la réunion de l'Elysée. Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale Didier Migaud est le seul élu de gauche présent à la conférence, qui réunit autour du président, du Premier ministre François Fillon et de leurs collaborateurs une vingtaine de ministres, députés, sénateurs et responsables de l'assurance sociale.

Par TF1 News avec agences le 28 janvier 2010 à 11:33
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49 Commentaires

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  • eric-88200, le 29/01/2010 à 20h29

    [ Augmenter les impôts serait une fausse solution] C'est vrai, créer de nouvelles taxes, c'est plus efficace !

  • eric-88200, le 29/01/2010 à 20h25

    Je doute que la décision de la limitation à 110 km/h sur les autoroutes de Lorraine ait put être prise au niveau de la Présidence de Région, sans l'accord de l'Etat ... Par ailleurs, cette limitation n'a rien d'illogique puisqu'elle réduit la consommation en carburant, ceci au moins est prouvé!

  • burquard, le 29/01/2010 à 09h31

    Moins on emprunte, mais dur de faire autrement avec un déficit de 1457,4 milliards d'euros à la fin du troisième trimestre 2009, en augmentation de 29,4 milliards d'euros en trois mois, je suppose qu'aussi maintenant vous allez ètre impressionné.....

  • khan59, le 29/01/2010 à 08h40

    Vous me faites bien rire les pro ump qui passent leur temps a dire que la gauche n'as pas d'idée et ne fait que critiquer le gouvernement mais regardez vos commentaires systématiques ,vous faites quoi vous a part critiquer la gauche ,elles sont ou vos idées?La droite et au pouvoir depuis 15 ans car je vous rappel quand même que chirac été de droite,alors accusé la gauche de tout les maux de la France prouve votre manque de lucidité et la mentalité des pro ump "surtout ne touchez pas a nos petits bourgeois et a nos grands riches!!!!"

  • jgh67, le 29/01/2010 à 08h35

    En tous cas M.Sarkozy ne sera jamais en déficit de... discours !

  • a.1.2.c.4, le 29/01/2010 à 00h41

    Allez "alain-paris", courage ... deux commentaires qui secouent un peu, hein ? :o)))

  • a.1.2.c.4, le 29/01/2010 à 00h39

    Ben oui "alain-paris", taxer les riches gauchistes ... par exemple ... ceux qui s'en mettent plein les poches ...! Oui c'est une bonne idée ...! :o)))

  • trunk69100, le 29/01/2010 à 00h07

    Mr Sarkosy m'impressionne pour une fois. Résoudre le problème à la source, c'est la seul solution qui peut fonctionner. Faut croire qu'il a décider de réfléchir un peu, car augmenter les impôts, et il ne pourrais pas passer aux prochaines élections. Dommages qu'ils s'y prend que maintenant, mais mieux vaut tard que jamais. Et stopper d'emprunter de l'argent sera le mieux. Moins on emprunte, et moins on risque le déficit.

  • burquard, le 28/01/2010 à 21h32

    Oui dur car cette est de 1.457,4 milliards d'euros à la fin du troisième trimestre 2009, en augmentation de 29,4 milliards d'euros en trois mois !!!!!!!!!!!!!! alors 2012 est très loin encore je pense....

  • a.1.2.c.4, le 28/01/2010 à 19h11

    Ben oui "react10", c'est grâce à François Mitterrand ... et sa clique ... si la France en est là ... aujourd'hui ...! /Ö\

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