© SXC.HUFrançois Fillon a assuré dans un entretien au Figaro à paraître samedi que les dépenses publiques globales progresseraient "désormais à un rythme inférieur à 1% par an dès 2011" afin d'enrayer la spirale des déficits, fixant également un calendrier jusqu'en 2013.
Cadres, jeunes diplômés: la crise ne fait que commencer
"Aucune amélioration" des recrutements n'est prévue en 2010 par l'Apec pour ces deux catégories. Le volume prévisible de recrutements de débutants serait "très insuffisant pour les 120.000 jeunes concernés".
Publié le 11/02/2010
Woerth veut réduire le déficit en limitant les dépenses de la Sécu
Invité dimanche soir du Grand Jury, le ministre du Budget a déclaré qu'il faudrait économiser 50 milliards par an, afin que la France revienne à l'horizon 2013 dans les clous des 3% de déficit public, limite fixée par Bruxelles.
Publié le 24/01/2010
Evoquant le plan de redressement des finances publiques du pays qui sera communiqué en début de semaine à Bruxelles, le Premier ministre assure que ce document prévoit que "les dépenses publiques globales progresseront désormais à un rythme inférieur à 1% par an dès 2011". Le Premier ministre juge que ce plan sera suffisant pour revenir à 3% du déficit en 2013, le seuil fixé par Bruxelles, "si nous parvenons à partir de 2011 à atteindre une croissance de 2,5% par an", dit-il. "Ce rythme me paraît crédible compte tenu de la stratégie de croissance que nous sommes en train de mettre en place. Nous affecterons les recettes de la croissance à la réduction du déficit. Ce qui nous permettra de le faire revenir à 6% du PIB l'an prochain, 4,6% en 2012. Et enfin 3% en 2013, si aucune nouvelle crise ne vient perturber cette trajectoire", détaille-t-il.
"Jamais un gouvernement n'aura fait autant", s'enorgueillit rançois Fillon. Dans les faits, ces réductions de dépenses s'organiseront autour des ministères et des collectivités locales. "Concrètement, cela signifie un gel du budget des ministères et des efforts comparables pour les collectivités locales. Quant à l'objectif de progression des dépenses de l'assurance-maladie, il devra descendre sous les 3%. N'oublions pas que nous étions à 5 ou 6% il y a quelques années", ajoute ainsi le chef du gouvernement. "S'agissant des effectifs de l'État, nous allons poursuivre le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux jusqu'à la fin du quinquennat", assure encore François Fillon.
Le déficit, prévu à 7,9% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 et 8,2% en 2010, a atteint des niveaux historiques avec la crise, qui a asséché les recettes fiscales et contraint l'Etat à multiplier les dépenses pour relancer la machine. Même constat pour la dette, attendue à 83,2% du PIB en 2010. Jeudi, lors d'une première conférence à l'Elysée sur les déficits, Nicolas Sarkozy a renvoyé au mois d'avril, après les régionales, des "décisions extrêmement importantes" pour les "contenir". Le gouvernement ayant exclu toute hausse d'impôts, seule une baisse drastique des dépenses publiques, qui représentent chaque année plus de 1000 milliards d'euros, peut lui permettre d'assainir ses finances.
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