La tempête qui ébranle l'euro

Par TF1 News (D'après agence), le 06 février 2010 à 11h33 , mis à jour le 06 février 2010 à 11h37

Alors que les responsables économiques de la zone euro s'efforcent de rassurer sur les Etats du sud de l'Europe, les marchés ont des doutes. L'euro est à son plus bas depuis 8 mois. Et certains s'inquiètent pour l'avenir de l'Union monétaire.

[Expiré] euro argent tune monnaie dette © SXC.HU

Toute l'actualité de la Bourse sur LCI.frEn cette fin de semaine, il a atteint son plus bas sur les huit derniers mois en passant sous les 1,37 dollar. L'euro résistera-t-il à la tourmente boursière ? Sans aucun doute, et malgré les soucis de certains des pays de la zone euro, assure le ministre allemand des Finances. Aux yeux de Wolfgang Schaüble, les inquiétudes des marchés entourant la Grèce sont tout simplement exagérées. Il affirme que l'Union européenne fera en sorte que la Grèce s'en tienne aux mesures qu'elle a annoncées pour ramener son déficit budgétaire dans les clous du pacte de stabilité. Reste que le cas grec, de même que le cas portugais, sont au menu des discussions, ce samedi, du sommet du G7 à Iqaluit, au Canada.

  • 69% des Français regrettent le franc

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Tout comme Wolfgang Schaüble, les responsables économiques de la zone euro s'efforcent bien de rassurer sur les Etats du sud de l'Europe, appelés autrefois avec mépris "pays du Club Med" par l'Allemagne et les Pays-Bas, et regroupés désormais avec l'Irlande dans le club des "Pigs" (pour Portugal, Ireland, Greece, Spain). L'Espagne et le Portugal ne présentent "pas de risque" pour la stabilité de la zone euro, affirme ainsi le chef de file des ministres des Finances des pays partageant la monnaie unique, Jean-Claude Juncker. Les mesures d'économies budgétaires de la Grèce sont "des pas dans la bonne direction", martèle de son côté le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

L'Union monétaire va-t-elle résister ?

Les marchés ont toutefois des doutes, malgré le fait que ce plan d'économies douloureux pousse déjà les salariés grecs dans la rue, et en dépit de la mise sous tutelle budgétaire sans précédent du pays par Bruxelles, le gendarme budgétaire de l'UE. Du coup, même si une sortie de la Grèce de la zone euro ne paraît guère réaliste, ni sur le plan économique, ni sur le plan politique, la question latente est : l'Union monétaire va-t-elle résister à la tourmente ? La zone euro "traverse son premier vrai test" et au bout du compte "certains pays pourraient devoir quitter l'Union monétaire", proclame l'économiste américain Nouriel Roubini, connu comme un Cassandre des marchés pour son pessimisme. "Les marchés semblent en être à un stade où les mots ne suffisent plus", estiment dans une note les économistes de la Royal Bank of Scotland.

Les partenaires européens de la Grèce se retrouvent en conséquence sous pression pour envisager un mécanisme d'aide financière pour aider Athènes à payer ses fins de mois le cas échéant. Via par exemple des prêts bilatéraux. La solution serait politiquement moins humiliante pour l'Europe qu'un recours de la Grèce au Fonds monétaire international. Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a suggéré aux pays de la zone euro "d'aider d'une façon ou d'une autre" la Grèce. Et le gouvernement grec lui-même a dit "demander à ses partenaires européens" de le "soutenir". Il a prôné l'émission d'euro-obligations, des emprunts lancés en commun par plusieurs Etats pour mutualiser les risques.

Ces appels interviennent avant une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui se tiendra jeudi à Bruxelles. La tempête budgétaire qui secoue l'Europe présage d'années de coupes claires dans la dépense publique sur tout le continent pour réduire les déficits gonflés par la crise déclenchée en 2008.

Par TF1 News (D'après agence) le 06 février 2010 à 11:33
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23 Commentaires

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  • gilleslaurent67, le 16/02/2010 à 23h08

    Il y a plusieurs façons de voler les gens : 1) La 1ère un peu trop visible, l'état crée des impôts. 2) L'état fait tourner la planche à billet pour rembourser les banques, ce qui fait augmenter les prix car comme il y a plus de monnaie en circulation votre monnaie épargné permets d'acheter moins de chose. IL faut comprendre que l'inflation est un impôt aux profits des banques. La solution est de permettre à tout à chacun, personne, association, entreprise de crée des monnaies basés sur des métaux précieus ou des denrées non périssables.

  • gilleslaurent67, le 16/02/2010 à 23h03

    Non car la masse monétaire est relativement stable. Ce sont les monnaies qui se dévaluent ou se réevaluent aux métaux précieux.

  • xylander, le 07/02/2010 à 13h17

    Laisser filer l'Euro nous rendra plus compétitif à l'étranger mais rendra les matières premières nettement plus chères.

  • apps-50000eur, le 07/02/2010 à 07h41

    Que l'on m'explique !!! On bosse et on encaisse son salaire en France, et depuis des mois on fait tous ses achats par internet aux USA parce que le dollar divise par 2 les prix ! Qui achète encore ses jeans en France ??? C'est tout l'économie qui se barre, et après on manifeste dans les rues quand on perd son boulot. Que l'euro plonge à 1usd, et on regardera à nouveau ce qu'il y a à vendre dans les boutiques françaises, non ? Et au moins on achètera en France pour payer nos retraites et maintenir nos emplois. sauf erreur...

  • no2r, le 07/02/2010 à 06h52

    Et aussi tous les autres boulets qui ont dilapidés les très chères subventions des pays contributeurs. La grèce pourrait peut vendre,aussi, ses installations olympiques qui ne servent plus à rien, qui continuent à coûter et ont contribué à plomber le budget pour quelques jours de gloriole. Les "anglais" regrettent déjà de devoir accueillir un mondial qu'ils jugent coûter trop cher à présent.

  • no2r, le 07/02/2010 à 06h43

    Ce n'est pas une europe à l'américaine qui est envisagée mais une europe à feu l'urss.

  • mikecostin, le 06/02/2010 à 23h12

    Bonsoir lecteurs et LCI Une chose reste encore sûre, c'est que les américains sont encore "la plus grande puissance du monde" et je suis sur qu'avec le bordel qu'il y a en ce moment et la perspective de faire une Europe à l'américaine et bien elle ne verra jamais le jour. Cette Europe n'est qu'a ces balbutiements et ne se fera jamais. Personnellement j'avais voté NON à l'Europe, je ne suis pas devin mais si l'on devait revoter pour garder l'Europe je serais étonné du résultat, je pense que beaucoup voteraient NON. On y arrivera jamais à faire cette Europe, trop de différence de cultures, de languages, de religions, de taxes du simple au double...on va se retrouver dans le mur. cordialement Thierry

  • mustang51, le 06/02/2010 à 21h29

    Les bonnes nouvelles n'intéressent pas les médias. Quand l'Euro est fort, les exportateurs souffrent, en revanche, ceux qui se frottent les mains sont ceux qui achètent à l'étranger, mais personne n'en parle... Aujourd'hui, pas un média pour parler des exportateurs à qui la chute de l'euro va donner de l'air, et notamment Airbus qui a toujours vendu ses avions en dollars.

  • 421123, le 06/02/2010 à 21h19

    Vous avez tout à fait raison: les fonctionnaires, économiquement improductifs sont financés par les entreprises privées, ainsi pénalisées et handicapées. Les entreprises francaises font une course avec des chaussures en plomb. Si nous ne dimiminuons pas notre fonction publique nous allons bientôt nous faire voir avec les grecs. L'état fonctionne depuis trente ans bientôt avec un déficit de 20¨% et emprunte allègrement à partir du mois d'octobre pour boucler son budget.

  • 1641242, le 06/02/2010 à 20h58

    Ô oui, ò oui, Bernard Tapie.....................................

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