Jean-Claude Trichet au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro du 14 février 2010.Face au risque de crise financière majeure au sein de la zone Euro, Jean-Claude Trichet a décidé d'être ferme. Pour le patron de la Banque centrale européenne (BCE), les gouvernements des Vingt-Sept doivent maintenant appliquer à la lettre les engagements pris lors du Conseil européen de jeudi dernier pour corriger la trajectoire "aberrante" de la Grèce dans le passé.
Les Grecs vont en baver
Face à la crise financière que le pays traverse, le gouvernement grec a annoncé mercredi de nouvelles mesures d'austérité pour réduire son déficit budgétaire.
Publié le 03/03/2010
Contre l'austérité, les Grecs s'en vont en grève
Un appel à la grève générale a été lancé contre le "tout de vis" budgétaire du gouvernement grec, plongé dans une crise dont l'ampleur a suscité les inquiétudes européennes. Des milliers de manifestants sont dans les rues.
Publié le 24/02/2010
Goldman Sachs a-t-elle maquillé la dette grecque ?
D'après la presse américaine, la banque, conseil d'Athènes, a permis à l'Etat grec, qui traverse une grave crise, de maquiller la réalité de sa dette.
Publié le 18/02/2010
Zone euro : quelles mesures pour sauver la Grèce ?
Un document de travail de la BCE précise les mesures que la Grèce pourrait avoir à prendre pour limiter son déficit: "plus de coupes budgétaires", une augmentation de la TVA et une taxation plus forte sur les produits de luxe et l'énergie.
Publié le 15/02/2010
La Grèce "a donné des orientations à l'écart de ce qu'est la zone euro", a ainsi déclaré Jean-Claude Trichet lors de l'émission le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro en déplorant que la surveillance des autorités européennes ait été "peu rigoureuse". Il a évoqué en particulier la question de la stabilité des prix, mise à mal par exemple par les augmentations de salaires accordées en Grèce dans le passé. "Il faut que la Grèce tout entière se rende compte qu'elle doit corriger une trajectoire qui était aberrante", a-t-il dit. Il a ajouté que les engagements pris jeudi par les dirigeants des Vingt-Sept lors du Conseil européen étaient suffisants et "sérieux". "J'attends que l'on mette en oeuvre le plan de redressement grec, sous la surveillance étroite des autres pays européens", a-t-il dit en refusant de préciser ce que devraient selon lui faire concrètement les ministres des Finances de la zone euro et de l'UE, qui se réunissent lundi et mardi prochain.
Interrogé sur une possible absence de mesures nouvelles, Jean-Claude Trichet a répondu: "Les gouvernements européens, par la voie de leurs chefs d'Etat et de gouvernement, se sont engagés." Prié de dire s'il y avait des divergences sur des aides concrètes, il a dit : "Tous les pays européens demandent à la Grèce de prendre les mesures appropriées (...) Tous ont dit qu'ils prendraient les mesures nécessaires (...) pour assurer la stabilité financière de la zone euro", a-t-il souligné. Pour Jean-Claude Trichet, la crise grecque est grave. "Nous avons affaire à la pire crise que nous ayons connue depuis la Seconde Guerre mondiale", a-t-il estimé en ajoutant qu'elle aurait été "pire" sans la solidité de la zone euro.
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