Angela Merkel, chancelière allemande, Image d'archives © REUTERSLes tensions entre la Grèce et l'Allemagne sortent du cadre feutré de la diplomatie. Les banques allemandes profitent des problèmes budgétaires de la Grèce tandis que les exportateurs allemands tendent à tirer profit de la faiblesse de l'euro, a accusé lundi le vice-premier ministre grec Theodoros Pangalos. "Tant que le sud de l'Europe est sous pression, l'euro est ébranlé et baisse, et les conditions dans lesquelles ils (les Allemands) peuvent accroître leurs exportations massives vers le tiers monde, vers le reste du monde, s'améliorent", a-t-il déclaré lors d'une conférence à Athènes.
Aide à la Grèce: l'Allemagne estime qu'il est "trop tôt"
Angela Merkel se dit confiante dans la capacité de la Grèce à présenter rapidement un programme d'économies crédible, condition sine qua non au versement d'une aide financière de l'Allemagne.
Publié le 26/04/2010
La France solidaire avec la Grèce, mais pas de "complaisance"
La ministre de l'Economie Christine Lagarde assure que le prêt de la France à la Grèce, dans le cadre du plan européen, sera accompagné de mécanismes de contrôle.
Publié le 25/04/2010
L'UE soutiendra la Grèce, si et seulement si...
Le dispositif d'aide à la Grèce voté jeudi soir dans la douleur par les dirigeants de l'UE ne pourra être déclenché qu'après un vote unanime de l'Eurogroupe, et sous des conditions strictes.
Publié le 26/03/2010
Les pays européens tombent d'accord pour sauver la Grèce
Les dirigeants des pays de la zone euro ont donné leur accord jeudi soir à la mise sur pied d'un mécanisme de prêts financiers à la Grèce, incluant le FMI.
Publié le 25/03/2010
Le sommet de l'UE nouvelle formule se penche sur la Grèce
Dirigé par Herman Von Rompuy, son président, le premier Conseil européen après la mise en place du traité de Lisbonne sera consacré, actualité oblige, à l'éventuelle aide de l'UE à Athènes.
Publié le 25/03/2010
Il a ajouté que l'Allemagne autorisait ses banques à prendre part au "jeu déplorable" de la spéculation sur les obligations grecques. "Je crains que, si aucune décision n'est prise rapidement (...) alors l'euro n'aura aucun sens et si l'euro échoue, cela nous ramènera plusieurs décennies en arrière en termes d'intégration européenne."
Sommet tendu
Les dirigeants de l'Union doivent se rencontrer à Bruxelles jeudi et vendredi, mais un porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'aucune décision sur une aide à la Grèce n'était à l'agenda de ce sommet européen. Celle qui rechigne à s'engager dans l'immédiat à payer pour la Grèce a mis en garde contre de "fausses attentes". Son porte-parole a en outre prévenu que les dirigeants européens n'agiraient que si la stabilité de l'euro était menacée.
José Manuel Barroso a pourtant indiqué de son côté que les dirigeants européens devaient prendre une décision cette semaine sur la crise de la dette grecque, sans quoi la stabilité de la zone euro sera menacée. "Le président de la Commission, est en contact régulier avec la chancelière Merkel", a assuré sa porte-parole. Il "travaille et travaillera en vue de la préparation du Conseil européen de cette semaine pour faciliter un accord sur l'instrument pour l'eurozone dont on vient de parler". "La création d'un tel instrument ne signifie pas son activation immédiate", a-t-elle toutefois rappelé.
La Grèce dans "un cercle vicieux"
Les Grecs n'ont pas fini de payer leurs erreurs du passé. L'économie grecque est prise dans un cercle vicieux et seule l'application stricte de mesures visant à réduire les déficits et à stimuler la croissance permettront d'en sortir, a estimé lundi la banque centrale du pays. Elle estime aussi que l'économie grecque devrait encore se contracter cette année et anticipe un recul du produit intérieur brut (PIB) de l'ordre de 2%, soit autant que l'an dernier.
"Le problème du déficit budgétaire se confond avec le problème de la dette extérieure et les déficits jumeaux deviennent la principale source qui alimente un cercle vicieux dangereux", ajoute-t-elle. La banque centrale précise que la dette publique grecque a atteint 115% du PIB en 2009. Le déficit public a atteint 12,9% du PIB.
Retour MYTF1
Aide à la Grèce: l'Allemagne estime qu'il est "trop tôt"
Chargement en cours...




