© AFPAu lendemain de l'annonce des mesures d'austérité décidées par le gouvernement socialiste (Lire notre article), les Grecs ont la gueule de bois. Jeudi soir, 10.000 manifestants communistes et de la gauche radicale se sont rassemblés dans le centre d'Athènes pour protester contre le serrage de vis imposé par le gouvernement. Un défilé réunissant 2.000 personnes, selon la police, avait eu lieu un peu plus tôt, à Salonique, une ville du Nord.
La Grèce peut s'en sortir seule
Des dirigeants européens ont exprimé leur confiance vendredi envers les mesures d'austérité prises par la Grèce, dont ils pensent qu'elles tireront le pays d'affaire sans recourir à une assistance financière.
Publié le 05/03/2010
Combien pour sauver la Grèce ?
Les membres de l'UE s'apprêteraient à finaliser un accord permettant de renflouer les caisses de l'Etat grec à hauteur de 25 milliards d'euros, sous la forme de prêts ou de garanties, affirme un quotidien britannique, le Guardian.
Publié le 13/03/2010
Barroso et le dilemme grec : "ça ne peut plus durer !"
Le président de la Commission européenne appelle les Etats de l'UE à s'accorder rapidement sur un plan d'aide, alors que s'approche la date de l'échéance de la dette grecque, et que le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement.
Publié le 20/03/2010
Qu'arrivera-t-il si la Grèce fait appel au FMI ?
La Grèce a un mois (deux au mieux) pour trouver 16 milliards. L'UE peine à s'accorder sur un plan de soutien et reste méfiante sur une intervention du FMI. S'il venait à s'impliquer dans le dossier grec, que se passerait-il ?
Publié le 21/03/2010
Bruxelles songe à se doter d'un FMI européen
La Commission européenne réfléchit à la création d'un fonds monétaire européen visant à aider les pays comme la Grèce confrontés à de graves crises financières. Une révolution.
Publié le 08/03/2010
Les Grecs vont en baver
Face à la crise financière que le pays traverse, le gouvernement grec a annoncé mercredi de nouvelles mesures d'austérité pour réduire son déficit budgétaire.
Publié le 03/03/2010
- La grogne sociale monte en Grèce - 01 min 13 s
La journée de vendredi s'annonce chaude. Les annonces de grève de 24 heures ou d'arrêts de travail n'ont cessé de tomber: le trafic des aéroports grecs sera ainsi paralysé de 12 heures à 16 heures locales (10H-14H GMT), les transports terrestres perturbés, et les écoles fermées. Les grandes organisations syndicales du privé, GSEE et du public, ADEDY, ont également appelé à des rassemblements à Athènes, à l'écart d'un autre rendez-vous du Front syndical communiste PAME.
Les compliments de l'Europe mais
Le gouvernement a pour sa part lancé un emprunt obligataire, comptant sur l'effet psychologique de l'annonce du plan. L'émission à dix ans d'un montant de cinq milliards d'euros a fait se ruer les investisseurs pour une demande d'environ quinze milliards d'euros. Le porte-parole du gouvernement, Georges Pétalotis s'est déclaré "très satisfait" de cette "très grande demande qui signifie quelque chose, est un signe". Très attendue, l'opération était considérée comme un test de la capacité du pays à rassurer les marchés et à emprunter seul.
Après la Commission européenne, et le FMI, qui s'en était félicité mercredi, le président de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet a pour sa part complimenté la Grèce pour ses mesures d'austérité "substantielles". Il a par contre jugé qu'une aide du Fonds monétaire international (FMI) à la Grèce, autre qu'une assistance technique, ne lui paraissait pas "appropriée".
Alors que le Premier ministre, Georges Papandréou, a indiqué attendre désormais "la solidarité de l'Europe", le porte-parole grec a souligné que pour pouvoir "emprunter comme empruntent les autres pays européens", la Grèce demande à ses partenaires "une déclaration claire et nette", qu'elle est "un pays crédible, sur laquelle tous peuvent compter". La chancelière allemande Angela Merkel, qui doit recevoir vendredi Georges Papandréou, va lui dire "très clairement" que la Grèce doit résoudre elle-même ses problèmes budgétaires, a de son côté affirmé le ministre allemand de l'Economie. Le dirigeant grec rencontrera Nicolas Sarkozy dimanche à Paris, et il sera reçu le 9 mars par Obama. La Grèce a besoin d'emprunter plus de 20 milliards d'euros d'ici mai pour faire face à ses échéances sur sa dette publique, qui s'est creusé à 113,4% du PIB en 2009, tandis que le déficit public s'envolait à 12,7% du PIB.
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