© AFPPour 24 heures de plus, la Grèce vit ce jeudi à l'heure d'une nouvelle grève générale contre les mesures d'austérité du gouvernement. Le mouvement lancé à l'appel des syndicats des secteurs privé et public devrait paralyser le trafic aérien et provoquer la fermeture d'écoles, d'hôpitaux, de sites touristiques comme l'Acropole. Employés de banque, pompiers, agents du fisc et policiers doivent participer au mouvement. Les bus et les trains ne fonctionneront pas à Athènes et des sites archéologiques et des musées auront leurs portes closes. Environ 1500 policiers surveilleront le centre de la capitale pour éviter une répétition des incidents qui ont émaillé une précédente manifestation contre l'austérité la semaine dernière. Le syndicat communiste PAME inaugurera cette journée de grève par un rassemblement dans la matinée, suivi d'une manifestation en direction du parlement à l'appel des deux grands syndicats du public et du privé.
Quelques heurts à Athènes à l'occasion de la grève générale
De légers heurts ont éclaté entre policiers et jeunes manifestants radicaux jeudi à Athènes à l'occasion de la seconde journée de grève générale en deux semaines contre le plan d'austérité du gouvernement grec.
Publié le 11/03/2010
La Grèce paralysée, violences à Athènes
Nouveau jour de grève générale en Grèce contre l'austérité : transports publics, hôpitaux, écoles sont au point mort, pendant que des manifestants sont descendus par milliers dans les rues des grandes villes.
Publié le 11/03/2010
Bruxelles songe à se doter d'un FMI européen
La Commission européenne réfléchit à la création d'un fonds monétaire européen visant à aider les pays comme la Grèce confrontés à de graves crises financières. Une révolution.
Publié le 08/03/2010
Les Grecs vont en baver
Face à la crise financière que le pays traverse, le gouvernement grec a annoncé mercredi de nouvelles mesures d'austérité pour réduire son déficit budgétaire.
Publié le 03/03/2010
Il paraît toutefois peu probable que cette grève entame la volonté du Premier ministre socialiste George Papandréou d'assainir les finances publiques par le biais de mesures sévères de restriction budgétaire. Sous la pression des marchés et de l'Union européenne, le gouvernement grec a présenté la semaine dernière une nouvelle vague de mesures d'austérité incluant un gel des retraites, des baisses de salaires et une hausse de la TVA pour tenter de résorber son déficit. L'objectif des autorités est de dégager 4,8 milliards d'euros.
Une opposition grandissante aux mesures d'austérité
"Les travailleurs vont lever leur poing et crier d'une seule voix : Nous ne payerons pas pour la crise", a prévenu le principal syndicat du secteur privé GSEE dans un communiqué ; "rien ni personne ne peut terroriser les travailleurs". Le syndicat du secteur public ADEDY a déjà indiqué qu'il préparait d'autres actions pour les mois d'avril et de mai, sans donner plus de détails.
GSEE et son homologue ADEDY, qui représentent à eux deux la moitié de la population active, estiment que le plan d'austérité soutenu par l'Union européenne va affecter les plus pauvres et aggraver les problèmes économiques du pays frappé par la récession. Le taux de participation à la grève et les manifestations seront observés avec attention par les pays étrangers.
"Pas d'autre option"
Les dirigeants européens, les agences de notation et les marchés financiers ont salué le dernier volet de mesures mais souhaitent les voir s'appliquer rapidement et sans accrocs. Alors que le soutien de l'opinion est nécessaire pour la mise en oeuvre du plan, des sondages dénotent une opposition grandissante au gouvernement.
"Tout sera paralysé en Grèce mais la majorité des personnes comprennent qu'il n'y a pas d'autre option", assure pourtant Costas Panagopoulos de l'institut de sondage Alco. "Je ne crois pas qu'une grève ou des manifestations peuvent affecter sérieusement les politiques gouvernementales".
| Des nouveaux affrontements entre jeunes et policiers à Athènes |
Quelques dizaines de jeunes ont de nouveau affronté des policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes jeudi devant le Parlement grec, à la fin d'une manifestation à Athènes contre les mesures d'austérité du gouvernement. Les jeunes, qui s'en étaient déjà pris en début de manifestation aux forces de l'ordre, ont remonté le cortège des milliers de manifestants et ont lancé des cocktails molotov et divers projectiles sur les policiers gardant le parlement. Les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes, placés en tête de cortège. Ces derniers ont poursuivi leurs échauffourées avec les forces anti-émeutes et cassé ou endommagé des vitrines d'une dizaine de magasins du centre d'Athènes. |
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