© LOUISA GOULIAMAKI/AFPC'était insinué, c'est désormais officiel. L'Allemagne est ouverte à l'idée d'une aide du FMI à la Grèce si elle en avait besoin, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement à Berlin. La Grèce n'a pas demandé d'aide financière et Berlin part du principe que ses efforts pour redresser ses finances publiques vont réussir, a déclaré le porte-parole du gouvernement Ulrich Wilhelm. "Au cas où il faudrait en venir là, le gouvernement n'exclut pas le recours aux ressources du Fonds monétaire international", a-t-il ajouté. M. Wilhelm a d'ailleurs assuré que l'Allemagne coordonnerait sa position avec celles de ses partenaires européens. "Il y aura une position concertée si des décisions doivent être prises, mais elles ne doivent pas l'être" à l'heure actuelle, a-t-il dit.
La Grèce au bord de la faillite
Le pays est dans le viseur de la Commission européenne : il doit réduire son déficit dans les prochains mois, en prenant des mesures "supplémentaires".
Publié le 09/12/2009
Incidents à Athènes en marge d'une manifestation
Des heurts entre groupes de jeunes et policiers ont éclaté dimanche dans la capitale plusieurs grandes villes de Grèce après les manifestations commémorant la mort d'un adolescent tué il y a un an par un policier à Athènes.
Publié le 06/12/2009
"Le FMI est déjà impliqué" dans la crise grecque où il joue un rôle de consultant, a rappelé de son côté le porte-parole du ministère des Finances, Michael Offer. La semaine dernière encore, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble jugeait qu'une telle démarche serait un constat d'échec de l'Union européenne. "La balle est dans le camp de la Grèce", qui s'est engagée à redresser ses finances. Elle peut compter sur "le soutien politique, technique et les conseils de l'Allemagne", a ajouté M. Offer repétant la position du gouvernement, qui se refuse à parler d'aide financière.
"La Grèce doit relever ses manches"
Les Pays-Bas soutiennent également l'idée d'une aide du FMI. "Nous sommes partisans d'une route du FMI", a indiqué Jan Kees de Jager jeudi soir lors d'un débat parlementaire. "Simplement, le rôle du FMI ne suffira pas", a-t-il ajouté, rappelant que "les besoins financiers de la Grèce s'élèvent à environ 40 milliards d'euros pour cette année". Si l'aide du FMI n'est pas suffisante, "une solution parallèle doit émerger de la région" européenne, selon le ministre, pour lequel "il y aura toujours un recours aux pays européens".
La Grèce a prévenu jeudi qu'elle se tournerait vers le FMI si les dirigeants européens échouent à s'accorder sur une aide commune dès la semaine prochaine. Jan Kees de Jager a rappelé aux parlementaires que le maintien de la stabilité des marchés financiers européens était une responsabilité commune, et a affirmé que "l'instabilité dans un pays de la zone euro a des conséquences pour les Pays-Bas". "La Grèce est elle-même responsable de ce qui s'est produit et doit relever ses manches", a déclaré le ministre, "mais nous devons cependant empêcher que le feu grec se propage vers les Pays-Bas". La plupart des pays de la zone euro refusent à ce stade la possibilité d'un recours de la Grèce au FMI qui serait vécu comme un aveu d'échec.
Précisément, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a appelé vendredi les dirigeants des pays de l'UE à se prononcer la semaine prochaine sur un mécanisme d'aide financière à la Grèce. "Il est important que l'Union européenne parvienne dans le courant de la semaine prochaine à une conclusion plus spécifique" sur ce mécanisme déjà approuvé dans ses grandes lignes par les ministres des Finances de la zone euro, mais qui doit encore être validé par les chefs d'Etat et de gouvernement, a-t-il déclaré à des journalistes.
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