Nicolas Sarkozy a déclaré le 11 février à l'issue du sommet de Bruxelles qu'il existe "une solidarité" européenne à l'égard de la Grèce. © LCISur un sujet de cette importance, Nicolas Sarkozy, en voyage officiel, avait contrairement a son habitude, laissé son Premier ministre monter seul au front pour rassurer les Français. Depuis la Chine, le président français s'est enfin exprimé alors que la crise grecque inquiète (Voir notre article) ses concitoyens. La France "est totalement déterminée à soutenir l'euro et à soutenir la Grèce", a-t-il déclaré. "Le plan décidé par la Grèce est parfaitement crédible, nous faisons confiance au gouvernement grec et nous travaillons d'arrache-pied pour que tout ceci se mette en place sans délai", a ajouté le président à la sortie d'un entretien avec Wu Bangguo, président de l'Assemblée nationale chinoise, au deuxième jour de sa visite à Pékin.
L'Assemblée nationale adopte le plan d'aide à la Grèce
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi le volet français du plan d'aide à la Grèce, qui prévoit un prêt maximal de 16,8 milliards d'euros sur trois ans dont 3,9 milliards en 2010.
Publié le 04/05/2010
Aide à la Grèce : la France, 2e pays contributeur, vote
L'issue du vote ne fait pas de doute, UMP et PS étant d'accord : les députés doivent adopter ce lundi soir le volet français du plan de soutien à la Grèce, qui prévoit jusqu'à 16,8 milliards d'euros dont 3,9 dès 2010.
Publié le 03/05/2010
Aide à la Grèce : le plan activé, 110 milliards sur 3 ans
C'est donc acté : la Grèce va bénéficier à compter du 19 mai d'un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros (dont 80 milliards de la part de l'UE), sans précédent par son ampleur, en contrepartie d'une cure d'austérité impliquant de douloureux sacrifices pour la population, au terme d'un accord annoncé dimanche.
Publié le 02/05/2010
Grèce : le nouveau plan d'austérité dévoilé ce matin
Le Premier ministre grec Georges Papandréou doit annoncer dimanche matin, en conseil des ministres, les détails de l'accord passé entre Athènes, le FMI et l'UE. Au menu : le déblocage d'une aide financière contre une nouvelle cure d'austérité.
Publié le 02/05/2010
Grèce : on règle les derniers détails du plan, notamment à l'Elysée
A la veille de l'annonce du plan de sauvetage financier imposant à la Grèce une cure d'austérité sans précédent, Nicolas Sarkozy a présidé samedi une réunion de travail. Le montant total de ce plan de soutien étalé sur trois ans devrait être compris entre 100 et 120 milliards d'euros, selon Christine Lagarde.
Publié le 01/05/2010
Nicolas Sarkozy a par ailleurs insisté sur "la parfaite entente entre l'Allemagne et la France" sur les moyens de résoudre la crise de la dette grecque. "J'ai constamment la chancelière (Angela Merkel) au téléphone, on se voit", a-t-il ajouté. "J'ai été très satisfait de ses déclarations sur la crédibilité du plan grec, sur sa détermination à mettre en application le plan européen de soutien à l'euro", a-t-il ajouté alors que Berlin a été très réticent à venir en aide à la Grèce, "il faut bien comprendre que dans cette affaire, il ne s'agit pas seulement de la Grèce. Il s'agit de l'euro, c'est notre monnaie commune. Nous y sommes attachés, ceci nous crée des obligations et un devoir de solidarité, nous assumerons". "La France s'est mise en position de remplir ses obligations pour lutter contre la spéculation. Le plan qui a été défini par l'Europe sera appliqué de façon importante, nous ne laisserons pas la spéculation agir à son gré pour déstabiliser tel ou tel pays", a encore dit le chef de l'Etat français au sujet de la crise déclenchée par les déficits abyssaux grecs, qui a entraîné la panique sur les Bourses et une chute de l'euro.
Le prix de la cagnotte
Des responsables de la Commission, de la Banque centrale européenne et du FMI sont actuellement à Athènes pour se mettre d'accord avec les autorités grecques sur les conditions en échange desquelles leur seront accordés les prêts des pays de la zone euro et du FMI. L'enveloppe de prêts promis pour 2010 dans le cadre de ce plan de sauvetage atteint quelque 45 milliards d'euros.
Pour obtenir cette cagnotte, les concessions s'annoncent difficiles pour les Grecs. L'UE et le FMI examinent avec les responsables grecs une réduction du déficit public "de 10 points en 2 ans, 2010 et 2011 et des économies de 25 milliards d'euros", a précisé un participant en sortant d'une réunion des partenaires sociaux avec le Premier ministre Georges Papandréou. "Ils examinent aussi une suppression des 13ème et 14ème mois de salaire dans le secteur public pour les salariés ainsi que pour les retraités", a-t-il ajouté. Les taux de TVA devraient également être augmentés de 1 ou 2 points, selon un autre participant ayant requis l'anonymat. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a affirmé jeudi que ces négociations étaient "sur le point d'être terminées" mais que les prêts seraient conditionnés à la mise en œuvre des réformes demandées.
| Des points avant le G20 |
Nicolas Sarkozy semble avoir marqué des points à Pékin dans ses efforts pour convaincre la Chine de coopérer avec la France afin de lancer une réforme du système monétaire international lors des prochains G20. Pour la France, la présidence du G20, au sein duquel se côtoient les principaux pays industrialisés et les géants émergents que sont la Chine, l'Inde et le Brésil, promet en 2011 d'être un défi peut-être plus difficile encore à relever que la présidence de l'Union européenne au second semestre 2008. Ainsi que l'a montré le fiasco du sommet de Copenhague sur le climat en décembre dernier, il lui sera impossible de faire avancer la cause de la gouvernance mondiale sans le soutien des principaux pays émergents et des Etats-Unis. Le président français y a lui-même mis du sien en laissant de côté les accusations de "dumping monétaire" à l'encontre de la Chine, à laquelle il reprochait jusqu'ici de maintenir sa monnaie, le yuan, à un niveau artificiellement bas. Il a ainsi jugé "parfaitement improductif de s'accuser les uns les autres" des désordres monétaires internationaux. Son homologue chinois Hu Jintao a estimé mercredi que la réforme du système monétaire international, souhaitée par le chef de l'Etat français, était une des conditions de la refonte du système financier mondial. Il a assuré Nicolas Sarkozy du soutien de Pékin à l'organisation du sommet du G20 que la France présidera en 2011. Il est sans doute trop tôt pour juger la partie gagnée. Nicolas Sarkozy aura encore l'occasion de mesurer l'évolution de Pékin vendredi matin, lors d'un entretien avec le Premier ministre Wen Jiabao, avant de gagner Shanghaï pour les cérémonies d'ouverture de l'Exposition universelle 2010. |
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