© DRLe temps presse. Au lendemain d'un nouvel abaissement de la note de la dette souveraine grecque, l'euro a touché mercredi un nouveau plus bas d'un an contre le dollar. Nerveuses, les Bourses européennes sont reparties vers le bas dans l'après-midi après que l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note de l'Espagne de "AA+" à "AA", au lendemain de décisions similaires concernant la Grèce et le Portugal. L'indice CAC 40 a cloturé en baisse de 1,5% à 3.787,00 points au lendemain d'une chute de 3,82%. Londres s'est retourné à la baisse (-0,3%). Francfort a perdu 1,22% et la Bourse de Madrid a plongé de 3,15%.
L'Assemblée nationale adopte le plan d'aide à la Grèce
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi le volet français du plan d'aide à la Grèce, qui prévoit un prêt maximal de 16,8 milliards d'euros sur trois ans dont 3,9 milliards en 2010.
Publié le 04/05/2010
Aide à la Grèce : la France, 2e pays contributeur, vote
L'issue du vote ne fait pas de doute, UMP et PS étant d'accord : les députés doivent adopter ce lundi soir le volet français du plan de soutien à la Grèce, qui prévoit jusqu'à 16,8 milliards d'euros dont 3,9 dès 2010.
Publié le 03/05/2010
Aide à la Grèce : le plan activé, 110 milliards sur 3 ans
C'est donc acté : la Grèce va bénéficier à compter du 19 mai d'un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros (dont 80 milliards de la part de l'UE), sans précédent par son ampleur, en contrepartie d'une cure d'austérité impliquant de douloureux sacrifices pour la population, au terme d'un accord annoncé dimanche.
Publié le 02/05/2010
Grèce : le nouveau plan d'austérité dévoilé ce matin
Le Premier ministre grec Georges Papandréou doit annoncer dimanche matin, en conseil des ministres, les détails de l'accord passé entre Athènes, le FMI et l'UE. Au menu : le déblocage d'une aide financière contre une nouvelle cure d'austérité.
Publié le 02/05/2010
Grèce : on règle les derniers détails du plan, notamment à l'Elysée
A la veille de l'annonce du plan de sauvetage financier imposant à la Grèce une cure d'austérité sans précédent, Nicolas Sarkozy a présidé samedi une réunion de travail. Le montant total de ce plan de soutien étalé sur trois ans devrait être compris entre 100 et 120 milliards d'euros, selon Christine Lagarde.
Publié le 01/05/2010
Les fonctionnaires grecs vont perdre deux mois de salaires
Suppression de primes équivalentes à deux mois de salaires dans le secteur public, gel des salaires : la Grèce se prépare à une cure douloureuse. L'accord pourrait intervenir ce week-end. "Nous ne pouvons vivre ainsi", dénonce un syndicat.
Publié le 30/04/2010
"Aidons la Grèce par égoïsme !"
A l'image de Laurent Fabius, les hommes politiques français expliquent avec pédagogie l'urgence d'une aide à Athènes. La France y est "déterminée", affirme Nicolas Sarkozy, alors que trois Français sur quatre redoutent une contagion.
Publié le 29/04/2010
Que fait l'UE face à l'incendie grec ?
La crise grecque menace de déstabiliser le Portugal, et au-delà, toute l'Europe. Un sommet des pays de la zone euro est annoncé aux alentours du 10 mai.
Publié le 28/04/2010
La crise grecque s'étend, les Bourses s'affolent
Le CAC 40 a connu mardi sa pire séance de 2010 en chutant de 3,82% emporté par les inquiétudes autour de la Grèce et du Portugal qui ont vu leurs notes d'endettement se dégrader.
Publié le 27/04/2010
Aide à la Grèce: l'Allemagne estime qu'il est "trop tôt"
Angela Merkel se dit confiante dans la capacité de la Grèce à présenter rapidement un programme d'économies crédible, condition sine qua non au versement d'une aide financière de l'Allemagne.
Publié le 26/04/2010
La France solidaire avec la Grèce, mais pas de "complaisance"
La ministre de l'Economie Christine Lagarde assure que le prêt de la France à la Grèce, dans le cadre du plan européen, sera accompagné de mécanismes de contrôle.
Publié le 25/04/2010
Critiquée pour sa passivité, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé en fin de journée à "accélérer" les négociations en cours avec le gouvernement grec sur un redressement des finances publiques, afin d'activer le plus rapidement possible le plan d'aide au pays. Elles devraient aboutir dans les tout prochains jours "à un très bon résultat", à déclaré de son côté Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne. Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, qui participait avec lui à une conférence de presse commune à Berlin avec le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, a précisé que le montant définitif du plan d'aide n'était pas encore déterminé. Il a ajouté mercredi que la confiance dans l'ensemble de la zone euro était en jeu. La Grèce aura besoin de 100 à 120 milliards d'euros d'aide d'ici fin 2012, ont déclaré mercredi des députés allemands après une rencontre avec les deux hommes. Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a confirmé vouloir convoquer un sommet des chefs d'Etat ou de gouvernement de la zone euro, sans doute le 10 mai, pour approuver le versement à Athènes du montant du programme de prêts.
L'Union européenne et les Etats de la zone euro assumeront toutes leurs responsabilités vis-à-vis de la Grèce, a aussi promis mercredi François Fillon. Le chef du gouvernement français a ajouté qu'il fallait arrêter la "spéculation irrationnelle" dont est victime la Grèce, en assurant la mise en place immédiate du plan d'aide de 30 milliards d'euros prévu par les pays de la zone euro. François Fillon a déclaré à ce propos qu'il ne doutait pas que la chancelière allemande Angela Merkel adopterait la même position que la France. Il a assuré aussi que la France entendait être en pointe du "combat pour une réforme profonde du système monétaire", destinée à renforcer le contrôle des Etats sur les institutions financières. Mais il a déploré avoir "du mal à convaincre l'ensemble des pays qui ont une responsabilité s'agissant de cette crise financière", citant notamment les Etats-Unis "où les débats devant le Congrès ne vont pas dans le bon sens" et la Chine, où se trouve actuellement Nicolas Sarkozy.
La charge de Cohn-Bendit
Pour Daniel Cohn-Bendit, l'Europe a jusqu'ici géré la crise grecque de manière "catastrophique" en tardant beaucoup trop à promettre son aide. Il juge désormais "inévitable" un rééchelonnement de la dette du pays. "Plus on attend, plus on perd de l'argent car nous sommes otages des marchés" financiers, a estimé mercredi le chef de file des Verts au Parlement européen. A ses yeux "tout le monde" est responsable parmi les dirigeants européens, mais la chancelière allemande Angela Merkel porte une responsabilité particulière pour avoir traîné des pieds pendant des mois. "Merkel est à côté de la plaque", a-t-il dit. A ses yeux, "si la chancelière accepte aujourd'hui de venir en aide au pays, ce n'est pas en raison de la Grèce, c'est parce que les banques allemandes détentrices de titres obligataires grecs sont menacées".
La dette grecque atteint actuellement quelque 300 milliards d'euros. Dans l'immédiat, l'Europe doit donc "permettre à la Grèce de souffler" via des prêts, et ensuite l'aider "à mettre en place des réformes nécessaires qui auront besoin de temps". La priorité devra être, selon lui, "de réduire des deux-tiers le budget de la Défense grec, ainsi que la dépendance au pétrole du pays". Daniel Cohn-Bendit, ainsi que les socialistes au Parlement européen, jugent par ailleurs trop élevé le taux d'intérêt de 5% environ offert pour les prêts de la zone euro à la Grèce. L'Allemagne par exemple, qui elle peut emprunter à environ 3% sur dix ans, va pouvoir ainsi réaliser un gain financier important en prêtant ces fonds à la Grèce à 5%, font-ils valoir.
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