Immobilier : fini la baisse !

Par , le 14 avril 2010 à 11h18 , mis à jour le 14 avril 2010 à 12h44

Les notaires prévoient une remontée des prix des logements anciens cette année à Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse ou Nice.

Immobilier location vente logement immeubleImage d'archives © LCI

En 2009, la crise a tiré les prix de la pierre vers le bas mais les notaires annoncent la fin de la déprime du secteur cette année. Le Conseil supérieur du notariat s'attend à une remontée des prix des logements anciens cette année à Paris et en Ile-de-France, comme dans certaines villes de province telles que Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse ou Nice.

Plus d'infos

 
En revanche, un certain nombre de villes et de régions affectées par la crise économique et, de plus longue date, par la décroissance de leur population, devront attendre 2011 pour voir leur marché immobilier se stabiliser, ajoutent les notaires de France et de Paris dans un document publié mercredi.     "Pour l'ancien, le marché immobilier de Paris intra-muros se stabilisera en 2010 sur l'ensemble de ses arrondissements avec un retour de la hausse des prix, en particulier dans les quartiers les plus recherchés. Il produira un effet d'entrain sur l'immobilier de toute l'Ile-de-France", précisent-ils.
 
2009 : baisse quasi générale
 
La Fédération nationales des agents immobiliers (FNAIM) a de même estimé mardi que 2010 pourrait se solder par une légère hausse des prix au vu de la stabilisation constatée au premier trimestre. En 2009, selon les notaires de France, le prix de vente médian d'un appartement ancien à Paris a baissé de 5% par mètre carré et de 5,8% par m2 en Ile-de-France. Le prix de vente médian des maisons anciennes en Ile-de-France a baissé quant à lui de 9,7% l'an dernier.
 
Dans le neuf, le prix des maisons a reculé de 10% sur l'année alors que celui des appartements a augmenté de 1% par mètre carré. Selon les calculs des notaires, pour 150.000 euros, un acquéreur a accès à un studio à Paris, un trois pièces à Nice, Toulouse ou Strasbourg et un deux pièces à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).
 
Avec 770.000 euros, il peut acheter un quatre pièces dans le VIIIe arrondissement de Paris, un six pièces à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et, sur la Côte d'Azur, un quatre pièces à Cannes ou un trois pièces à Menton. En ce qui concerne l'activité, les notaires de France et de Paris tablent, comme la FNAIM, sur plus de 600.000 ventes de logements anciens en 2010 et sur un marché du neuf dopé par les mesures gouvernementales d'incitation et la faiblesse des taux d'intérêt.
 

Par Olivier Levard le 14 avril 2010 à 11:18
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48 Commentaires

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  • davidlondres0, le 20/04/2010 à 15h44

    Et ben ouai, c'est terrible, surtout si achat d'un bien locatif, car le but du jeu est quand meme de faire une capitalisation (sinon pourquoi s'embeter??) Enfin terrible, pas mortel non plus on s'entend

  • davidlondres0, le 20/04/2010 à 15h31

    Oui, mais avec un tx d'interet plus haut, les charges seront plus importantes, donc on gagne d'un cote et on perd de l'autre! un emprunt plus bas, mais un tx plus haut = meme depense mensuelle (et pour une capitalisation moindre)

  • apps-50000eur, le 15/04/2010 à 06h57

    Quand les prix vont repartir à la hausse, ce sera le début de la crise... pas la fin.

  • tahitibobs, le 14/04/2010 à 23h13

    Surtout ne croyez pas ce que disent tous ces acteurs de l'immobilier. La crise est grave et ce n'est pas demain la veille que les prix vont repartir à la hausse. En fait c'est biaisé, il se vent environ 5 fois moins d'appartement qu'il y a 1 an 1/2. Mais ceux qui achètent sont ceux qui ont les moyens et achètent de belles choses, à prix fort, ce qui fait qu'en moyenne les prix augmentent. Mais globalement, le marché est litéralement bloqué. Les biens sont beaucoup trop chers, surtout les vieux appartements parisiens, ou les biens des années 70 mal isolés, dans Paris ou proche banlieue. Il faudrait que les prix baissent encore de 30-40 % pour que le marché reparte. Ma majorité des français n'ont pas les moyens d'acheter, tout simplement. En effet, si on ramène le prix des biens aux revenus des ménages français, les appartements coûtent deux fois plus chers maintenant qu'en 2002.... cherchez l'erreur. Donc tous ceux qui pouvaient s'en payer l'on fait en 2004, 2005, 2006. Maintenant toutes ces personnes ne peuvent plus vendre leur bien, ni acheter car ils sont endettés au max. Donc si ceux qui avaient les moyens ne peuvent plus acheter, qui le peut ???? Friggit a raison (statistiques immobilières depuis le 18ème...), faites vos recherches sur le net et vous verrez vite : nous avons amorcé une descente des prix en 2008, avec retour programmé dans le tunnel de friggit à l'horizon 2015. Par contre, attention, d'ici là, les taux seront remontés. Je parie sur une reprise véritable de l'immobilier aux alentours de 2014. Dans tous les cas, pour les acheteurs qui ont besoin d'acheter aujourd'hui : inverstir dans la pierre, c'est toujours bien sur le long terme, surtout si c'est pour y vivre, quelque soit le moment. Mais surtout n'achetez pas un truc maintenant si vous imaginez le revendre dans 3-4-6 ans, ce serait une erreure terrible : vous vendriez à perte et n'aurez même pas terminé de rembourser les intérêts. C'est la double peine assurée ! A bon entendeur...

  • jeff1, le 14/04/2010 à 21h43

    C'est vrai que cela semble repartir mais uniquement pour les bons produits et plutôt en région parisienne. Les gens ne veulent plus acheter n'importe quoi.

  • pepeloup, le 14/04/2010 à 19h53

    A@libre-arbitre. Tout ne monde n'est pas en position d'investir ou de spéculer. Les ficelles de la bourse sont réservées à ceux qui ont de l'argent en trop. Ce monsieur cherche peut-être tout simplement à acheter un bien pour l'habiter et pourquoi pas y finir ses jours. Il reste encore des gens simples avec des envies simples.

  • pepeloup, le 14/04/2010 à 19h39

    Aller c'est reparti, en selle les spéculateurs. Les loyers qui remontent, l'embélie pour les banques et les investisseurs, espérons au moins que cela fera tourner les métiers du batiment. Autrement pour ceux qui gagnent à peine de quoi se loger décemment, il eut été préférable qu'ils continuent à baisser on aurait peut-étre fini par voir moins de batiments inoccupés et de familles à la rue. A suivre cette remontée

  • poutball, le 14/04/2010 à 19h20

    Bizarre! sur le dernier bulletin Immonot (disponiblesur internet), 53% des notaires parie sur une poursuite de la baisse!!!?? L'art de dire tout et son contraire. De toute manière la fiabilité de ces monsieurs sera vite remise en cause par les prochains bulletins INSEE. Leur dernier feu en quelque sorte.

  • inspatatrac, le 14/04/2010 à 18h44

    En effet a 150000 euros ca fait cher le placard...

  • inspatatrac, le 14/04/2010 à 18h26

    Cette nouvelle vague (en fait 2 nouvelles vagues) de 'Foreclosure' (c est a dire de saisi immobiliere) qui est attendu en milieu d annee 2010 et quelque part en 2011, n a plus grand chose a voir avec le sub-prime. Les nouvelles vagues de 'foreclosure' se font essentiellement sur des PRIME et non pas sub-prime. Les 'primes' impliquant des gens qui avaient des scores de credit eleves et non bas (sub-prime) sont maintenant impactes parce qu ils perdent leur travail. Pour info, un score de credit va de 500 a 850 (cela depend de l organisme de credit), quelqu un qui achetait avec un score inferieur a 650 etait dans la categorie sub-prime. Pour acheter maintenant il faut au moins 720 ou 750. Ce score est base sur la capacite que vous avez eu a payer vos credits dans le passe, le nombre de fois ou vous avez rate un paiement etc etc....

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