Des milliers de personnes sont descendues dans les rues d'Athènes pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement confronté à une crise financière sans précédent. © TF1/LCIAu lendemain de l'affolement qui a gagné les Bourses européennes, c'est Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, qui souligne dans les colonnes de La Tribune l'urgente nécessité de soutenir la Grèce : "Nous sommes là pour aider les Grecs. Si on ne les aide pas, ils vont être dans une situation insoutenable".
L'Assemblée nationale adopte le plan d'aide à la Grèce
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi le volet français du plan d'aide à la Grèce, qui prévoit un prêt maximal de 16,8 milliards d'euros sur trois ans dont 3,9 milliards en 2010.
Publié le 04/05/2010
Aide à la Grèce : la France, 2e pays contributeur, vote
L'issue du vote ne fait pas de doute, UMP et PS étant d'accord : les députés doivent adopter ce lundi soir le volet français du plan de soutien à la Grèce, qui prévoit jusqu'à 16,8 milliards d'euros dont 3,9 dès 2010.
Publié le 03/05/2010
Aide à la Grèce : le plan activé, 110 milliards sur 3 ans
C'est donc acté : la Grèce va bénéficier à compter du 19 mai d'un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros (dont 80 milliards de la part de l'UE), sans précédent par son ampleur, en contrepartie d'une cure d'austérité impliquant de douloureux sacrifices pour la population, au terme d'un accord annoncé dimanche.
Publié le 02/05/2010
Grèce : le nouveau plan d'austérité dévoilé ce matin
Le Premier ministre grec Georges Papandréou doit annoncer dimanche matin, en conseil des ministres, les détails de l'accord passé entre Athènes, le FMI et l'UE. Au menu : le déblocage d'une aide financière contre une nouvelle cure d'austérité.
Publié le 02/05/2010
Grèce : on règle les derniers détails du plan, notamment à l'Elysée
A la veille de l'annonce du plan de sauvetage financier imposant à la Grèce une cure d'austérité sans précédent, Nicolas Sarkozy a présidé samedi une réunion de travail. Le montant total de ce plan de soutien étalé sur trois ans devrait être compris entre 100 et 120 milliards d'euros, selon Christine Lagarde.
Publié le 01/05/2010
Grèce : l'Europe promet mais tarde à agir
Alors que les négociations sur une aide européenne se poursuivent, Angela Merkel appelle à les "accélérer". Daniel Cohn-Bendit déplore une gestion "catastrophique".
Publié le 28/04/2010
Après la Grèce, le Portugal reçoit une mauvaise note
L'agence Fitch a choisi de dégrader la notation de la dette du Portugal de AA à AA-. Sans placer Lisbonne dans le même sac qu'Athènes, les experts engagent les Portugais à se serrer la ceinture et à assainir leurs finances.
Publié le 25/03/2010
L'Union Européenne s'apprête pour sa part à réagir à l'occasion d'un sommet des pays de la zone euro convoqué aux alentours du 10 mai, et qui a été annoncé officiellement mercredi depuis Tokyo par Herman Van Rompuy. Une telle réunion au plus haut niveau sera sans précédent depuis le tout premier sommet de ce type, qui s'était déroulé à l'automne 2008 à Paris, à l'époque sur la crise financière. Son objectif sera d'activer le plan d'aide à la Grèce, passant par des prêts de 30 milliards d'euros des pays de la zone euro pour 2010, et de quelque 15 milliards d'euros du FMI, si la Commission européenne et la Banque centrale européenne confirment que la requête d'Athènes est bien justifiée.
Le déclencheur de cette nouvelle panique a été l'agence de notation Standard & Poor's, qui a abaissé mardi de trois crans la note de la dette de la Grèce, de "BBB+" à "BB+", la reléguant dans la catégorie des investissements spéculatifs très risqués. Au cours des heures suivantes, les Bourses de Madrid et de Lisbonne ont chuté respectivement de 4,19% et 5,36%, dans le sillage de la Bourse d'Athènes qui avait perdu près de 6%, sa plus forte baisse depuis octobre. Paris a dégringolé de 3,82%. Puis la crise s'est déplacée vers les Etats-Unis - à New York, le Dow Jones a abandonné 1,90% - avant de gagner l'Asie, naviguant au fil des fuseaux horaires, avec toutefois des répercussions plus modérées : à la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la séance sur une chute de 2,57%. Le retour de la vague boursière ce mercredi matin à Paris, après avoir fait le tour de la planète, s'est manifesté par un fort repli du CAC 40. L'indice s'est ensuite repris dans l'après-midi :
La note de la Grèce inférieure à celle de l'Inde
Cette bouffée de fièvre boursière montre en tout cas que la crise grecque, qui ne montre aucun signe de rémission (les taux grecs à 10 ans ont dépassé les 10% ce mercredi, une première depuis l'entrée du pays en zone euro) peut faire tache d'huile au sein de l'UE. "Les projecteurs vont maintenant davantage se tourner vers d'autres pays lourdement endettés de la zone euro, et les investisseurs vont probablement exiger des primes de risque plus élevées pour acheter des obligations d'Etat", pronostique un économiste cité par Dow Jones Newswires. Outre la Grèce et le Portugal, l'Espagne et l'Irlande sont considérés comme les pays les plus risqués de la zone euro. Ce groupe d'Etats est parfois désigné en anglais par l'acronyme peu flatteur de "PIGS" ("cochons", le "s" représentant l'Espagne, "Spain" en anglais).
Constat peu amène de Sébastien Barbe, analyste au Crédit Agricole CIB : "La note de la Grèce est maintenant inférieure d'un cran à celle de l'Inde", souligne-t-il dans un rapport. Après l'annonce de la réunion du 10 mai, que vont donc faire, dès ce mercredi, les autorités politiques ? "Probablement tenter de rassurer les marchés", pronostique-t-il. Ce qu'a déjà commencé à faire le président de la Banque centrale européenne, Jean Claude Trichet : il est "hors de question" que la Grèce ou n'importe quel autre pays de la zone euro fasse défaut sur ses emprunts, a-t-il assuré dès mardi soir. Herman Van Rompuy s'est placé mercredi sur la même ligne : s'il a annoncé une réunion extraordinaire de l'Eurogroupe, le président de l'Union européenne n'en a pas moins affirmé qu'il n'est "pas question de restructurer la dette" de la Grèce, et qu'en l'état actuel des choses, les négociations entre la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international "se poursuivent". Selon lui, "elles sont sur la bonne voie".
L'Allemagne à reculons
Mais les réticences en Allemagne restent vives. Elles se sont exprimées ce mercredi par la voix d'un influent économiste allemand, Hans-Werner Sinn, président de l'institut de recherche économique Ifo, l'un de ceux qui conseille le gouvernement. Selon lui, la Grèce ne remboursera jamais l'aide financière que l'Allemagne entend débloquer dans le cadre du mécanisme de soutien européen. La Grèce "ne sera pas en mesure de mener la politique de rigueur qui est nécessaire" et, à la fin, en viendra "à demander une annulation de la dette à l'Allemagne", a-t-il prévenu, appelant Berlin à ne pas se laisser harceler par des pays étrangers "qui font partie eux-mêmes de la catégorie des pécheurs".
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a indiqué que l'Allemagne ne laisserait pas tomber la Grèce et que le gouvernement allemand faisait pression pour qu'une décision rapide soit prise sur une aide d'urgence en faveur d'Athènes.
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