Wall Street plonge sur fond de crise grecque

Par , le 06 mai 2010 à 21h00 , mis à jour le 07 mai 2010 à 00h12

Dans le sillage des places européennes qui ont toutes chuté jeudi, plombées par la crise financière grecque, Wall Street a connu un accès de panique dans la soirée, le Dow Jones perdant un instant 9%.

TF1-LCI, Wall streetWall street © LCI

Les cours et toute la Bourse sur LCI.frVent de panique à Wall Street. La Bourse de New York a lourdement chuté jeudi soir, le mouvement de baisse sur fond d'inquiétudes pour les dettes de plusieurs pays en Europe s'étant brusquement accéléré : le Dow Jones a clôturé sur une baisse de 3,27% et le Nasdaq a perdu 3,43%. Au pire moment de la dégringolade, le Dow Jones a dévissé de plus de 9% en seulement quelques minutes.

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  • La Grèce se calme mais l'euro plonge

    Le plan d'austérité a été adopté jeudi à la majorité absolue par le Parlement grec. Malgré cette accalmie sociale et financière, les Bourses européennes et l'euro n'ont pas réussi à enrayer leur dégringolade.

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Ce décrochement brutal a d'abord été attribuée aux incertitudes qui entourent la situation en Grèce : elle a coïncidé avec les nouvelles émeutes qui ont éclaté jeudi soir à Athènes en marge de manifestations anti adoption du plan d'austerité jeudi et qui ont été diffusées en boucle sur les chaînes d'information. Mais après la clôture, les spéculations allaient bon train sur le fait qu'une erreur humaine aurait exacerbé sa dégringolade. Selon les chaînes de télévision américaines CNBC et Fox Business News, le plongeon historique de Wall Street aurait été déclenché par une erreur d'un employé de la banque américaine Citigroup, qui aurait confondu millions et milliards en passant un ordre. "C'est clair qu'il y a eu problème. Il y a eu une erreur, humaine ou informatique, qui a provoqué l'enfoncement de niveaux techniques", a estimé l'analyste Gregori Volkhine après avoir observé différents graphiques de la journée. Une enquête a été ouverte.

Le plan d'austérité grec adopté

Les investisseurs étaient de toute façon extrêmement nerveux, dans une situation de "sensibilité élevée au risque", a rapporté de son côté Craig Peckham, de Jefferies. "Tout se résume à la peur de la contagion de la situation grecque, avant le vote de demain en Allemagne" pour ratifier l'aide internationale accordée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, a indiqué Peter Cardillo, d'Avalon Partners. "On a peur que si les émeutes s'aggravent vraiment en Grèce, le gouvernement recule. Les aides seraient suspendues et le pays en serait réduit à faire défaut", a expliqué Gregori Volokhine. Quoiqu'il en soit et malgré les manifestations, le plan d'austérité décidé par le gouvernement socialiste grec en échange d'une aide de 110 milliards d'euros de l'UE et du FMI avait auparavant été adopté à la majorité absolue par le Parlement.

De leur côté, les Bourses européennes et l'euro n'ont pas réussi auparavant à enrayer leur dégringolade, sur fond de nervosité persistante, les risques de contagion de la crise grecque plombant toujours des marchés qui n'ont pas été rassurés par les déclarations du président de la BCE. Le marché obligataire se tendait également. A la clôture, la Bourse de Paris a cédé 2,20%, Londres 1,52%, Francfort 0,88%, Milan 4,26%, Madrid 2,93%, Dublin 2,08%. Seule la Bourse d'Athènes est parvenue à tirer son épingle du jeu, l'indice ATHEX grignotant 0,98% après les lourdes pertes subies mercredi (-3,91%) et mardi (-6,68%).

"Discours de Trichet hors sujet"

Il faut dire que les marchés n'ont pas été rassurés par le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, qui a expliqué en début d'après-midi que la crise grecque et les difficultés budgétaires du Portugal n'étaient pas comparables, tout en excluant tout défaut de paiement de la Grèce. Il n'a toutefois pas apporté de solutions aux problèmes de la zone euro, indiquant notamment que l'achat d'obligations d'Etat par la BCE - une solution envisagée par les marchés pour soutenir les pays de la zone euro en difficulté  budgétaire - n'avait pas été discuté par les gouverneurs de la BCE.  "Trichet n'a abordé que des généralités en parlant d'inflation, de masse monétaire. Il a tenu un discours hors sujet", a jugé Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

Le conseil des gouverneurs de la BCE avait décidé plus tôt de maintenir le principal taux directeur, baromètre du crédit en zone euro, inchangé à 1%, son plus bas niveau historique. Reflet de ces inquiétudes croissantes, l'euro continuait à dévisser jeudi après-midi, évoluant sous les 1,27 dollar et touchant un nouveau plus bas depuis mars 2009.

 

Elections britanniques : la livre recule, le marché craint un blocage politique

La livre sterling reculait jeudi soir après la diffusion de sondages à la sortie des bureaux de vote au Royaume-Uni, indiquant que les conservateurs, bien qu'en tête, ne disposeraient pas d'une majorité suffisante pour former automatiquement un gouvernement.
Vers 23h15, la devise britannique valait 85,77 pence pour un euro, contre 84,82 pence mercredi soir. Face à la monnaie américaine, elle reculait 1,4744 dollar contre 1,5099 dollar.
Déjà en baisse dans la journée, la livre accentuait ses pertes après la diffusion des premiers sondages à la fermeture des bureaux de vote, selon lesquels les conservateurs de David Cameron ont remporté les législatives, sans obtenir la majorité absolue, devant le Labour de Gordon Brown Un tel scénario fait craindre aux investisseurs une situation de blocage politique.

Par Laurent Deschamps le 06 mai 2010 à 21:00
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18 Commentaires

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  • hiboux12, le 07/05/2010 à 08h17

    Mr inspatatrac.... les etats unis sont endettés a hauteur de plus de 60 pour cent envers les chinois, car ceux ci possedent 60 pour cent de bon du tresor americains......et vous voyez mr, je n'ai pas decoller de la terre.....

  • no2r, le 07/05/2010 à 07h48

    Où avez-vous vu que la bourse montait d'année en année ? Je vous rappelle de le CAC 40 était proche de 7000 points à la veille de la "bulle technologique et internet" et qu'il est à présent à 3500 points. Ce qui dément que le placement en bourse est un placement sur le long terme, il est devenu seulement spéculatif et bat en brèche le fameux dicton "quand on n'a pas vendu on n'a pas perdu" car aussi, "quand on n'a pas refourgué on n'a pas gagné". Ceux qui sabrent le champagne en fin d'année ne sont pas les épargnants mais les spéculateurs qui, eux, quelque soit l'indice "jouent" sur les écarts et empochent des sommes colossales compte tenu de l'importance des capitaux dont ils disposent.

  • citizen31, le 07/05/2010 à 07h00

    La spéculation est le propre de la bourse, ne vous en déplaise, sinon vous avez le livret A...

  • tipoussy01, le 07/05/2010 à 04h03

    C'est marrant la Bourse: çà baisse à cause des résultats des élections en GB, çà baisse à cause de rumeurs sur l'étatde santé des pays Européens, çà baisse à cause des manifestations en Grèce, ... et là donc, panique tout va mal. Mais dans la finalité la Bourse augmente d'année en année, certains, en fin d'année sabrent les champagne à la Bourse tellement qu'ils ont pris du fric sur l'année à cause de la hausse. Mais qu'est ce que celà a changé pour nous?? Rien, notre vie est de plus en plus difficile chaque année.

  • tipoussy01, le 07/05/2010 à 03h59

    Vous inquiétez pas, les Chinois sont là et bien là, contrairement aux apparences. Ils rachètent dans de nombreux pays des industries et en plus n'oublions pas que pour leur vendre nos produits Technologique, on a du leur vendre la technologie qui leur permettra demain de fabriquer eux-même ce que nous leur avons vendu.

  • 421123, le 07/05/2010 à 03h49

    Qu'en pense Ségolène?

  • 421123, le 07/05/2010 à 03h44

    Pourtant Monsieur TRICHET est très bon, il avait certifié les comptes du Crédit-Lyonnais!

  • 421123, le 07/05/2010 à 03h42

    Et la lampe à huile, et la marine à voile...

  • inspatatrac, le 07/05/2010 à 03h09

    Je reste sans voix....c est profond tout ca....les chinois racheter le monde....WOW...je vous rappelle que le Japon est encore devant la Chine...je vous rappelle que les Etats-Unis ont un PIB 3 fois superieur a la Chine...bref merci de revenir sur terre....

  • ebichu, le 07/05/2010 à 00h39

    Sympa, mais faudrait qu'on m'explique comment un pays avec une economie tout juste equivalente à un état americain peut il mettre une zone pareil à l'echelle mondiale? que je me souvienne quand la californie était (est) au bord du gouffre ça n'a absolument RIEN fait (et la californie est autrement plus importante que la grece financierement parlant) enfin bon de nos jours on nous prend tellement pour des billes, vivement une remise à plat le monde en a grand besoin

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