Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso à Bruxelles (8 mai 2010) © TF1/LCI - Sur la validation définitive du plan d'aide à la Grèce : Les pays de l'UE se sont mis d'accord dans la nuit sur la mise en place d'un plan de secours historique pour aider les pays de la zone euro. a proposé dimanche soir la mise sur pied d'un vaste plan d'aide financier pouvant être utilisé pour les pays de la zone euro, d'un montant total de 500 milliards d'euros et impliquant le FMI. Les ministres européens des Finances sont réunis en ce moment à Bruxelles pour créer un Fonds de soutien d'urgence. "Un rendez-vous important" pour l'Europe, selon Christine Lagarde. Le "hoquet" de la Bourse de New York survient en plein débat au Sénat sur le projet de réforme de la finance voulu par Obama. Celui-ci a assuré qu'une enquête était en cours et a promis de protéger les investisseurs. Avant le sommet de la zone euro, les Bourses européennes ont vécu une nouvelle panique. Paris plonge de plus de 5%. Les deux dirigeants veulent doter ses seize membres d'un "cadre robuste" de gestion des crises dans la zone euro, dans une lettre dont Le Monde publie des extraits. Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro vont se retrouver ce vendredi soir en sommet extraordinaire à Bruxelles. Objectif : sortir de la crise grecque et esquisser une réforme. Alors que l'onde de choc boursière a touché l'Asie, et que l'euro se redresse péniblement après avoir touché un plus bas jeudi, les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro doivent se retrouver en sommet extraordinaire sur le cas grec. Que s'est-il passé jeudi à la Bourse de New York ? Quel enchaînement a pu conduire à une baisse de 9%, péniblement compensée avant la clôture ? S'agit-il de la bourde d'un trader ? Une enquête est ouverte. Le plan d'austérité a été adopté jeudi à la majorité absolue par le Parlement grec. Malgré cette accalmie sociale et financière, les Bourses européennes et l'euro n'ont pas réussi à enrayer leur dégringolade. L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi le volet français du plan d'aide à la Grèce, qui prévoit un prêt maximal de 16,8 milliards d'euros sur trois ans dont 3,9 milliards en 2010. L'issue du vote ne fait pas de doute, UMP et PS étant d'accord : les députés doivent adopter ce lundi soir le volet français du plan de soutien à la Grèce, qui prévoit jusqu'à 16,8 milliards d'euros dont 3,9 dès 2010. Les dirigeants des 16 pays membres de la zone euro se réunissent vendredi soir à Bruxelles pour un sommet extraordinaire. Objectifs : confirmer le plan de sauvetage en faveur de la Grèce et éviter la contagion aux marchés européens. Les craintes de contagion de la crise grecque en zone euro rendent les marchés extrêmement nerveux. Les valeurs financières chutent très lourdement. Pour éviter de connaître les mêmes déboires que la Grèce, le gouvernement s?apprête à donner un sérieux tour de vis aux finances publiques. L'opposition dénonce une austérité déguisée.
Plus d'infosZone euro : un méga-plan de secours de 750 milliards

Zone euro : le plan allemand à 500 milliards

Réunion de crise à Bruxelles pour "sauver" l'euro

Le plongeon de Wall Street, une aubaine pour Obama ?

Séance noire sur les marchés

Appel de Sarkozy-Merkel à une meilleure surveillance budgétaire

L'Europe se retrouve, en plein doute

L'Europe au chevet de la Grèce sur fond de tourmente boursière

Après son mystérieux plongeon, Wall Street a la gueule de bois

La Grèce se calme mais l'euro plonge

L'Assemblée nationale adopte le plan d'aide à la Grèce

Aide à la Grèce : la France, 2e pays contributeur, vote

L'Europe veut tirer des leçons de la crise grecque

Les Bourses mondiales en chute libre

Fillon annonce un gel des dépenses de l?Etat

"Nous fournirons à la Grèce 80 milliards d'euros dans un programme conjoint avec le FMI d'un total de 110 milliards d'euros. La Grèce recevra un premier versement dans les prochains jours, avant le 19 mai. Le programme adopté par le gouvernement grec est ambitieux et réaliste. Le Premier ministre grec (Georges Papandréou) a réitéré l'engagement total du gouvernement grec concernant la mise en place complète de ces réformes vitales".
Â
 - Sur la réponse à la crise actuelle :
"Nous réaffirmons notre engagement à assurer la stabilité, l'unité et l'intégrité de la zone euro. Toutes les institutions de la zone euro (Conseil, Commission, BCE) aussi bien que les pays membres de la zone euro sont d'accord pour utiliser toute la gamme des instruments disponibles pour garantir la stabilité de la zone euro. La consolidation des finances publiques est une priorité pour chacun d'entre nous et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour atteindre nos objectifs budgétaires cette année et dans les années à venir. Chacun de nous est prêt, en fonction de la situation de son pays, à prendre les mesures nécessaires pour accélérer la consolidation et pour garantir la viabilité des finances publiques. La situation sera examinée par le conseil des ministres des Finances de l'UE sur la base de l'évaluation de la Commission européenne d'ici la fin juin au plus tard. Nous soutenons entièrement la BCE dans son action pour assurer la stabilité de la zone euro. Compte tenu des circonstances exceptionnelles, la Commission proposera un mécanisme de stabilisation européen pour préserver la stabilité financière en Europe".
Â
 - Sur le renforcement de la gouvernance économique :
"Nous avons décidé de renforcer la gouvernance de la zone euro. Nous sommes préparés à : élargir et renforcer la surveillance économique et la coordination politique dans la zone euro y compris en surveillant de près les niveaux de dette et les évolutions de la compétitivité ; renforcer les règles et procédures pour la surveillance des Etats membres de la zone euro, y compris par le renforcement du Pacte de croissance et de stabilité et par des sanctions plus efficaces. La Commission présentera ses propositions le 12 mai".
Â
 - Sur la régulation des marchés financiers et le combat contre la spéculation :
"Nous sommes d'accord sur le fait que la tourmente actuelle sur les marchés souligne le besoin de faire des progrès rapides sur la régulation des marchés financiers et leur supervision. Augmenter la transparence et la supervision des marchés dérivés et examiner le rôle des agences de notation sont parmi les principales priorités de l'UE. Ces sujets seront abordés au sommet européen de juin".
Retour MYTF1
Zone euro : un méga-plan de secours de 750 milliards
Chargement en cours...




