© AFP/L. NealPour combler le déficit record du pays, et sans attendre le budget d'austérité qui sera annoncé le 22 juin, la nouvelle coalition au pouvoir au Royaume-Uni a dévoilé ce lundi une première série d'économies drastiques dans les dépenses publiques. C'est au nouveau ministre conservateur des Finances George Osborne et, surtout, au secrétaire d'Etat libéral démocrate au Trésor David Laws, qu'est revenu le douloureux honneur de dévoiler les détails de ces coupes budgétaires sur l'année fiscale 2010/2011. Avant la conférence de presse, David Laws ne se faisait pas d'illusion : il s'est dit "prêt mentalement à recevoir de nombreuses plaintes de personnes en colère" dans un entretien au Financial Times, prévenant que le pays allait "passer d'une ère d'abondance à une ère d'austérité dans les finances publiques".
L'Italie de Berlusconi fait une cure d'austérité
Le gouvernement italien a approuvé mardi soir les mesures d'un plan d'austérité destiné à réduire le déficit budgétaire du pays. Objectif : économiser 24 milliards d'euros sur deux ans.
Publié le 25/05/2010
La Bourse sourit à la rigueur
Les marchés sont rassurés par les projets de renforcement des contrôles budgétaires dans la zone euro, malgré les divergences entre les pays.
Publié le 18/05/2010
Du mieux dans l'économie ? Les Français pessimistes
77% des Français ne croient pas en une amélioration de la situation économique en France, selon un sondage.
Publié le 17/05/2010
Sarkozy a-t-il menacé de quitter l'euro ?
Pour faire pression sur l'Allemagne, réticente face au plan d'aide à la Grèce, le chef de l'Etat français aurait menacé de "réexaminer sa situation dans l'euro", selon des propos de Zapatero rapportés à El Pais. Madrid dément.
Publié le 14/05/2010
L'euro poursuit sa chute
La zone euro n'a pas rassuré les marchés sur sa santé à moyen terme. Sanction : la monnaie europénne est tombée vendredi à son plus bas niveau depuis fin novembre 2008.
Publié le 14/05/2010
L'euro tombe à un nouveau plus bas depuis mars 2009
L'euro est tombé jeudi à un nouveau plus bas depuis mars 2009, sur fond d'inquiétudes persistantes pour les économies de la zone euro confrontées à une crise de la dette des Etats.
Publié le 13/05/2010
Et si la France perdait son crédit ?
Alors que les grands pays européens sont au chevet de la Grèce, l'agence Moody's pointe qu'il y a un "petit risque" que les grand pays soient dépassés par leur dette.
Publié le 15/03/2010
La péninsule ibérique sur la voie de l'austérité et des grèves
Alors que le Portugal annonce un nouveau tour de vis budgétaire, la cure d'austérité annoncée mercredi par le gouvernement espagnol a aussitôt dégradé le climat social avec l'annonce jeudi d'une grève générale des fonctionnaires.
Publié le 13/05/2010
Ce que propose la Commission
Evaluation des politiques budgétaires avant leur vote par les parlements nationaux, surveillance macroéconomique accrue : la Commission européenne veut tout faire pour éviter une nouvelle "crise à la grecque".
Publié le 13/05/2010
Face à la crise grecque, l'Europe en fait-elle trop ?
La proposition de la Commission, qui envisage de contrôler les budgets nationaux avant leur adoption, fait bondir nombre de politiques français : "absurde", juge Pierre Moscovici ; "inconstitutionnelle", tranche Gérard Larcher.
Publié le 13/05/2010
Zone euro : la grande réforme fait déjà grincer des dents
La Commission européenne propose de renforcer le contrôle de projets de budgets des pays européens. Le porte-parole du gouvernement français se montre déjà réservé.
Publié le 12/05/2010
Après la récession, la croissance zéro
L'économie française est comme paralysée. Elle a enregistré une croissance de 0,1% au premier trimestre, moins qu'attendu, sous le coup d'une stagnation de la consommation des ménages.
Publié le 12/05/2010
La BCE ne fait "pas fonctionner la planche à billets"
La Banque centrale européenne ne fait "pas fonctionner la planche à billets", a assuré mercredi son président Jean-Claude Trichet, qui s'est dit "plus que confiant" dans l'avenir de la monnaie unique européenne.
Publié le 12/05/2010
Trichet : "il faut penser à nos enfants et petits-enfants"
Le président de la BCE a expliqué la nécessité des plans de rigueur en Europe lors d'un entretien sur LCI.
Publié le 12/05/2010
Comment Trichet a géré la crise ? Il s'explique sur LCI
Invité de LCI, le président de la Banque centrale européenne justifie les plans de rigueur en Europe.
Publié le 12/05/2010
Qu'on en juge : le ministre britannique des Finances et le secrétaire d'Etat ont présenté lundi un plan de réduction des dépenses atteignant la somme plus que rondelette de... 6,25 milliards de livres, soit 7,2 milliards d'euros. Par quel biais ? "Nous économiserons plus d'un milliard de livres en dépenses discrétionnaires, dont les dépenses de conseils et de voyage, près de deux milliards en programmes informatiques, fournisseurs et immobilier et plus de 700 millions de livres pour restreindre les recrutements et réduire les organismes semi-publics", a déclaré George Osborne. Avant de justifier la cure : "Dans le monde, un changement décisif est en cours. Les pays sont en train de prendre conscience des dangers d'une crise de la dette souveraine et agissent pour vivre selon leurs moyens".
"Construire une société plus juste"
En un mot, il s'agit "d'envoyer une onde de choc" dans les ministères, et d'instaurer "des contrôles draconiens" sur les dépenses, a résumé pour sa part David Laws, rallié comme le reste des Libéraux-démocrates à ces mesures de rigueur. Les "quangos" (quasi non-governmental organisations), des organismes para-publics qui s'étaient multipliés sous les travaillistes, vont souffrir. La seconde classe remplacera la première en ce qui concerne les déplacements des officiels, et la marche sera conseillée dans la mesure du possible. Les recrutements sont gelés. Mais cette cure de cheval s'accompagne d'une promesse d'une société plus équitable : "En l'espace d'une semaine, a souligné George Osborne, nous avons trouvé et décidé de réduire 6,25 milliards de livres de dépenses gaspillées dans le secteur public. Sur ce montant, 500 millions de livres seront réinvestis et utilisés pour investir dans des mesures ciblées pour améliorer le potentiel de croissance à long terme du Royaume-Uni et construire une société plus juste".
La résorption du déficit public abyssal est une priorité du gouvernement et la plus grande partie des économies prévues y sera affectée. L'Office des statistiques nationales a annoncé vendredi qu'il atteignait 156,1 milliards de livres en 2009/2010 (11,1% du PIB), un niveau record mais néanmoins inférieur aux 163 milliards anticipés. Si le parti conservateur du Premier ministre David Cameron et son partenaire au sein du gouvernement de coalition, le parti libéral démocrate de Nick Clegg, souhaitaient tous deux renflouer les caisses de l'Etat, ils différaient jusqu'à récemment sur la méthode.
Pendant la récente campagne des législatives, les Lib Dems estimaient qu'une réduction massive immédiate nuirait à la convalescence de l'économie britannique, avant de se rallier à l'approche plus radicale des Tories. "Je ne pense pas que quiconque aurait pu anticiper la rapidité brutale avec laquelle les conditions économiques de la zone euro allaient se détériorer, et la nécessité pour nous d'essayer de maîtriser cela (le déficit public, ndlr) a soudainement été plus pressante", a déclaré Nick Clegg dimanche sur la BBC, pour justifier son revirement. "Je ne pense pas que quiconque aurait pu prédire (...) que la situation en Grèce entraînerait cette réaction en chaîne, qui a déclenché une immense inquiétude à notre seuil, en Europe", a-t-il ajouté.
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