Manifestation à Athènes le 5 mai 2010 © DRAu moins 20.000 personnes étaient rassemblées mercredi à la mi-journée dans le centre d'Athènes pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité négociées par le gouvernement avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. En début d'après-midi, des incidents violents entre jeunes et forces de l'ordre ont été signalés, ils ont fait plusieurs morts (Voir notre article).
Les chauffeurs grecs reprennent la route
S'ils ont mis fin à leur grève, les conséquences du mouvement des routiers grecs sur l'économie du pays restent lourdes ; de nombreux secteurs économiques en ont pâti, notamment dans le touisme.
Publié le 02/08/2010
Grèce: les pompes à sec, des milliers de touristes bloqués
La situation devrait se débloquer pour les milliers de voyageurs et de Grecs, les chauffeurs routiers reprennant le travail selon le gouvernement. Les stations-service commencent à être réapprovisionnées.
Publié le 31/07/2010
La note du Portugal a encore baissé
La note souveraine du Portugal passe à A1 contre AA2, en raison de perspectives de croissance toujours relativement faibles et d'une détérioration de la situation des finances publiques.
Publié le 13/07/2010
Les syndicats grecs toujours mobilisés, la BCE sous pression
La Grèce reste mobilisée, ce jeudi, à l'appel des syndicats du pays. Le jour où la Banque centrale européenne tient une réunion à Lisbonne. Elle aura pour mission de rassurer les marchés qui s'inquiètent du risque de contagion de la crise grecque.
Publié le 06/05/2010
La contestation dégénère à Athènes : trois tués
Des heurts ont éclaté mercredi en marge des manifestations contre le plan d'austérité grec, notamment à Athènes et Salonique. Dans la capitale, une agence bancaire a été incendiée. On déplore 3 morts, selon les autorités.
Publié le 05/05/2010
Merkel plaide pour l'aide à la Grèce
La chancelière a plaidé devant son parlement pour la participation allemande au sauvetage de l'économie grecque. Il y va "de l'avenir de l'Europe et de l'avenir de l'Allemagne en Europe", a-t-elle martelé.
Publié le 05/05/2010
Une grève générale paralyse le pays. Tous les avions sont cloués au sol, le service minimum est assuré dans les hôpitaux, les transports publics ne fonctionnent pas et certaines boutiques ont fermé leurs rideaux. Parmi les mesures annoncées figurent une hausse de la TVA, qui passera de 21 à 23%, une augmentation de 10% des taxes sur les carburants, l'alcool et le tabac, et un gel des salaires et retraites du secteur public. "Ces mesures sont injustes, elles pèsent uniquement sur les personnes pauvres et vulnérables", a dénoncé, le secrétaire général d'Adedy, syndicat de la fonction publique. "Nous continuerons à manifester et nous invitons les salariés à nous soutenir", poursuit-il.
L'agence de notation Moody's a annoncé mercredi qu'elle envisageait d'abaisser la note souveraine du Portugal "dans les trois mois" en raison de la "récente détérioration des finances publiques et des faibles perspective de croissance à long terme" du pays, ce qui a jeté un nouveau coup de froid sur les Bourses européennes. La Bourse d'Athènes perd de nouveau 5,40 % mercredi en milieu d'après-midi.
"Un objectif: sauver la Grèce"
Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), affirme dans une interview au Parisien ce mercredi qu'il "comprend tout à fait la colère de la population grecque et son incompréhension devant l'ampleur de la catastrophe économique". "Je mesure les sacrifices qui sont nécessaires", poursuit-il, ajoutant que l'Europe et le FMI sont là "pour les aider" et que "s'ils ne le faisaient pas, la situation serait infiniment plus dramatique". Dominique Strauss-Kahn estime encore que le taux auquel les Européens prêtent à la Grèce "aurait dû être égal à celui du FMI, qui est plus faible de plus d'un demi-point". "Je pense qu'on aurait pu faire un effort plus grand car moins on prête cher, mieux on aide les Grecs", lance-t-il. Il affirme en outre que le plan d'aide à la Grèce "a un objectif: sauver la Grèce".
Le directeur du FMI souligne qu'"il faut réussir à éviter la contagion" de la crise grecque en Europe et considère que "le plan grec a été dimensionné aussi pour cela". "Il y a toujours des risques" de contagion et "il faut cependant que chacun reste extrêmement vigilant", ajoute-t-il. Dominique Strauss-Kahn observe que "le Portugal est déjà en train de prendre des mesures" et que "les autres pays sont dans une situation beaucoup plus solide". Il considère "qu'il n'y a pas de risque réel pour la France, ni pour l'Allemagne ou les grands pays européens".
Sur le dossier espagnol, le FMI affirme qu'il n'y avait "aucune vérité" dans les rumeurs ayant fait chuter les Bourses. Elles laissaient entendre que l'Espagne serait acculée à demander une aide internationale colossale pour faire face à une crise de la dette sur le modèle grec. Cette annonce avait provoqué une panique boursière sur le Vieux continent, la bourse d'Athènes avait par exemple perdu plus de 5% mardi. Mercredi, la frénésie semble se résorber, l'indice vedette Ibex-35 de la Bourse de Madrid a ouvert sur une légère hausse de 0,09%.
Un suivi tous les trois mois
La Grèce est selon lui confrontée à "deux problèmes: une dette trop forte et une compétitivité trop faible". Dans ce contexte, le FMI a insisté sur trois points, explique encore Dominique Strauss-Kahn: "étaler jusqu'en 2013-2014", la réduction du déficit de la Grèce de plus de 13% à 3%, "mettre la Grèce à l'abri de la spéculation pendant 18 mois" en engageant des sommes "beaucoup plus considérables que ce qui était prévu initialement". Enfin, "veiller à ce que l'on protège les plus vulnérables", les petits salaires et petites retraites.
Le directeur général du FMI rappelle que le plan fera l'objet d'un suivi tous les trois mois et que si les mesures prévues n'ont pas été prises, la communauté internationale "pourrait être amenée à se retirer". "Mais on n'en est pas là du tout", ajoute-t-il.
Les grandes banques françaises ont prisl'engagement de maintenir leur exposition sur la Grèce, a affirmé mercredi la ministre de l'Economie Christine Lagarde, sur LCI, alors que leurs homologues allemandes s'étaient engagées mardi à faire un geste envers la Grèce. A Berlin, Angela Merkel a estimé que l'avenir de l'Europe était en jeu, ajoutant que d'autre pays pourraient connaître le même sort que la Grèce si le pays ne parvenait pas à sortir de ses difficultés malgré le plan de l'Union européenne et du FMI. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, s'est dit favorable mercredi à un "renforcement" du Pacte de stabilité, l'instrument qui limite les déficits dans l'UE, comme le demandent l'Allemagne et la France.
| Les croissances revues à la hausse...sauf celle de la Grèce |
La Commission européenne a revu à la hausse mercredi ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2010 mais à la baisse celle de la Grèce, qui devrait enregistrer une récession de 3%. La commission s'est dite inquiète de l'impact des turbulences financières sur l'activité économique. Mais pour l'ensemble de la zone euro, l'exécutif européen table à présent sur 0,9% de croissance cette année. "L'amélioration des perspectives de croissance cette année est une bonne nouvelle pour l'Europe. Nous devons veiller à ce que les risques qui pèsent sur la stabilité financière ne compromettent pas cette évolution", a commenté le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn. Toutefois, "une incertitude élevée continue à entourer la relance économique, comme le montrent les tensions récentes observées sur les marchés d'obligations d'Etat". |
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