José Manuel Barroso face aux journalistes (12 mai 2010) © TF1/LCIAfin de tirer les leçons de la crise grecque, la Commission européenne a proposé mercredi d'accélérer l'intégration économique de l'UE. Quarante-huit heures à peine après l'adoption in extremis d'un plan de stabilisation sans précédent de la zone euro, l'exécutif communautaire a choisi de maintenir sa communication, prévue de longue date, sur une grande réforme envisagée de la gouvernance économique. La principale réforme avancée propose de créer un dispositif d'évaluation des projets de budgets nationaux au cours du premier semestre de l'année, soit au moment de leur préparation et suffisamment en amont de leur adoption. La Commission espère que cette nouvelle disposition soit adoptée à temps pour être mise en oeuvre dès le prochain exercice budgétaire, en 2011.
Un ancien responsable de Goldman Sachs à la tête de la BCE ?
L'actuel gouverneur de la banque italienne, Mario Draghi, est pressenti pour succéder à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE. Problème : il a dirigé la branche européenne de Goldman Sachs, une banque accusée d'avoir aidé la Grèce à truquer ses comptes publics.
Publié le 01/05/2011
Plan d'aide à la Grèce : tant d'efforts et si peu de réconfort...
Malgré les efforts des pays de la zone euro pour soutenir la Grèce et créer un "filet de sécurité" pour les Etats qui pourraient être menacés, l'agence de notation Moody's dégrade à son tour un peu plus la note grecque. Au grand dam de l'UE.
Publié le 15/06/2010
Turbulences en zone euro : les banques françaises en première ligne
Selon un rapport de la Banque des règlements internationaux dévoilé par Le Figaro, les banques françaises sont, avec les allemandes, les plus exposées aux dettes des pays soumis à la pression des marchés : Grèce, Irlande, Portugal et Espagne.
Publié le 15/06/2010
Consensus à l'Assemblée autour du plan de sauvegarde de l'euro
L'Assemblée a examiné lundi le texte sur la garantie française apportée au Fonds européen de stabilité financière, créé pour aider un pays de la zone euro qui se retrouverait en difficulté. Il devrait être voté sans difficulté mardi.
Publié le 31/05/2010
Le plan de sauvetage de l'euro examiné par les députés
L'Assemblée se penchait ce lundi sur la garantie française apportée au Fonds européen de stabilité financière, créé dans l'urgence par les chefs d'Etats de la zone euro pour aider un pays de la zone euro qui se retrouverait en difficulté.
Publié le 31/05/2010
Zapatero pris entre syndicats et FMI
Le Premier ministre espagnol est pris entre deux feux : les syndicats qui brandissent le spectre de la grève générale contre le plan d'austérité prévu et le FMI qui insiste pour que des réformes "urgentes" soient faites.
Publié le 24/05/2010
De la sueur et des larmes pour les porte-monnaie britanniques
La coalition au pouvoir au Royaume-Uni a dévoilé ce lundi son programme de réduction des dépenses. Au menu : 7,2 milliards d'euros d'économies.
Publié le 24/05/2010
L'UE prête à jouer les gendarmes... mais comment ?
Sanctionner les Etats laxistes dans la gestion de leurs comptes, pour éviter une nouvelle crise européenne : l'idée fait son chemin parmi les grands argentiers de l'UE. Reste à savoir comment la mettre en oeuvre.
Publié le 22/05/2010
"La rigueur est un piège"
Pour TF1 News, l'économiste Michel Aglietta analyse le plan massif de sauvegarde de l'euro et commente la politique économique du gouvernement français.
Publié le 11/05/2010
Il faut sauver le soldat euro
Alors que le cours de l'euro plonge lundi, l'Eurogroupe va s'atteler à un problème ardu : comment rassurer des marchés qui redoutent à la fois les déficits publics et les mesures destinées à les combler ?
Publié le 17/05/2010
Il faut sauver le soldat Euro
Alors que le cours de l'euro a crevé le plancher vendredi, l'Eurogroupe va s'atteler ce lundi à un problème ardu : comment rassurer des marchés qui redoutent à la fois les déficits publics et les mesures destinées à les combler ?
Publié le 16/05/2010
L'euro passe sous la barre des 1,24 dollar
L'euro est tombé vendredi à son plus bas niveau depuis fin octobre 2008, à 1,2360 dollar, plombé par des inquiétudes grandissantes sur la viabilité de la zone euro.
Publié le 14/05/2010
L'euro poursuit sa chute
La zone euro n'a pas rassuré les marchés sur sa santé à moyen terme. Sanction : la monnaie europénne est tombée vendredi à son plus bas niveau depuis fin novembre 2008.
Publié le 14/05/2010
L'euro tombe à un nouveau plus bas depuis mars 2009
L'euro est tombé jeudi à un nouveau plus bas depuis mars 2009, sur fond d'inquiétudes persistantes pour les économies de la zone euro confrontées à une crise de la dette des Etats.
Publié le 13/05/2010
La péninsule ibérique sur la voie de l'austérité et des grèves
Alors que le Portugal annonce un nouveau tour de vis budgétaire, la cure d'austérité annoncée mercredi par le gouvernement espagnol a aussitôt dégradé le climat social avec l'annonce jeudi d'une grève générale des fonctionnaires.
Publié le 13/05/2010
Ce que propose la Commission
Evaluation des politiques budgétaires avant leur vote par les parlements nationaux, surveillance macroéconomique accrue : la Commission européenne veut tout faire pour éviter une nouvelle "crise à la grecque".
Publié le 13/05/2010
Après la récession, la croissance zéro
L'économie française est comme paralysée. Elle a enregistré une croissance de 0,1% au premier trimestre, moins qu'attendu, sous le coup d'une stagnation de la consommation des ménages.
Publié le 12/05/2010
La BCE ne fait "pas fonctionner la planche à billets"
La Banque centrale européenne ne fait "pas fonctionner la planche à billets", a assuré mercredi son président Jean-Claude Trichet, qui s'est dit "plus que confiant" dans l'avenir de la monnaie unique européenne.
Publié le 12/05/2010
La France mettra près de 90 milliards pour sauver l'euro
Avec l'appui du FMI, la zone euro met 750 milliards sur la table pour restaurer la confiance et sauver sa monnaie. Une stratégie de "puissance de feu massive"
Publié le 10/05/2010
Zone euro : la grande réforme fait déjà grincer des dents
La Commission européenne propose de renforcer le contrôle de projets de budgets des pays européens. Le porte-parole du gouvernement français se montre déjà réservé.
Publié le 12/05/2010
Mais avant même que la proposition de la Commission soit connue en détail, la France avait fait savoir par la voie du porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, qu'elle était réservée sur un mécanisme trop intrusif. "C'est le Parlement qui vote le budget de la nation, ce n'est pas la Commission européenne qui vote le budget de la nation française", a-t-il déclaré, tout en concédant qu'il était "sûrement nécessaire" de débattre de ces questions en amont. Même argument, mais exprimé de manière plus virulente par Henri Emmanuelli : face à une mesure empiétant de manière aussi nette sur les prérogatives des parlementaires, il a proposé avec une ironie grinçante d'aller jusqu'à "dissoudre le parlement". Gérard Larcher, le président du Sénat, a jugé tout simplement "inconstitutionnelle" la proposition de la commission européenne : "Je ne suis pas inquiet car la constitution donne au parlement la responsabilité d'approuver ou non le budget proposé par l'exécutif. C'est donc la constitution, ça appartient à la souveraineté nationale", a-t-il affirmé sur Public Sénat. Quant au député socialiste Pierre Moscovici, ex-ministre des Affaires européennes, il estime ce jeudi dans un entretien au quotidien Libération que "l'idée d'une mise sous tutelle des politiques budgétaires" est "absurde".
"Une surveillance plus profonde et plus large"
La proposition ne fait cependant pas bondir tout le monde. La ministre des Finances, Christine Lagarde, a ainsi tenté d'expliquer la position de la Commission, en précisant lors des questions au gouvernement qu'il s'agirait "simplement d'avoir une indication concernant les directions adoptées et les soldes". Et ailleurs en Europe, la suggestion de la Commission a ses défenseurs, surtout dans les rangs de ceux qu'a le plus irrités la crise grecque. La chancelière allemande, Angela Merkel, qui avait dû se résoudre ce week-end à entériner la création d'un mécanisme de solidarité communautaire et non bilatéral, s'est félicitée des propositions qui, a-t-elle dit, vont dans la bonne direction. Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité de réformer les traités européens et d'appliquer plus durement le pacte de stabilité et de croissance.
Mais pourquoi une telle proposition maintenant - et pourquoi des réactions aussi passionnelle ? Le manque d'homogénéité des situations budgétaires et de compétitivité au sein des Vingt-Sept, et plus particulièrement au sein de la zone euro, a été pointé comme l'une des causes du déclenchement et de la contagion de la crise en Europe. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a fait valoir qu'une véritable coordination des politiques budgétaires devait s'assurer de la cohérence des budgets nationaux avec la dimension européenne, afin de ne plus mettre en danger la stabilité d'autres pays. Mais, comme l'a ensuite souligné le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, "les pouvoirs des parlements restent intouchables. La décision (sur les budgets) sera toujours du ressort des parlements nationaux mais nous trouvons important que lorsqu'un parlement prend une décision sur son budget, il connaisse le cadre budgétaire de son pays dans une dimension européenne", a-t-il indiqué, faisant valoir que l'Union monétaire devait désormais s'accompagner d'une Union économique.
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