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- Le plan de sauvetage de la Grèce activé : le détail - 02 min 16 s
L'Assemblée nationale adopte le plan d'aide à la Grèce
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi le volet français du plan d'aide à la Grèce, qui prévoit un prêt maximal de 16,8 milliards d'euros sur trois ans dont 3,9 milliards en 2010.
Publié le 04/05/2010
Aide à la Grèce : la France, 2e pays contributeur, vote
L'issue du vote ne fait pas de doute, UMP et PS étant d'accord : les députés doivent adopter ce lundi soir le volet français du plan de soutien à la Grèce, qui prévoit jusqu'à 16,8 milliards d'euros dont 3,9 dès 2010.
Publié le 03/05/2010
Les fonctionnaires grecs vont perdre deux mois de salaires
Suppression de primes équivalentes à deux mois de salaires dans le secteur public, gel des salaires : la Grèce se prépare à une cure douloureuse. L'accord pourrait intervenir ce week-end. "Nous ne pouvons vivre ainsi", dénonce un syndicat.
Publié le 30/04/2010
Crise grecque : Sarkozy parle enfin
La France "est totalement déterminée à soutenir l'euro et la Grèce", a déclaré jeudi depuis Pékin le président français alors que l'Europe finalise son plan de sauvetage en urgence.
Publié le 29/04/2010
"Aidons la Grèce par égoïsme !"
A l'image de Laurent Fabius, les hommes politiques français expliquent avec pédagogie l'urgence d'une aide à Athènes. La France y est "déterminée", affirme Nicolas Sarkozy, alors que trois Français sur quatre redoutent une contagion.
Publié le 29/04/2010
Grèce : l'Europe promet mais tarde à agir
Alors que les négociations sur une aide européenne se poursuivent, Angela Merkel appelle à les "accélérer". Daniel Cohn-Bendit déplore une gestion "catastrophique".
Publié le 28/04/2010
Que fait l'UE face à l'incendie grec ?
La crise grecque menace de déstabiliser le Portugal, et au-delà, toute l'Europe. Un sommet des pays de la zone euro est annoncé aux alentours du 10 mai.
Publié le 28/04/2010
La crise grecque s'étend, les Bourses s'affolent
Le CAC 40 a connu mardi sa pire séance de 2010 en chutant de 3,82% emporté par les inquiétudes autour de la Grèce et du Portugal qui ont vu leurs notes d'endettement se dégrader.
Publié le 27/04/2010
Grèce : le détail des mesures d'austérité
La Grèce a dévoilé dimanche matin son nouveau plan d'austérité draconien négocié en contrepartie d'une aide du FMI et de l'Union européenne de 120 milliard d'euros. Voici les principales mesures.
Publié le 02/05/2010
Comme annoncé début avril, la contribution européenne sera de 30 milliards dès 2010 et les premiers fonds parviendront à Athènes avant le 19 mai, a précisé Jean-Claude Juncker. Le gouvernement grec fait face à cette date à une échéance de refinancement de sa dette pour un montant total de 8,5 milliards d'euros. Dès cette année, la Grèce va percevoir 45 milliards d'euros de prêts. Les ministres des Finances de la zone euro vont en outre examiner les possibilités de "contributions volontaires" des banques de leurs pays respectifs pour participer aux efforts d'aide. Le FMI, lui, devrait donner son feu vert (pour 30 milliards) dans le courant de la semaine, a assuré Dominique Strauss-Kahn dimanche soir.
Reste une dernière étape : la validation du plan par chaque Etat. La France s'est engagée à débloquer un montant maximum de 6,3 milliards d'euros -dont 3,9 dès 2010- sur les 30 milliards de l'UE. Cela correspond à la part contributive de la France au sein de l'UE (21%). L'Assemblée devrait adopter lundi -ou au plus tard mardi- à la quasi-unanimité la version française du plan d'aide UE/FMI à la Grèce, avec des débats à la marge sur des sujets échappant à ses compétences : le taux d'intérêt (5%) et le danger d'attendre face à la spéculation. Au Parlement, cette aide prend la forme d'un collectif budgétaire qui a été -fait rare- adopté à l'unanimité et sans amendement mercredi en commission des Finances à l'Assemblée. Marie-George Buffet (PCF) a déjà indiqué qu'elle ne voterait pas le projet. De son côté, l'Allemagne, après avoir longtemps renâclé, a finalement accepté de payer. Elle fournira la contribution la plus importante sur trois ans, soit 22,4 milliards d'euros.
L'effort grec, le Syndicat des fonctionnaires dit 'non'
Dimanche matin, c'est la Grèce qui s'est exprimée sur sa part de l'effort. Dire que la Grèce va devoir se serrer la ceinture est un doux euphémisme. Le plan d'austérité adopté par Athènes prévoit des économies supplémentaires de 30 milliards d'euros sur trois ans pour ramener le déficit public sous le seuil européen de 3% du PIB d'ici fin 2014, a annoncé dimanche le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou, après l'adoption d'un accord entre la Grèce, les Européens et le FMI pour le déclenchement d'une aide financière au pays. Le tout en plus des 4,8 milliards déjà annoncés pour 2010. Selon le ministre, cela permettra de ramener le déficit public grec, qui a atteint en 2009 environ 14% du PIB, sous le seuil européen autorisé de 3% "d'ici fin 2014".
D'après le plan distribué à la presse, le déficit s'établirait à 8,1% cette année, 7,6% en 2011, 6,5% en 2012, 4,9% en 2013 et enfin 2,6% en 2014. De son côte, la dette publique est attendue à 133,3% du PIB cette année et devrait continuer à progresser, jusqu'à 149,1% en 2013, avant de commencer à refluer en 2014, à 144,3%. Parmi les principales mesures figurent la suppression des 13e et 14 mois de salaire dans la fonction publique et celle des 13e et 14e mois de pensions pour les retraités du public comme du privé, compensées par des primes pour les plus bas revenus. Dès cette année, une nouvelle hausse de un à deux points de la TVA, qui s'élève actuellement à 21%, est aussi prévue, a dit le ministre. Autre mesure : une augmentation de 10% des taxes sur les carburants, l'alcool et le tabac.
D'ores et déjà, la grande centrale syndicale de la fonction publique grecque (Adedy) a appelé dimanche à "faire barrage" aux mesures "antisociales" annoncées par le gouvernement en contrepartie de l'aide financière internationale. "Nous continuons à intensifier nos mobilisations", ajoute la centrale syndicale, qui revendique 375.000 adhérents et a appelé pour mercredi, avec son homologue du privé GSEE, à la troisième grève générale en moins de trois mois. Et un appel à la grève a été lancé pour la journée de mercredi, le 5 mai.
Coût pour les citoyens grecs
Les dizaines de milliards du plan d'aide permettront "de couvrir la majeure partie de notre besoin d'emprunt sur les trois prochaines années", a assuré M. Papaconstantinou. "Nous sommes protégés de l'exposition sur les marchés d'ici fin 2012 mais notre but n'est pas d'absorber tout cet argent, mais de revenir le plus vite possible sur les marchés", a-t-il insisté. "Le financement (de la part des Européens et du FMI, ndlr) sera graduel et conditionné à des contrôles trimestriels", a-t-il rappelé. Il a jugé que ce traitement était "la seule voie pour sauver le pays. La grande majorité des Grecs nous soutiennent car ils comprennnent que nous ne voulons pas mentir aux gens".
Avant lui, le Premier ministre Georges Papandréou avait évoqué en Conseil des ministres, "une grande épreuve". "Avec nos décisions d'aujourd'hui les citoyens doivent subir de grands sacrifices (...) ce n'est pas une décision agréable", a ajouté, sur un ton solennel mais visiblement mal à l'aise, Georges Papandréou. "Ce sont des sacrifices durs mais nécessaires (...) sans lesquels la Grèce ferait faillite", or "éviter la faillite est la ligne rouge nationale", a-t-il insisté. "Le problème a pris des dimensions énormes, l'incendie risquait de s'étendre non seulement à la Grèce mais aussi à la zone euro et au-delà, le coût pour l'éteindre est très élevé, y compris pour les citoyens grecs", a prévenu le chef du gouvernement socialiste.
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