Violences à Athènes en marge des manifestations (5 mai 2010) © TF1/LCILa tempête continue à faire rage ce vendredi sur les Bourses d'Asie et la monnaie européenne reste sous pression face au dollar, sur fond de craintes de contagion de la crise grecque à d'autres pays de la zone euro et dans la foulée d'une chute historique de Wall Street. Alors que les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro doivent se retrouver en sommet extraordinaire à Bruxelles, les ministres des Finances du club de grands pays industrialisés du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) ont annoncé la tenue d'une conférence téléphonique dans la journée.
L'UE enfin en ordre de bataille face à la crise grecque
Les Seize vont mettre en place "une ligne de défense de la zone euro imperméable", qui doit être concrétisée ce week-end et à l'oeuvre dès l'ouverture des marchés lundi matin, selon le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
Publié le 08/05/2010
A Bruxelles, Sarkozy déclare la guerre aux spéculateurs
Retrouvant les accents qui avaient contribué au succès de la présidence française de l'UE en 2008, Nicolas Sarkozy a assuré que les spéculateurs en seraient "pour leurs frais", grâce aux décisions prises par les Seize.
Publié le 08/05/2010
Le plongeon de Wall Street, une aubaine pour Obama ?
Le "hoquet" de la Bourse de New York survient en plein débat au Sénat sur le projet de réforme de la finance voulu par Obama. Celui-ci a assuré qu'une enquête était en cours et a promis de protéger les investisseurs.
Publié le 08/05/2010
Ce qui s'est décidé à Bruxelles
Au-delà des réponses immédiates à la crise grecque, le communiqué final adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro annonce un renforcement de la gouvernance économique de l'UE et plus de régulation des marchés financiers.
Publié le 08/05/2010
Zone euro : le plan d'aide à la Grèce activé
Réunis vendredi soir à Bruxelles, les dirigeants de la zone euro ont validé le plan d'aide à la Grèce. Ils ont aussi accepté de durcir le Pacte de stabilité pour stopper la contagion de la crise, mais les détails de ce dispositif restaient à régler.
Publié le 07/05/2010
Aide de la France à la Grèce : Cohn-Bendit dénonce un chantage
L'aide française à la Grèce aurait été subordonnée à la confirmation par Athènes de contrats d'armements en faveur de Paris, a affirmé vendredi Daniel Cohn-Bendit. Matignon dément.
Publié le 07/05/2010
Après son mystérieux plongeon, Wall Street a la gueule de bois
Que s'est-il passé jeudi à la Bourse de New York ? Quel enchaînement a pu conduire à une baisse de 9%, péniblement compensée avant la clôture ? S'agit-il de la bourde d'un trader ? Une enquête est ouverte.
Publié le 07/05/2010
Wall Street plonge sur fond de crise grecque
Dans le sillage des places européennes qui ont toutes chuté jeudi, plombées par la crise financière grecque, Wall Street a connu un accès de panique dans la soirée, le Dow Jones perdant un instant 9%.
Publié le 06/05/2010
La monnaie unique européenne, qui a atteint jeudi son plus bas niveau depuis mars 2009 face au billet vert à 1,2523 dollar, est remontée légèrement tout en restant menacée lors des échanges en Asie. Le ministre japonais des Finances, Naoto Kan, a exclu des mesures concertées du G7 pour redresser l'euro. "Je ne pense pas qu'il y aura de demande d'intervention" lors de la conférence téléphonique, a-t-il déclaré. Et poursuivant sur la foulée, les Bourses européennes ont a leur tour ouvert en baisse ce vendredi matin.
"L'Espagne n'est pas la Grèce"
Alors que les télévisions du monde entier diffusaient en boucle les images d'affrontements entre policiers et manifestants à Athènes, les marchés d'Asie ont poursuivi ce vendredi leur net recul entamé la veille. La Bourse de Tokyo a fini en forte baisse de 3,1%, les inquiétudes entourant la crise grecque et ses conséquences se répercutant à leur tour sur la place financière japonaise. L'indice Nikkei a perdu 331,10 points à 10.364,59 points, soit son plus bas niveau de clôture en près de deux mois. En cours de séance, le Nikkei a même plongé de 4% avant de se reprendre légèrement. La chute de Tokyo a été amplifiée par la rapide ascension ces derniers jours face à l'euro du yen, traditionnelle valeur-refuge par temps de crise, un phénomène qui pénalise lourdement les exportateurs japonais.
Prenant les devants, la Banque du Japon a injecté vendredi 2000 milliards de yens (17,4 milliards d'euros) dans le système bancaire du pays, afin de tenter de rassurer les investisseurs. C'est la première fois depuis décembre que la BoJ prend une mesure d'urgence de ce type. La plupart des autres marchés d'Asie ont connu également une journée mouvementée.
Jeudi soir à New York, l'indice Dow Jones avait terminé en recul de 3,20% et le Nasdaq de 3,44%. Le Dow Jones a même enregistré la plus forte chute en points de son histoire en cours de séance (-998,50 points), un incident que plusieurs chaînes de télévision américaines ont attribué à une erreur d'un courtier. Les autorités boursières ont annoncé une enquête. Une nouvelle montée au créneau du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet n'a guère contribué à calmer les esprits. "Le Portugal n'est pas la Grèce, l'Espagne n'est pas la Grèce", a-t-il insisté, assurant qu'un défaut de paiement de la Grèce était pour lui "hors de question". Une porte-parole du Fonds monétaire international a renchéri en affirmant que ce n'était "pas une option". De son côté, l'Espagne, dont la dette à long terme a été dégradée par l'agence Standard and Poor's comme celle de son voisin portugais, a démenti les craintes en passant un test important sur les marchés : elle est parvenue à émettre jeudi des bons du Trésor à un taux satisfaisant.
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