L'Europe au chevet de la Grèce sur fond de tourmente boursière

Par TF1 News (Avec agence), le 07 mai 2010 à 07h09 , mis à jour le 07 mai 2010 à 10h35

Alors que l'onde de choc boursière a touché l'Asie, et que l'euro se redresse péniblement après avoir touché un plus bas jeudi, les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro doivent se retrouver en sommet extraordinaire sur le cas grec.

Violences à Athènes en marge des manifestations (5 mai 2010) Violences à Athènes en marge des manifestations (5 mai 2010) © TF1/LCI

La tempête continue à faire rage ce vendredi sur les Bourses d'Asie et la monnaie européenne reste sous pression face au dollar, sur fond de craintes de contagion de la crise grecque à d'autres pays de la zone euro et dans la foulée d'une chute historique de Wall Street. Alors que les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro doivent se retrouver en sommet extraordinaire à Bruxelles, les ministres des Finances du club de grands pays industrialisés du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) ont annoncé la tenue d'une conférence téléphonique dans la journée.

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Plus d'infos

La monnaie unique européenne, qui a atteint jeudi son plus bas niveau depuis mars 2009 face au billet vert à 1,2523 dollar, est remontée légèrement tout en restant menacée lors des échanges en Asie. Le ministre japonais des Finances, Naoto Kan, a exclu des mesures concertées du G7 pour redresser l'euro. "Je ne pense pas qu'il y aura de demande d'intervention" lors de la conférence téléphonique, a-t-il déclaré. Et poursuivant sur la foulée, les Bourses européennes ont a leur tour ouvert en baisse ce vendredi matin.

"L'Espagne n'est pas la Grèce"

Alors que les télévisions du monde entier diffusaient en boucle les images d'affrontements entre policiers et manifestants à Athènes, les marchés d'Asie ont poursuivi ce vendredi leur net recul entamé la veille. La Bourse de Tokyo a fini en forte baisse de 3,1%, les inquiétudes entourant la crise grecque et ses conséquences se répercutant à leur tour sur la place financière japonaise. L'indice Nikkei a perdu 331,10 points à 10.364,59 points, soit son plus bas niveau de clôture en près de deux mois. En cours de séance, le Nikkei a même plongé de 4% avant de se reprendre légèrement. La chute de Tokyo a été amplifiée par la rapide ascension ces derniers jours face à l'euro du yen, traditionnelle valeur-refuge par temps de crise, un phénomène qui pénalise lourdement les exportateurs japonais.

Prenant les devants, la Banque du Japon a injecté vendredi 2000 milliards de yens (17,4 milliards d'euros) dans le système bancaire du pays, afin de tenter de rassurer les investisseurs. C'est la première fois depuis décembre que la BoJ prend une mesure d'urgence de ce type. La plupart des autres marchés d'Asie ont connu également une journée mouvementée.

Jeudi soir à New York, l'indice Dow Jones avait terminé en recul de 3,20% et le Nasdaq de 3,44%. Le Dow Jones a même enregistré la plus forte chute en points de son histoire en cours de séance (-998,50 points), un incident que plusieurs chaînes de télévision américaines ont attribué à une erreur d'un courtier. Les autorités boursières ont annoncé une enquête. Une nouvelle montée au créneau du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet n'a guère contribué à calmer les esprits. "Le Portugal n'est pas la Grèce, l'Espagne n'est pas la Grèce", a-t-il insisté, assurant qu'un défaut de paiement de la Grèce était pour lui "hors de question". Une porte-parole du Fonds monétaire international a renchéri en affirmant que ce n'était "pas une option". De son côté, l'Espagne, dont la dette à long terme a été dégradée par l'agence Standard and Poor's comme celle de son voisin portugais, a démenti les craintes en passant un test important sur les marchés : elle est parvenue à émettre jeudi des bons du Trésor à un taux satisfaisant.

Par TF1 News (Avec agence) le 07 mai 2010 à 07:09
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12 Commentaires

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  • humanoide56, le 07/05/2010 à 13h26

    Excélent !

  • bastien75017, le 07/05/2010 à 13h09

    Equitable de donner a ceux qui sont aux 35 heures ??????

  • halx, le 07/05/2010 à 12h59

    C'est quoi la cause de cette crise? Très simple : le libéralisme économique total et les spéculations qui en découlent, point barre! Que vient faire le socialisme là dedans???

  • roubene, le 07/05/2010 à 12h40

    Mutualisation des déficits, privatisation des bénéfices, voilà le vrai problème : LA SPECULATION.

  • panpan2727, le 07/05/2010 à 12h05

    Non Monsieur ! ! c'est tout simplement à cause de nos systèmes industrialo-financiers qui peut-être savent créér des richesses, mais n'ont jamais su les redistribuer équitablement.

  • sdgfgshfbs, le 07/05/2010 à 11h31

    Ce sont tous les pays à forte tradition socialiste qui se retrouvent pris dans la tempête.

  • mcg35, le 07/05/2010 à 10h13

    Bonjour @euzenot-furiga - Sans être spécialiste en Economie, je ne vois absolument pas en quoi nos "petites" monnaies nationales auraient une quelconque valeur dans le contexte actuel de MONDIALISATION. Elles auraient dévalué plusieurs fois, depuis longtemps, sauf peut-être le Deutsche Mark. Il faut définitivement dépasser les frontières de son "petit" pays. Je voyage un peu, et je vois les intérêts de la monnaie unique: 1) Pas besoin de changer de l'argent pour sortir de France - 2) Monnaie reconnue dans le Monde entier, face en particulier, au Dollar US. Le problème actuel est triple, à mon sens: Premièrement, des spéculateurs misent sur un affaiblissement de la monnaie européene. Deuxièmement, les pays de la Zone Euro sont beaucoup trop disparates. Troisièmement, on n'a pas assez contrôlé l'état des finances et la gestion des pays avant de les accepter dans la Zone Euro.

  • nossim, le 07/05/2010 à 09h59

    Heureusement qu'il y a l'euro et les allemands autrement le franc avec la politique desastreuse de Sarkozy ne vaudrait plus rien vous etes un imbecile dangereux

  • kjjfhygtedbfh, le 07/05/2010 à 09h54

    Moi je propose tout simplement un retour au troque ,comme sa les traider n auront plus rien a devorer au gens du peuple.

  • fredo1383, le 07/05/2010 à 09h17

    N'importe quoi ! Le problème ce sont les agences de notations et quelques groupes bancaires qui spéculent sur le niveau de vie de pays entier, et parviennent à mettre à genoux des états entiers, Grèce ou pas Grèce...

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