© AFPLa Bourse de Paris a terminé mercredi en forte baisse, le CAC 40 cédant 2,92% au terme d'une séance mouvementée, affecté par la décision surprise de l'Allemagne d'interdire la vente à découvert de certains produits financiers. L'indice vedette a reculé de 105,65 points et s'est fixé à 3.511,67 points dans un volume d'échanges de 5,748 milliards d'euros. Francfort a perdu 2,72%, Londres 2,81% et l'Eurostoxx 50 2,92%. La Bourse de New York a terminé sur une nouvelle baisse : le Dow Jones a perdu 0,64% et le Nasdaq 0,85%.
Mais la soudaineté de cette annonce a surpris des marchés excessivement nerveux, et a fait chuter dès mardi soir l'euro et pesé sur Wall Street. "Une fois de plus, on assiste à un manque de discours coordonné de la part de l'Eurogroupe. Or, dans la période actuelle, ce n'est pas bon", a estimé Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse. Pour le gérant, l'arrêt de ces ventes à découvert est une "bonne décision" et la réaction des places financières est "une aberration" d'un marché qui regarde chaque nouvelle "sous l'angle du verre à moitié vide".
Toutes les valeurs du CAC 40 ont terminé dans le rouge. Les titres liés aux matières premières ont le plus souffert comme ArcelorMittal (-5,67% à 24,78 euros), la plus forte baisse du CAC 40, et Technip (-5,32% à 52,99 euros).
Air France -KLM a annoncé mercredi une perte nette de 1,55 milliard d'euros pour son exercice 2009/10, la pire depuis sa naissance en 2004, après le rapprochement des compagnies aériennes néerlandaise et française. La perte essuyée en 2009/10 (exercice clos fin mars) a été creusée par rapport aux -811 millions enregistrés en 2008/09, sur fond de baisse du trafic, particulièrement marquée dans le cargo.
Par ailleurs, la Grèce a catégoriquement démenti des rumeurs de marché rapportant qu'elle envisagerait de sortir de l'Union europénne ou de la zone euro. Selon des traders, ces rumeurs ont propulsé l'euro à son plus haut du jour.
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