© AFPLes syndicats grecs ont engagé l'épreuve de force mardi contre le gouvernement et la cure d'austérité que celui-ci va devoir s'imposer dans les dépenses publiques. Des milliers de fonctionnaires sont descendus dans la rue, mardi, à la veille d'une grève générale qui devrait paralyser le pays. A cette occasion, les syndicats protesteront à nouveau contre le plan de rigueur adopté dimanche par Athènes en contrepartie d'une aide financière de 110 milliards d'euros sur trois ans de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.
Les touristes vont-ils déserter la Grèce?
Les réservations vers la Grèce enregistreraient une baisse de 15 à 25%. Malgré la hausse prévue de la TVA, les prix ne devraient pas augmenter à court terme.
Publié le 03/05/2010
L'Assemblée nationale adopte le plan d'aide à la Grèce
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi le volet français du plan d'aide à la Grèce, qui prévoit un prêt maximal de 16,8 milliards d'euros sur trois ans dont 3,9 milliards en 2010.
Publié le 04/05/2010
Grèce : le nouveau plan d'austérité dévoilé ce matin
Le Premier ministre grec Georges Papandréou doit annoncer dimanche matin, en conseil des ministres, les détails de l'accord passé entre Athènes, le FMI et l'UE. Au menu : le déblocage d'une aide financière contre une nouvelle cure d'austérité.
Publié le 02/05/2010
Ces mesures, d'une sévérité inédite, prévoient notamment la suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique, et des 13e et 14e mois de pension pour tous les retraités, compensées par des primes pour les plus bas revenus.
Les manifestants ont commencé à défilé mardi en milieu de journée dans le centre d'Athènes. Moins d'un millier de manifestants du Pame, le front syndical du Parti communiste, se sont rendus au Parlement, derrière une grande banderole: "On ne donnera pas un sou pour la crise". Plusieurs centaines de professeurs de l'enseignement privé se sont également rendus au Parlement pour y déposer une liste de revendications. Une troisième manifestation, organisée par le syndicat des fonctionnaires (Adedy, 375.000 adhérents), a réuni quelques milliers de personnes. "Peuples de l'Europe, soulevez-vous", pouvait-on lire en grec et en anglais sur une banderole accrochée pendant quelques heures au rocher de l'Acropole par 200 militants communistes qui avaient réussi à pénétrer sur le site.
La grève des fonctionnaires a paralysé mardi ministères et municipalités, et les hôpitaux fonctionnaient avec du personnel d'astreinte. Une grève dans l'aviation civile perturbait les liaisons intérieures et Olympic Air a annulé 42 vols intérieurs tandis qu'Aegean Airlines en supprimait 17. Mercredi, tous les vols internationaux seront cloués au sol, les contrôleurs aériens devant participer à la grève générale. Les fédérations de commerçants ont appelé leurs membres à se joindre à la grève, mais les commerçants d'Athènes ont annoncé leur intention d'ouvrir leurs magasins.
"Notre patience est quasiment à bout"
Face à ces mouvements, le vice-chancelier et ministre des Finances autrichien Josef Proell a affirmé que l'Europe perd patience avec la Grèce: "Quand on voit les mouvements de protestations en Grèce, notre patience, à moi et au reste de l'Europe, est quasiment à bout", a-t-il dit, en invitant le gouvernement grec à expliquer clairement à la population que les mesures d'austérité sont absolument nécessaires, pour aider le pays à sortir de sa dette abyssale.
Le ministère grec des Finances a annoncé mardi avoir déposé au parlement le deuxième projet de loi reprenant les mesures d'austérité adoptées dimanche par le pays, en vue d'un vote jeudi, en même temps que le volet fiscal du plan déposé dès lundi.
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