200 militants communistes occupent mardi 4 mai au matin le site de l'Acropole, à Athènes, pour protester contre la cure d'austérité infligée au pays. © LCI/TF1/DR/Pays au bord de la banqueroute, manifestations tendues et, pour la première fois, 200 militants communistes qui occupent mardi matin un site touristique, celui de l'Acropole d'Athènes, pour protester contre la cure d'austérité infligée au pays... La Grèce, qui vit très largement de son industrie touristique (18% du PIB et 20% du total des emplois), n'a pas pu se montrer sous son plus beau jour ces dernières semaines.
Les chauffeurs grecs reprennent la route
S'ils ont mis fin à leur grève, les conséquences du mouvement des routiers grecs sur l'économie du pays restent lourdes ; de nombreux secteurs économiques en ont pâti, notamment dans le touisme.
Publié le 02/08/2010
Grèce: les pompes à sec, des milliers de touristes bloqués
La situation devrait se débloquer pour les milliers de voyageurs et de Grecs, les chauffeurs routiers reprennant le travail selon le gouvernement. Les stations-service commencent à être réapprovisionnées.
Publié le 31/07/2010
Les syndicats grecs toujours mobilisés, la BCE sous pression
La Grèce reste mobilisée, ce jeudi, à l'appel des syndicats du pays. Le jour où la Banque centrale européenne tient une réunion à Lisbonne. Elle aura pour mission de rassurer les marchés qui s'inquiètent du risque de contagion de la crise grecque.
Publié le 06/05/2010
Les Grecs haussent le ton contre le plan d'austérité
Des milliers de fonctionnaires ont commencé à manifester à la veille de la grève générale prévue mercredi. Les syndicats ont appelé la population à protester contre le plan d'austérité mis en place par le gouvernement.
Publié le 04/05/2010
La "prise" de l'Acropole mardi tombe bien mal. La police n'était pas en mesure de préciser comment les manifestant étaient entrés sur le site, fermé au public à cette heure matinale et en principe objet d'une sévère surveillance. La Grèce paye déjà le prix de ces agitations. Selon George Colson, président du Syndicat national des agents de voyage (Snav), les réservations vers le pays connaissent une "accalmie" ces derniers jours avec une baisse de 15% par rapport à la même semaine de l'année dernière. Aline Ducret, responsable Marketing de liligo.com, un moteur de recherches qui permet de traquer sur Internet les meilleures offres des compagnies aériennes et des voyagistes, confirme cet impact. "Nous observons une baisse de 25 % des recherches sur cette destination par rapport à la même époque l'an dernier, explique-t-elle à TF1 News, la crainte d'une grève ou d'une chute de la qualité des prestations peut inciter les touristes à changer de destination".
"Même si aucun touriste n'est visé par les manifestations", la perspective de mouvements de protestation, ce "n'est jamais bon" pour les destinations touristiques, abonde George Colson. Une analyse qui ne convainc pas à l'Office national hellenique du tourisme de Paris. "Les touristes qui viennent nous voir ne sont pas inquiets", assure une employée à TF1 News interrogée avant que des protestataires massés au pied du Parthénon mardi, crient des slogans et y brandissent des drapeaux rouges, "certes, il y a des manifestations, mais je reviens d'Athènes et je peux vous assurer qu'elles n'empêchent pas les voyageurs de se promener tranquillement dans les lieux touristiques... Lorsqu'il y a une manifestation à Bastille, cela n'empêche personne de prendre un café au soleil à Saint-Germain-des-Prés." Le directeur de l'Office relativise à son tour. "Si elles font la Une des médias, les protestations sont bien moins importantes que par le passé, constate Theodoros Chartomatsidis, sur les dernières années, le tourisme des Français vers la Grèce est d'ailleurs en progression. Cela se poursuivait avec une croissance de plus de 10% sur les trois premiers mois de l'année mais, avec le nuage de cendres, toutes les destinations ont souffert depuis...".
Les prix ne bougent pas... encore
Cette baisse n'a en tout cas pas encore poussé les professionnels du tourisme à brader la destination. "On peut trouver des billets d'avions à 250 euros par personne ou un des séjours à 500 euros pour Corfou ou La Crète mais ce sont des prix d'appel habituels", commente-t-on chez Liligo.com. Les prestataires grecs ne sont pas partis dans une "politique de bradage de prix", confirme le patron du SNAV. Une politique qui, à son avis, ne leur serait pas profitable car "qui dit baisse des prix, dit baisse de qualité et aujourd'hui un touriste a tellement le choix qu'il recherche la compétitivité mais aussi la qualité et la sécurité". Il n'empêche que "certains promoteurs vont faire des promotions pour permettre à la destination de se maintenir. Mais c'est encore un peu tôt d'en parler".
La hausse de la TVA annoncée par les autorités grecques dans le cadre de leur plan d'austérité pourrait-elle, au contraire, rendre la destination plus onéreuse à terme? "Il faut bien comprendre que la destination est gérée par d'autres pays que la Grèce, des tour-operators européens comme Opodo ou Last minute", note-t-on chez Liligo. "Bien sûr, on peut imaginer que les prix augmenteront mais les négociations sont faites annuellement, et la répercussion pourrait être annulée par des efforts sur les marges". Si vous avez toujours rêvé du Parthénon, aucune raison de ne pas y aller !
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