Les places européennes chutent dans le sillage de Wall Street

Par , le 14 mai 2010 à 16h18 , mis à jour le 14 mai 2010 à 22h42

Les bourses de Paris, Madrid, Lisbonne et Milan ont sévèrement dévissé vendredi dans un contexte marqué par la crise financière en Europe. Ce mouvement général est intervenu peu après l'ouverture à la baisse de Wall Street.

Le quartier de Wall Street Le quartier de Wall Street © TF1/LCI

Nouveau coup de pression sur le front boursier européen. Les places de Paris, Madrid, Lisbonne et Milan ont sévèrement dévissé vendredi dans un contexte marqué par la crise financière en Europe. Ce mouvement général est intervenu peu après l'ouverture à la baisse de Wall Street vers 15h30, un marché qui est lui-même toujours dominé par les inquiétudes vis-à-vis de la capacité des pays de la zone euro à faire face à leurs lourdes dettes publiques.
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Ainsi, La Bourse de Paris a terminé en nette baisse, le CAC 40 lâchant 4,59% repassant sous la barre des 3600 points, dans un marché toujours plombé par les valeurs financières. Du côté de la péninsule ibérique, le mouvement a été identique : à Madrid, l'indice Ibex-35 a creusé ses pertes et cédé 6,64%. Au Portugal, le PSI-20, indice vedette de la Bourse de Lisbonne, s'est enfoncé de 4,27%, entraîné à la baisse par le secteur bancaire. En Italie, l'indice vedette de la Bourse de Milan a lui aussi creusé ses pertes et chuté de 5,26% en raison des inquiétudes persistantes du marché sur la santé économique et budgétaire de la zone euro.

Sur les autres places européennes, la situation est comparable, dans une moindre mesure. Ainsi, le Footsie à Londres a reculé de 3,14% et le Dax à Francfort de 3,12%.

"La nervosité est extrême"
 
Auparavant, la Bourse de New York avait ouvert en baisse vendredi. A 18 heures, la place américaine continuait de creuser ses pertes, le Dow Jones abandonnant 2,10% et le Nasdaq 2,85%. Et la situation ne s'est pas amélioré à la clôture. Wall Street a terminé en nette baisse vendredi, comme la veille, gagnée par un nouvel accès de fièvre face aux difficultés budgétaires de la zone euro: le Dow Jones a perdu 1,51% et le Nasdaq 1,98%. "Des craintes exacerbées concernant la crise de la dette dans la zone euro, ses conséquences sur le futur de la région et la reprise économique mondiale continuent de plomber la confiance du marché", ont constaté les analystes de Charles Schwab. "La nervosité est extrême", a observé Anthony Conroy, vendeur d'actions pour BNY ConvergEx Group. "Le marché s'inquiète pour l'Europe. S'il y a un ralentissement économique là bas, cela va affecter les Etats-Unis".

L'impression de pagaille en Europe a été renforcée par des informations du quotidien El Pais selon lesquelles le président français Nicolas Sarkozy aurait menacé de retirer la France de la zone euro pour forcer Angela Merkel à accepter le plan de sauvetage de la Grèce. Madrid, Paris, et Berlin ont démenti (lire notre article en cliquant ici).

Le soulagement qui avait accueilli en début de semaine le plan de 750 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international pour aider les pays européens à faire face à leurs dettes publiques est, depuis, largement retombé. L'euro est ainsi tombé vendredi à son plus bas niveau depuis novembre 2008, sous 1,24 dollar (voir notre article en cliquant ici). "Si l'euro est considéré comme un baromètre de la confiance (des marchés, ndlr) dans le plan de sauvetage, alors on peut dire que cette confiance fait défaut", a constaté Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

Par Laurent Deschamps le 14 mai 2010 à 16:18
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9 Commentaires

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  • fimadou, le 15/05/2010 à 07h20

    Le dollar va baisser lui aussi,inévitablement puisque le prix du pétrole dégringole.Ce sont les marchés asiatiques qui se frottent les mains,eux subissent une crise de croissance constante.Merci à tous nos gouvernants qui eux,s'en mettent plein les poches,ainsi que les banques et les trusts financiers.

  • thierrybordeaux, le 15/05/2010 à 06h58

    A nanardebordes: c est bien pour ça qu il faut speculer sur le yoyo et s en mettre plein les fouilles!!

  • 566456, le 15/05/2010 à 05h42

    Aucun probleme pour les américains, eux ils impriment leurs billets par eux même.

  • bisounoursfr, le 15/05/2010 à 00h43

    Ce qui a conduit a la crise qu'on a connu...

  • nanardesbordes, le 15/05/2010 à 00h40

    Pour info , le cac 40 en 2006 devait etre au alentour des 6000 points, alors acheté ok , mais ca risque plutot de descendre encore et encore

  • stdenis98, le 14/05/2010 à 20h37

    On s'inquiète des petites économies comme la Grèce ou le Portugal, mais personne ne se demande comment le mastodonte américain va réduire son déficit géant??? Le jour où il se cassera la figure, qui va ramasser les morceaux?

  • cahouette33, le 14/05/2010 à 18h34

    C'est le moment d'acheter, ce yoyo sert les traders et spéculateurs qui se font des millions à la pelle en achetant et vendant

  • no2r, le 14/05/2010 à 17h45

    Donc les marchés ont jugé que la france faisait bien partie des pays du "club med". On s'en doutait un peu mais maintenant on est fixé. Même motif = même punition, nous subirons les mêmes mesures et restrictions qu'eux.

  • magnus2005, le 14/05/2010 à 16h40

    750 milliards, allez ca suffisait pas, rajoutez en, c'est le peuple qui régale ! Tournééééééééééé générale, pour sauver l'euro, rajoutez les milliards, allez, faites tourner la planche à billets ! On croyait que la guerre contre les spéculateurs avait été déclarée dimanche par l'Europe, on voit la réalité, les speculateurs enrichis grace à la montée des cours de l'or utilisent ces milliards contre nous !

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