Carlos Ghosn. © TF1/LCIAu nom de nouvelles règles édictées par les autorités boursières japonaises, les entreprises cotées au pays du soleil levant doivent publier la rémunération de leurs dirigeants gagnant plus de 100 millions de yens par an. Les sociétés peuvent se contenter de donner le montant global touché par l'ensemble de leurs dirigeants payés au-delà de cette somme, ou préciser qui gagne combien. Carlos Ghosn, patron de Renault, mais aussi du groupe japonais Nissan, s'est plié à la règle.
Lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe japonais, tenue mercredi à Yokohama, dans la région de Tokyo, Carlos Ghosn a déclaré avoir touché 890 millions de yens (8 millions d'euros au taux de change actuel) pour l'année 2009-2010, ce qui fait de lui l'un des patrons les mieux payés du Japon. Une somme qui n'inclut pas la rémunération de 1,24 million d'euros qu'il a touchée en 2009 en tant que PDG du constructeur automobile Renault, premier actionnaire de Nissan avec 45,7% des titres.
Les patrons japonais à la diète
Parmi les dirigeants des sociétés cotées dont la rémunération est connue, le Français est le mieux payé du Japon, devant son homologue de Sony, l'Américain Howard Stringer, qui a perçu au total 816,5 million de yens (7,4 millions d'euros) sur la même période, selon des chiffres publiés vendredi par le fabricant d'électronique.
La publication des rémunérations des dirigeants, qui va se poursuivre jusqu'à la fin juin à la faveur des assemblées générales d'actionnaires des principaux groupes nippons, est particulièrement suivie dans l'archipel. Les dirigeants japonais gagnent en général nettement moins que leurs homologues européens et américains, particulièrement par temps économique difficile où les patrons nippons sont tenus de donner l'exemple. Nombre d'entre eux ont réduit, voire carrément renoncé à leurs salaires pendant la récession de 2008.
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