© www.sxc.huL'interminable glissade de l'euro, qui stationne encore en ce début de semaine sous la barre symbolique des 1,20 dollars, inquiète Bruxelles. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, s'est dit ce lundi plus "préoccupé" par la rapidité de cette baisse que par le niveau proprement dit de la monnaie unique. Alors que les Bourses européennes font encore grise mine : après avoir toutes ouvert sur une large baisse (entre 9h30 et 10 heures, Paris était en baisse de 2%, Londres reculait de 1,25% et Francfort de 0,96%), elles effaçaient péniblement une partie de leurs pertes en début d'après-midi : à Paris, le CAC-40 était en repli de 0,39% vers 13 heures, le Footsie de 0,42% à Londres, et le DAX de 0,23% à Francfort.
Marchés financiers : Merkel et Sarkozy accordent leurs violons
Après leur rencontre avortée de lundi, les deux dirigeants signent une lettre commune demandant à la commission européenne "d'accélérer ses travaux" pour un "encadrement renforcé" des marchés financiers.
Publié le 09/06/2010
Merkel boude Sarkozy et serre la vis en Allemagne
La chancelière allemande a reporté in extremis une rencontre prévue lundi avec Nicolas Sarkozy pour défendre un budget 2011 enfanté dans la douleur, le plus rigoureux de l'après-guerre.
Publié le 08/06/2010
L'euro poursuit sa chute, les Bourses toujours fébriles
L'euro a plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans et a entraîné avec lui les places financières en Asie et en Europe, sur fond d'inquiétudes au sujet de la Hongrie et de chiffres décevants concernant l'emploi aux Etats-Unis.
Publié le 07/06/2010
La rencontre Merkel-Sarkozy reportée d'une semaine
Nicolas Sarkozy devait retrouver ce lundi la chancelière allemande à Berlin pour un dîner de travail portant notamment sur la coordination économique européenne. La rencontre a été annulée au dernier moment.
Publié le 07/06/2010
Consensus à l'Assemblée autour du plan de sauvegarde de l'euro
L'Assemblée a examiné lundi le texte sur la garantie française apportée au Fonds européen de stabilité financière, créé pour aider un pays de la zone euro qui se retrouverait en difficulté. Il devrait être voté sans difficulté mardi.
Publié le 31/05/2010
Il faut sauver le soldat euro
Alors que le cours de l'euro plonge lundi, l'Eurogroupe va s'atteler à un problème ardu : comment rassurer des marchés qui redoutent à la fois les déficits publics et les mesures destinées à les combler ?
Publié le 17/05/2010
Sarkozy a-t-il menacé de quitter l'euro ?
Pour faire pression sur l'Allemagne, réticente face au plan d'aide à la Grèce, le chef de l'Etat français aurait menacé de "réexaminer sa situation dans l'euro", selon des propos de Zapatero rapportés à El Pais. Madrid dément.
Publié le 14/05/2010
Zone euro : les sombres prévisions des économistes
La zone euro n'existera plus dans sa forme actuelle d'ici cinq ans en raison de la crise financière chez plusieurs de ses membres. C'est en tout cas ce qu'a estimé une douzaine d'économistes de la City à Londres.
Publié le 06/06/2010
Merkel-Sarkozy : le couple désuni se retrouve à Berlin
Alors que les relations France-Allemagne sont loin d'être au beau fixe et que les rapports personnels entre leurs dirigeants sont détestables, Nicolas Sarkozy se retrouve ce lundi à Berlin pour une réunion suivie d'un dîner de travail.
Publié le 07/06/2010
Un peu plus tôt dans la matinée, la première place financière en Asie, Tokyo, avait également clôturé en forte baisse (-3,84%), son plus bas niveau de clôture depuis le 30 novembre 2009, et Sydney avait lâché 2,78%. Les autres ont suivi le mouvement: peu après 8 heures, Hong Kong abandonnait 2,36%, Séoul 1,57%, Shanghai 1,35% et Bombay 2,21%. Vendredi déjà, les Bourses européennes avaient terminé en fort recul: Londres en baisse de 1,63%, Paris de 2,86%, Francfort de 1,91%, Madrid, Milan et Athènes largement au-delà de 3%, avant qu'à New York, le Dow Jones ne perde 3,16% et le Nasdaq 3,64%.
Juncker "pas inquiet"
"La peur à propos de la crise de la dette européenne revient nous hanter car les problèmes ne sont pas réglés", explique Daphne Roth, analyste de marché à ABN Amro Private Bank à Singapour, citée par Dow Jones Newswires. Les investisseurs restent marqués par les déclarations alarmistes, jeudi, de hauts responsables du parti au pouvoir en Hongrie à propos de la situation économique du pays, l'un d'eux jugeant que "la Hongrie était dans une situation comparable à celle de la Grèce". Leurs propos ont aiguisé l'inquiétude pour ce pays sous perfusion du FMI, de l'UE et de la Banque mondiale depuis novembre 2008, remettant les problèmes budgétaires européens au centre de l'attention. Budapest devait annoncer ce lundi de nouvelles mesures de rigueur budgétaire.
Le président de l'Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé dimanche sa confiance dans l'euro. Bien que "la monnaie apparaisse très affaiblie aux yeux des marchés", en réalité "elle ne l'est pas car nos données fondamentales sont meilleures que celles du Japon et des Etats-Unis", a-t-il jugé sur la chaîne TV5 Monde. Il s'est dit "pas inquiet" face à la situation économique en Hongrie, notant toutefois qu'il "y a eu des propos imprudents de certains dirigeants hongrois". Douze des 25 économistes interrogés par le quotidien britannique Sunday Telegraph ont pourtant jugé que la zone euro n'existerait plus dans sa forme actuelle d'ici cinq ans en raison de la crise financière chez plusieurs de ses membres. Huit seulement estiment qu'elle parviendra à en réchapper sans amputation. Les cinq derniers sont indécis. Et pour deux des huit tablant sur une survie, le prix à payer sera qu'au moins un des Etats-membre fera défaut sur sa dette souveraine.
"Les implications politiques (d'une désintégration de l'euro) auront sans doute des conséquences considérables - les Allemands ne veulent pas payer pour les autres et pourraient bien partir", a relevé David Blanchflower, professeur à l'université américaine de Dartmouth et ex-conseiller de la Banque d'Angleterre. Quatre économistes soutiennent en effet l'hypothèse d'une sortie de l'Allemagne, plutôt qu'un départ des économies en difficultés comme la Grèce. "La zone euro va perdre trois ou quatre membres - Grèce, Portugal et peut-être Irlande - et pourrait tout aussi bien éclater complètement à cause des tensions grandissantes entre la France et l'Allemagne", a relevé Tim Congdon, de la société de consultants International monetary research. Pour Peter Warburton, de la société Economic Perspectives, l'euro sera dans cinq ans "un refuge pour les faibles, et non une forteresse pour les forts".
Retour MYTF1
Marchés financiers : Merkel et Sarkozy accordent leurs violons
Chargement en cours...




