L'euro poursuit sa chute, les Bourses toujours fébriles

le 07 juin 2010 à 18h51 , mis à jour le 08 juin 2010 à 00h05

L'euro a plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans et a entraîné avec lui les places financières en Asie et en Europe, sur fond d'inquiétudes au sujet de la Hongrie et de chiffres décevants concernant l'emploi aux Etats-Unis.

[Expiré] Courbe sur fond de rouleaux de pièces d'euro (montage) © www.sxc.hu

Le week-end n'aura pas permis de rassurer les marchés qui ont poursuivi leur baisse initiée vendredi. L'euro a ainsi plongé lundi à son plus bas niveau depuis quatre ans et a entraîné avec lui les places financières en Asie et en Europe, sur fond d'inquiétudes au sujet de la Hongrie et de chiffres décevants concernant l'emploi aux Etats-Unis.

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Plus d'infos

 
Les marchés européens, qui avaient ouvert en forte baisse, récupéraient cependant une partie de leurs pertes dans l'après-midi. Remontée insuffisante toutefois puisque Paris a clôturé en net repli de 1,21% à 3.413,72 points. Le Dax à Francfort s'en est un peu mieux sorti, cédant 0,57% et le Footsie à Londres a reculé de 1,11%. La plus forte dégringolade de la journée est revenue à la place d'Athènes qui a plongé de 5,45% à 1.403,92 points. Même tendance de l'autre côté de l'Atlantique. La Bourse de New York a fini en nette baisse lundi, emportée à son plus bas niveau en sept mois par le pessimisme qui l'avait déjà caractérisée en fin de semaine et qui pénalise les actifs risqués: le Dow Jones a perdu 1,16% et le Nasdaq 2,04%.

Vendredi, les Bourses européennes avaient également terminé en net recul: Londres en baisse de 1,63%, Paris de 2,86%, Francfort de 1,91%, Madrid, Milan et Athènes largement au-delà de 3%, avant qu'à New York, le Dow Jones ne perde 3,16% et le Nasdaq 3,64%.

"Aucun élément d'inquiétude" pour le FMI
 
Les investisseurs sont en fait restés sous le coup des déclarations alarmistes, jeudi, de hauts responsables du parti au pouvoir en Hongrie sur la situation économique du pays, l'un d'eux jugeant que "la Hongrie était dans une situation comparable à celle de la Grèce". Les places financières ont réagi en outre à une statistique décevante publiée vendredi aux Etats-Unis, selon laquelle 431.000 emplois ont été créés en mai, nettement moins que le demi-million espéré. Pour autant, le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a fait savoir lundi qu'il n'avait "aucun élément particulier d'inquiétude" concernant la situation financière de la Hongrie et le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a rejeté toute comparaison entre la situation budgétaire catastrophique de la Grèce, et celle de la Hongrie.
 
Mais, malgré ces commentaires se voulant rassurants, l'euro continuait à perdre du terrain face au dollar lundi, effaçant son rebond de la matinée, les cambistes optant pour la prudence en l'absence d'indicateurs majeurs, avec la Hongrie dorénavant dans leur ligne de mire. Vers 18 heures à Paris, la devise européenne valait 1,1973 dollar, contre 1,1972 dollar vendredi à 23 heures, après être tombée à 1,1877 dollar, son plus bas niveau depuis le 10 mars 2006.

Annulation du rendez-vous franco-allemand
  
Le président de l'Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé dimanche sa confiance dans l'euro. Signe de la défiance qui continue de régner sur les marchés, les banques de la zone euro ont malgré tout déposé dans la nuit de dimanche à lundi un nouveau montant record à la Banque centrale européenne (BCE), préférant ainsi s'assurer un rendement, certes bas, mais sûr. Enfin, dernier signe qui pourrait accroître la fébrilité des marchés : l'annulation de la rencontre prévue lundi à Berlin entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy (lire notre article en cliquant ici) qui a été reportée au lundi 14 juin à la demande des Allemands.

le 07 juin 2010 à 18:51
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4 Commentaires

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  • syberya, le 08/06/2010 à 00h50

    @claudecouledouce---De la finesse des fluctuations, ou comment la bourse peut rapporter gros, tels les picadors qui s'acharnent sur le taureau, dont la fin ne sera qu'une pâle mise à mort, depuis longtemps annoncée...les dents sont serrées, il ne nous reste...qu'à, pour les uns se repaître de la mise à mort, et pour les autre...fermer les yeux...Quant à moi au moment ou j'écris cela, j'ai la nausée....Cordialement Marie

  • bigou0607, le 08/06/2010 à 00h20

    Ou est notre bon vieux franc ? on le voyait venir de loin tout ça .......

  • claudcouledouce, le 07/06/2010 à 23h48

    Réfléchissez au lieu de dire des sottises. Pour spéculer il faut vendre cher ce que l'on achète bon marché. Pour acheter bon marché à terme c'est facile, ça baisse. Pour vendre cher au comptant il faut trouver des acheteurs qui spéculent à la hausse et si ça baisse autant c'est justement qu'il n'y a plus d'acheteurs qui veulent acheter aujourd'hui en spéculant à la hausse (la crise à mangé leurs liquidités). Le yoyo c'est quand ça monte autant que ça baisse à tour de rôle (volatilité) pas quand ça baisse régulièrement. Alors il y a encore de la spéculation mais elle est marginale. La seule issue : la production de richesses compétitives (qui trouvent preneurs) en profitant de la baisse de l'Euro pour les vendre mieux et à plus de gens pour rétablir un cycle de hausse des cours à long terme. Et en attendant : serrons les dents.

  • desgiffles, le 07/06/2010 à 19h44

    Les bourses qui font le yo yo depuis des semaines, vous immaginez le fric que se font les spéculateurs......et notre president qui voulait moraliser et réguler tout ça....

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