La Grèce reste "l'homme malade de l'Europe"

Par TF1 News (Avec agence), le 17 juillet 2010 à 08h39 , mis à jour le 17 juillet 2010 à 08h42

Le pays fait des progrès dans l'application des mesures censées assainir ses finances publiques. Mais des risques demeurent, note le FMI.

Grèce : violentes manifestations contre le gouvernementDes milliers de personnes sont descendues dans les rues d'Athènes pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement confronté à une crise financière sans précédent. © TF1/LCI

Après avoir concentré les inquiétudes de toute l'Union Européenne, la Grèce fait des progrès dans la remise en ordre de ses finances publiques, estime le Fonds monétaire international dans un rapport d'étape publié en cette fin de semaine. Mais si des risques demeurent. Dans ce rapport basé sur la visite effectuée par une délégation mi-juin à Athènes, le FMI note que la mise en oeuvre du budget est en bonne voie tout en identifiant un certain nombre de difficultés. "Les performances dans les secteurs de la santé, de la sécurité sociale, des collectivités locales et dans les entreprises publiques pourraient se détériorer, ce qui pose des risques", explique l'organisation internationale dans le rapport.

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Le FMI et l'Union européenne ont débloqué 110 milliards d'euros de prêts d'urgence pour la Grèce qui s'est engagée en retour à mettre en oeuvre un plan d'austérité afin d'enrayer la hausse de son déficit budgétaire. Dans un rapport publié la semaine dernière, la Commission européenne a jugé que ce plan était largement sur les rails. Le gouvernement socialiste a mis en oeuvre une série de réformes, dont une hausse des taxes et le relèvement de l'âge de départ à la retraite, en dépit des grèves et des manifestations. Au début du mois, Athènes a annoncé que le déficit du gouvernement central, qui n'inclut pas la Sécurité sociale et les collectivités locales, avait diminué de 46% en rythme annuel sur les six premiers mois de l'année, ce qui est de bon augure pour son objectif de réduction du déficit à 8,1% du produit intérieur brut contre 13,6% l'an dernier.

La Grèce toujours soumise au jeu de la spéculation

Mais le FMI a dû reconnaître que les marchés n'étaient toujours pas convaincus que la Grèce pourrait éviter une restructuration de sa dette en dépit des réformes engagées, et il a estimé que l'écart de rendement entre les obligations grecques et allemandes était trop grand. "Les spéculations sur le fait qu'une restructuration de la dette grecque pourrait seulement avoir été différée, plutôt que définitivement écartée, pèsent clairement sur le sentiment", souligne le FMI. Afin de rétablir la confiance du marché, les autorités grecques envisagent d'organiser un "roadshow" après le mois d'août et de mettre sur le marché des bons du Trésor en octobre, indique le rapport.

Le FMI précise que les banques grecques, qui dépendent de la Banque centrale européenne pour leur refinancement, font face à des conditions difficiles en termes de liquidités, ajoutant que leur solvabilité connaît une "certaine érosion". La contraction de 2,5% de l'économie en rythme annuel au premier trimestre est conforme aux projections même si le ralentissement va probablement s'accentuer au fil de l'année, précise l'institution internationale. Le FMI, l'UE et le gouvernement grec prévoient une contraction de 4,0% de l'activité économique cette année, ce qui constituerait la plus forte récession dans le pays en près de 40 ans.

Le FMI juge par ailleurs l'inflation trop élevée et appelle le gouvernement à libéraliser de manière urgente les marchés de services et de produits afin de contribuer à faire baisser les prix. Les augmentations de taxes ont fait grimper l'inflation à un plus de haut de 13 ans à 5,4% en mai, soit bien au-dessus de la prévision du FMI d'une inflation annuelle sous les 2,0% cette année. Le FMI va réviser ses prévisions d'inflation pour la Grèce après avoir bouclé l'évaluation du pays en août.

Par TF1 News (Avec agence) le 17 juillet 2010 à 08:39
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3 Commentaires

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  • 421123, le 24/07/2010 à 03h20

    Le libéralisme fonctionne: il est entrain de se corriger, ce sont les erreurs et malversations de certains, que nous allons devoir payer.

  • davidlondres0, le 20/07/2010 à 18h10

    Y'avait qu'a... il aurait fallu qu'on ...

  • bibi32000, le 17/07/2010 à 10h09

    Si il n'y avait que la Grèce! Le système économique mondial est devant le mur! Il y a des années qu'on le voyait venir... et personne n'a réagit, préférant l'appât du gain et l'argent rapide. Le communisme ne fonctionne pas, le libéralisme non plus...il faut passer à autre chose! Toutes ces grosses têtes ne vont-elles pas nous trouver un système enfin respectueux de l'Homme?

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