Pas d'"augmentation générale" des impôts et pas touche à la TVA

le 21 août 2010 à 07h53 , mis à jour le 21 août 2010 à 09h44

Le secrétaire général de l'UMP tente de rassurer sur les impôts et la TVA en excluant toute modification ou augmentation. Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi la suppression de 10 milliards d'euros de niches fiscales.

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 Au lendemain des annonces du gouvernement, l'UMP tente de rassurer l'opinion. Le secrétaire général du parti Xavier Bertrand exclut une "augmentation générale" des impôts et assure qu'il n'y aura pas de remise en cause du taux réduit de TVA dans la restauration, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France de samedi. Xavier Bertrand explique que "baisser la réduction d'impôts de certains, ce n'est pas augmenter les impôts pour tous". "Nous ne voulons pas d'augmentation générale. C'est vrai pour l'impôt sur le revenu, la TVA. Je ne suis pas non plus favorable à l'augmentation de la CSG", détaille le leader du parti présidentiel, pour qui ce serait "une erreur économique, car on casserait les perspectives de reprise et notamment la consommation". Il assure aussi que "nous ne toucherons pas, par exemple, à la TVA sur la restauration", pourtant réclamée par certaines voix dans la majorité, car "les études montrent que cela a permis de préserver 30.000 emplois".

Cette prise de position intervient quelques heures seulement après la décision de quelques ministres et le chef de l'Etat de supprimer 10 milliards d'euros de niches fiscales.

Au terme de cette réunion informelle au Fort de Brégançon (Var) entre le président de la République, le Premier ministre et ses ministres de l'Economie et du Budget, Nicolas Sarkozy est reparti pour le Cap Nègre peu après 15 heures, après un entretien en tête-à-tête d'environ une heure avec François Fillon. Un dernier entretien qui s'est tenu sur fond de rumeurs sur un éventuel départ du Premier ministre à l'occasion du grand remaniement prévu par l'Elysée à la rentrée, et son possible remplacement par l'actuelle garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie. Quoiqu'il en soit, voici dans le détail les annonces sur le plan économique communiquées par les services de l'Elysée. 

Une croissance au rendez-vous en 2010...

Côté croissance, la prévision pour 2010 sera respectée, selon le communiqué publié. "Après une hausse du PIB de 0,2% au premier trimestre, une croissance de 0,6% a été enregistrée au 2e trimestre", rappelle l'Elysée. Compte tenu de ce rebond de l'activité, la perspective de croissance de 1,4% sera "atteinte ou dépassée" pour l'année 2010.

... Mais des prévisions revues à la baisse pour 2011

En revanche, les prévisions de croissance en 2011 sont revues à la baisse. L'Elysée anticipe une croissance de 2%, au lieu des 2,5% évoqués précédemment. La prévision française pour 2011 était de toutes façons jugée "trop optimiste" par le Fonds monétaire international, qui estimait que la France devra faire des "efforts supplémentaires" d'économies pour ramener d'ici à 2013 le déficit à 3% du PIB (seuil de Maastricht), comme elle s'y est engagée. A ce titre, Bercy prévoit des efforts soutenus en matière de maîtrise du budget. "La réduction du déficit public doit être obtenue en diminuant en priorité la dépense publique. Ni l'impôt sur le revenu, ni la TVA, ni l'impôt sur les sociétés ne seront augmentés", promet le communiqué de l'Elysée.

Haro sur les niches fiscales

Devant l'importance des déficits et puisque la hausse des impôts indirects est de facto exclue, Pariis a décidé d'opérer un vaste "coup de rabot" sur les très nombreuses niches fiscales (470) qui représentent un manque à gagner pour l'Etat en 2010 de 75 milliards d'euros. Restait à en définir l'ampleur. En avançant le chiffre de 10 milliards d'euros, l'Elysée retient l'hypothèse haute: François Baroin (Budget) avait fait état début juillet d'une réduction de 8,5 à 10 milliards d'euros pour la période 2011-2012. Le communiqué ne précise pas quelles niches pourraient être "rabotées" et lesquelles devraient rester intactes. Jusqu'à présent, l'exécutif avait laissé entendre qu'il préserverait plusieurs niches "sociales" qui ont "un effet direct" sur l'emploi: emploi à domicile, crédit d'impôt recherche.

le 21 août 2010 à 07:53
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49 Commentaires

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  • sambrest, le 22/08/2010 à 18h25

    Et supprimer les niches fiscales, ça s'appelle comment Monsieur Bertrand?

  • cyprienne93, le 22/08/2010 à 08h10

    Suppression également de la demi part pour les veuves retraitées ayant eu des enfants.... Honteux!!!!!!

  • sebhazebrouck, le 21/08/2010 à 22h08

    L'élection des députés a lieu tous les 5 ans et pas 6.

  • regentil, le 21/08/2010 à 22h07

    Encore à cause des socialistes, même après trois mandats de la droite. Cela s'applle la culture du mensonge.

  • vivine24, le 21/08/2010 à 21h04

    Et pourquoi je donne le double de l'an dernier avec les memes ressources?

  • trunk69100, le 21/08/2010 à 19h12

    Cela sent une augmentation lors qu'il seront a nouveau au pouvoir !!!! J'espère pas quand même. Moi j'aime bien payer plus d'impôts mais seulement a cause de ma paye qui augmente ^^

  • ticoco53, le 21/08/2010 à 19h10

    Et bien mon cher voter à gauche en 2012 ils ont déjà dit qu'ils augmenteraient bien comme il faut les impôts alors si lorsque la droite y touche un petit peu sa vous plait pas essayer à gauche ... A laval maire d egauche a peine arriver hausse de la taxe foncière et taxe d'habitation de 28 et 21% chacune alors allons y !!!!

  • christito, le 21/08/2010 à 18h18

    Ceux qui croient que les socialistes ou la gauche va tout régler c'est qu'il n'ont pas de mémoire, car s'ils refaisaient un retour en arrière ils comprendraient pourquoi nous sommes dans la panade et ce n'est que le commencement

  • 33a25a52, le 21/08/2010 à 17h03

    2012........vous aurez été prévenu....................

  • kangooroux1, le 21/08/2010 à 16h16

    Donc les impôts n'augmentent pas, MAIS on enlève des déductions fiscales (ça peut se justifier, encore faut-il que ce soit juste et ne touche pas encore uniquement les classes moyennes), et on délègue tout un tas de trucs aux régions/départements (qui du coup, doivent augmenter leur budget... en augmentant les impôts!). On nous prend pas pour des c..., ça fait plaisir.

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