Immobilier: forte hausse en Ile-de-France, record historique à Paris

le 09 septembre 2010 à 10h25 , mis à jour le 05 novembre 2010 à 16h14

Dossier : Immobilier

Au deuxième trimestre 2010, la Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France a ainsi enregistré une hausse de 7,8% sur les ventes dans l'ancien, par rapport au même trimestre 2009.

bâtiment immobilier building propriété construction © Abaca

La crise semble bien terminée pour l'immobilier en Ile-de-France. Et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les particuliers, puisque le prix des logements anciens flambent à nouveau dans la région. Au deuxième trimestre 2010, la Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France a ainsi enregistré une hausse de 7,8% sur les ventes, par rapport au même trimestre 2009. "La hausse actuelle devrait continuer et dépasser les 10% à Paris intra-muros sur l'ensemble de l'année 2010 car la demande dépasse l'offre",  estime Me Christian Lefebvre, le président de l'institution. Au deuxième trimestre, le prix moyen des logements anciens en IDF a grimpé de 2,5%, par rapport au trimestre précédent, selon l'indice des notaires.

  • Logements anciens: record historique du prix de vente à Paris

    Paris a établi en 2010 un nouveau record avec un prix de vente dans le logement ancien à 7.330 euros/m2 en moyenne (+17,5% sur un an), un niveau qui devrait encore monter en 2011 en raison d'une demande plus forte que l'offre, selon une étude.

    Publié le 03/03/2011 Logements anciens: record historique du prix de vente à Paris
  • Marché immobilier: qui dit vrai ?

    La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) ne comprend pas les hausses de prix annoncées par les autres acteurs majeurs du marché immobilier, tels Century 21 ou Orpi.

    Publié le 08/07/2010 Marché immobilier: qui dit vrai ?
  • Immobilier : le crédit d'impôt, c'est (presque) fini

    Le gouvernement va supprimer le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier et mettre en place dès 2011 un "outil unique" pour l'accession à la propriété, annonce la ministre de l'Economie Christine Lagarde dans une interview aux Echos.

    Publié le 03/08/2010 Immobilier : le crédit d'impôt, c'est (presque) fini
  • Immobilier : Sarkozy lance le nouveau prêt à taux zéro

    La principale disposition de la réforme des aides à la propriété est un renforcement du prêt à taux zéro. Le "PTZ+" sera réservé aux primo-accédants sans conditions de ressources.

    Publié le 14/09/2010 Immobilier : Sarkozy lance le nouveau prêt à taux zéro
  • Les prix de l'immobilier flambent de nouveau

    Plus de crise dans l'immobilier où les prix de l'ancien se rapprochent de leur niveau d'avant la crise, avec une hausse de 8,5% sur un an, selon Century 21. Une stabilisation est attendue au second semestre.

    Publié le 07/07/2010 Les prix de l'immobilier flambent de nouveau
  • Immobilier : fini la baisse !

    Les notaires prévoient une remontée des prix des logements anciens cette année à Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse ou Nice.

    Publié le 14/04/2010 Immobilier : fini la baisse !
  • Emprunts immobiliers : un "cadeau" fiscal en sursis

    Des voix s'élèvent à droite pour demander la fin de la défiscalisation des intérêts d'emprunt. Ce volet de la loi TEPA est emblématique de l'ère Sarkozy mais très coûteux...

    Publié le 30/03/2010 Emprunts immobiliers : un "cadeau" fiscal en sursis
  • L'immobilier a chuté à Paris... mais remonte déjà

    La Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France note, pour le logement ancien en région parisienne, une diminution de 5,6% en 2009, la première baisse annuelle depuis 1997. Mais les prix remontent.

    Publié le 25/02/2010 L'immobilier a chuté à Paris... mais remonte déjà
  • La baisse des prix de l'immobilier ancien, c'est fini ?

    Les prix de vente des logements anciens en Ile-de-France ont enregistré une hausse de 1,9% au troisième trimestre 2009 par rapport au deuxième trimestre, selon une étude de la Chambre des notaires rendue publique jeudi.

    Publié le 26/11/2009 La baisse des prix de l'immobilier ancien, c'est fini ?
  • Conso, immobilier : il y a du mieux

    Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont continué d'augmenter en octobre alors que les ventes de logements neufs augmentent.

    Publié le 24/11/2009 Conso, immobilier : il y a du mieux
  • L'immobilier flambe de près de 10% à Paris

    Les notaires ont constaté une reprise du marché immobilier. A Paris, le prix moyen du mètre carré a battu son record. En province, la situation est disparate selon les villes.

    Publié le 09/09/2010 L'immobilier flambe de près de 10% à Paris
Plus d'infos

Sur un an (avril-juin 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse  des prix est de 7,8%. La hausse est plus forte à Paris intra-muros (+9,8%, contre seulement +4,8% fin avril) qu'en petite couronne (+8,8%) et en grande  couronne (+5,2%). Avec un prix moyen de 6.680 euros/m2 pour les appartements anciens, Paris  intra-muros bat le record (6.620 euros/m2 en moyenne) qui datait du troisième trimestre 2008, avant la crise financière. La hausse n'est que de 3,7% dans le Ve mais elle grimpe à 19,3% dans le IIe, arrondissement central où le marché est très restreint. Sur les 20 arrondissements de la capitale, 13 ont atteint leur plus haut historique. L'arrondissement le plus cher reste le VIe (9.900 euros/m2 en moyenne) suivi  du VIIe (9.730 euros) et du IVe (9.560 euros). A l'opposé, l'arrondissement le  moins cher demeure le XIXe (5.350 euros) suivi du Xe (5.450 euros) et du XVIIIe  (5.900 euros). Au sein des quartiers les prix oscillent entre 12.440 euros dans le sélect Saint-Germain-des Près (VIe) à 4.840 euros à Pont de Flandre (XIXe).

Hausse toujours, pas d'explosion ?

"Les petites surfaces sont notamment très recherchées par les  investisseurs", souligne Me Lefebvre pour expliquer cet engouement. Même les maisons anciennes, qui ont connu une hausse plus tardive que les appartements, participent à l'emballement. Mais les augmentations sont plus sensibles en petite couronne (+11,0% en un an) qu'en grande couronne (+4,3%). Le nombre de transactions (neuf et ancien) approche les 45.000 au deuxième trimestre, en progression de 38% par rapport au deuxième trimestre 2009, où le marché était peu actif, et supérieur de 5% par rapport au trimestre correspondant de 2008.

Toutefois, ces ventes demeurent inférieures de 8% au niveau moyen atteint pendant les deuxièmes trimestres de 1999 à 2007, périodes qui combinaient une forte activité et une progression des prix. "Je crois à la poursuite de la hausse des prix, pas à une explosion car la solvabilité des acquéreurs sera vite érodée au rythme actuel", a conclu Me Lefebvre. Les chiffes des notaires, basés sur les actes définitifs de vente, corroborent ceux donnés par Century 21, un des principaux réseaux d'agences immobilières (850 agences), début juillet pour la France entière. Entre les premiers semestres 2009 et 2010, les logements anciens en France se sont renchéris de 8,48%, avait alors affirmé Laurent Vimont, président de Century 21, en se basant sur les avant-contrats.

le 09 septembre 2010 à 10:25
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

11 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • jersin, le 09/09/2010 à 17h13

    Je persiste. Effectivement mêmes si les causes sont différentes, nous sommes dans une bulle, puisque les prix ne correspondent plus à la valeur réelle des biens. Aux U.S cela était du à une surabondance de crédit (les subprimes), qui a contribué à faire exploser la demande, et surtout l'endettement. En France, c'est la pénurie qui alimente cette bulle.

  • fdd66, le 09/09/2010 à 16h53

    Tous les avantages que vous développez ne s'appliquent que pour les primo accedents et uniquement ,pour les résidences principales. Donc les investisseurs en sont exclus. Par contre je trouve normale la diminution des avantages de la Loi Sellier. Les vrais investisseurs se reconnaitront.

  • fdd66, le 09/09/2010 à 16h43

    Qui disait il y a peu que le marché immobilier allait s'effondrer ?

  • a.1.2.c.4, le 09/09/2010 à 16h25

    C'est ballot ... hein ...! Le tunnel s'effondre lamentablement ... et, plus rapidement que prévu ...! :o)))

  • gentleboy83, le 09/09/2010 à 16h24

    Ce que vous dites manque de profondeur et n'est pas totalement exact : aux USA, l'immobilier a chuté avec des maisons vendues au 10ème de leur valeur d'avant crise à cause des subprimes. Les banques prêtaient sans regarder la solvabilité de leurs emprunteurs (qu'on a appelé des NINJAS : No Income, No Job, No ASset, c'est-à-dire pas de revenus, pas de travail, pas de patrimoine) et à des taux variables. Lorsque les taux ont augmenté, les emprunteurs n'ont pas pu rembourser leurs traites, devenues trop importantes et les banques ont saisi les maisons et se sont retrouvées avec des biens sur les bras. Ajouter à ça une habile titrisation de ces crédits à risques mélangés à d'autres actifs et vous obtenez une crise qui s'est répandue comme un virus et a fait dégringoler les marchés financiers. Les banques ont pris peur et sont mises à beaucoup moins prêter, y compris auprès des entreprises, d'où ralentissement économiques, gel des investissements, et crise immobilière (entre autres secteurs). L'Espagne avait tout misé sur l'immobilier et tout s'est cassé la figure. Par contre je vous rejoins volontiers sur le fait que l'offre est trop insuffisante en Ile-de-France. Merci à la mairie de Paris de ne pas vouloir construire de logements en hauteur, entre autres responsables...

  • cathyrurale, le 09/09/2010 à 16h20

    Au Etat Unis c'est les subprime qui ont effondré le marché et surtout les prix plus que exorbitant des logements et en Espagne, c'est le nombre de construction qui a fait que l'offre à été bien plus importante que la demande. Il ne faut pas comparer des choses totalement différente. En France, nous manquons de logement alors que la population s'accroit. Je ne suis pas certaine qu'une chute arrivera mais juste une remise à niveau des tarifs par rapport au bien et les investisseurs ont bien profité de la petite baisse de 2009.

  • jersin, le 09/09/2010 à 15h53

    Ce n'est pas la fin de la crise, bien au contraire. Cette hausse, n'est pas due à une demande plus forte, mais à une offre quasiment nulle ! Forcément la rareté crée la surenchère. Car depuis bien longtemps, les acheteurs ne peuvent plus suivre de tels niveaux de prix, surtout pour des biens souvent de très mauvaises qualités. Il ne reste que les spéculateurs et autres marchands de biens pour vouloir s'engraisser, en faisant grimper les prix. Mais, cette bulle qui n'en finit donc pas de grossir, va fatalement éclater. C'est ce qui est arrivé aux Etats Unis, et en Espagne, avec des prix parfois chutant de moitié !! En France cela n'est tout simplement pas encore arrivé, mais plus dure sera la chute. Un bon conseil n'achetez plus si vous devez revendre dans 3 ou 5 ans !!

  • alcudia25, le 09/09/2010 à 13h49

    Les investisseurs font surchauffer le marché car en 2011 beaucoup d'avantages fiscaux vont être modifiés ou tout simplement supprimés, les particuliers de leur côtés veulent acheter avant fin 2010 pour les même raisons : en 2011 baisse du montant des prêt à taux zéro, plus de defiscalisation pendant 5 ans pour les intérêts d'emprunts, baisse ou suppression des aides pour les énergies propres...en 2011 sans ces avantages la capacité d'emprunt des ménages baissera donc, de leur côtés les investisseurs n'auront plus autant d'avantages fiscaux à investir dans la pierre(modification de la loi cellier par ex) et donc le marché immobilier ne sera plus soutenu...peut être donc vers un éclatement de la bulle immobilière et un retour progressif dans le tunnel de Friggit!

  • alcudia25, le 09/09/2010 à 13h41

    Les investisseurs font surchauffer le marché car en 2011 beaucoup d'avantages fiscaux vont être modifiés ou tout simplement supprimés, les particuliers de leur côtés veulent acheter avant fin 2010 pour les même raisons : en 2011 baisse du montant des prêt à taux zéro, plus de defiscalisation pendant 5 ans pour les intérêts d'emprunts, baisse ou suppression des aides pour les énergies propres...en 2011 sans ces avantages la capacité d'emprunt des ménages baissera donc, de leur côtés les investisseurs n'auront plus autant d'avantages fiscaux à investir dans la pierre(modification de la loi cellier par ex) et donc le marché immobilier ne sera plus soutenu...peut être donc vers un éclatement de la bulle immobilière et un retour progressif dans le tunnel de Friggit!

  • cedricambre, le 09/09/2010 à 11h42

    C'est juste la constatation officielle, de ce que l'on voit tous les jours quand on regarde les prix.... Bien que certains ont essayé, et essaie encore, de nous faire croire que les prix allaient baisser.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience