Image d'archives. © TF1 NewsEntre 2001 et 2008, selon les calculs de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, le budget que les ménages doivent consacrer chaque année pour leur santé a augmenté de plus de 50%. Premières montrées du doigt : les complémentaires santé, dont le coût a explosé. L'étude de l'UFC - ce n'est pas un hasard - est dévoilée alors que le gouvernement doit annoncer dans la journée les mesures du budget 2011 de la Sécurité sociale, qui pourrait prévoir des reculs de la prise en charge des soins par l'assurance maladie.
Sécu : "On fait croire qu'on agit en attendant 2012"
<b> Interview -</b> Pour combler le "trou" de la Sécu, le gouvernement compte encore faire des économies. Pour Michel Chassang, président de la CSMF, c'est une solution à courte vue : "On joue à l'autruche. Or, c'est maintenant qu'il faut agir".
Publié le 28/09/2010
Sécurité sociale : un trou à 21 milliards pour 2011
Le budget 2011 de la Sécurité sociale prévoit 2,5 milliards d'économies pour la branche maladie. Economies réalisées notamment grâce au déremboursement de certains médicaments.
Publié le 28/09/2010
Budget de crise pour la Sécu : Spasfon et Smecta moins remboursés
Baisse des prix de certains médicaments, mais aussi baisse des remboursements, avec à la clé des hausses des cotisations des mutuelles : telles sont les mesures que le gouvernement s'apprête à annoncer pour éviter un trou de la Sécu proche de 29 milliards, selon Les Echos.
Publié le 28/09/2010
Mais si, les Français aiment leur Sécu !
Ils ont beau protester, ils n'en changeraient pour rien au monde : les Français plébiscitent leur système de santé, selon un baromètre européen, et ne seraient pas prêts à se faire soigner ailleurs, même pour moins cher.
Publié le 21/09/2010
Santé : Ces Français sans mutuelles faute d'argent
Le budget, consacré chaque année par les ménages pour leur santé, a augmenté de plus de 50% entre 2001 et 2008. De nombreux Français hésitent à se rendre chez le médecin car beaucoup n'ont pas de mutuelle pour couvrir les frais non remboursés.
Publié le 28/09/2010
"Le désengagement de l'assurance maladie impute une part croissante du financement de la santé directement aux ménages", ce qui contraint les consommateurs "à se tourner vers une complémentaire santé pour continuer à se soigner avec un impact budgétaire indéniable", a observé l'UFC-Que Choisir. Selon l'étude, "quand une personne consacrait 407 euros à se soigner en 2001 - reste à charge (après remboursements par l'assurance maladie obligatoire, ndlr) et éventuelle cotisation de complémentaire - elle devait y consacrer 618 euros sept ans plus tard, soit une progression de 52%".
Des offres "illisibles"
"Dans une large mesure", cette hausse serait liée aux tarifs des complémentaires santé, secteur où l'UFC-Que Choisir déplore "l'absence de logique concurrentielle". La difficulté de comprendre des offres "illisibles et incomparables" empêcherait les consommateurs de faire un choix éclairé, selon l'association.
"Alors que les prestations de remboursement ne progressaient que de 27%" entre 2001 et 2008, l'UFC-Que Choisir a évalué que les tarifs des complémentaires avaient de leur côté progressé de 44% par personne couverte. Pour l'association, la hausse des tarifs des complémentaires pousserait par ailleurs de plus en plus de personnes à renoncer à des soins pour des raisons budgétaires (+20% entre 2004 et 2008).
L'UFC-Que Choisir demande notamment la mise en place d'un "indice du taux de performance" des complémentaires santé pour aider les consommateurs à s'y retrouver. Elle veut également que les pouvoirs publics tiennent compte du coût des complémentaires quand ils fixent chaque année leur objectif d'évolution des dépenses de l'assurance maladie.
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