François Baroin/Image d'archives © ABACAL'Etat entend ramener son déficit, prévu à 152 milliards d'euros cette année, à "moins de 100 milliards d'euros" en 2011 et dans le budget 2011, il y aura bien "10 milliards d'euros de suppression de niches fiscales, dont 500 millions environ par une mesure générale portant sur une vingtaine de niches". Dans un entretien au quotidien économique Les Echos de jeudi, le ministre du Budget, François Baroin, fait le point et détaille ainsi les niches fiscales qui seront rabotées pour réduire ce déficit public et celles qui seront épargnées, par exemple celles relatives à l'outre-Mer.
Défiscalisation des heures supplémentaires : le rapport qui accable
L'inspection générale des finances estime dans son rapport sur les niches fiscales que la défiscalisation des heures supplémentaires, mise en place en 2007, est "peu efficiente."
Publié le 28/08/2011
Niches fiscales : l'UMP fait un croc-en-jambe à Baroin
Les députés UMP, dans le cadre de l'examen du projet de budget 2011, ont approuvé un amendement visant à augmenter les plafonds des investissements du dispositif Madelin, qui apporte un avantage fiscal à ceux qui investissent dans les PME. Le PS dénonce. Colère de Baroin, qui a tancé les élus UMP.
Publié le 21/10/2010
Le budget 2011 et ses niches dynamitées à l'assemblée
Les députés entament lundi l'examen du projet qui a pour objectif essentiel de redresser le solde budgétaire de l'Etat, qui passerait de -152 milliards en 2010 à -92 milliards d'euros en 2011.
Publié le 18/10/2010
L'intéressement et la participation des salariés davantage taxés ?
Le forfait social qui pèse sur l'intéressement et la participation sera relevé l'an prochain de 4% à 6%, ce qui devrait rapporter 400 millions d'euros à la Sécurité sociale, selon le Figaro. Pas touche en revanche au crédit d'impôt dont bénéficient les entreprises qui mettent en place un accord d'intéressement.
Publié le 15/09/2010
Voici les 22 niches fiscales rabotées... et les autres mesures
La ministre estime mercredi qu'il faudra réduire la dépense publique d'au moins 40 milliards d'euros pour atteindre un déficit de 6%. Et détaille quelles niches fiscales sont concernées par le rabot de 10%.
Publié le 15/09/2010
Niches fiscales: le gouvernement fait un geste pour les dons
Le ministre du budget François Baroin a assuré mardi sur RTL que le coup de rabot général sur les niches fiscales ne concernerait pas les dons aux associations ou aux ONG.
Publié le 14/09/2010
Les "publics fragiles" seront épargnés du coup de rabot fiscal
Dans Le Figaro de lundi, le ministre du Budget précise que les décisions définitives sur le choix des niches à réduire, "exercice subtil et difficile", seront prises "à la mi-septembre".
Publié le 23/08/2010
Coup de "rabot" sur les niches fiscales et les prévisions de croissance
Réuni avec ses ministres au Fort de Brégançon, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi la suppression de 10 milliards d'euros de niches fiscales. L'Elysée qui table sur 2% de croissance en 2010, a revu à la baisse ses prévisions en 2011.
Publié le 20/08/2010
Sarkozy et ses ministres à la chasse aux niches
Au programme de la séance de travail au fort de Brégançon, de difficiles décisions sur les niches fiscales. Montant des coupes à réaliser : près de 10 milliards d'euros d'ici 2012.
Publié le 19/08/2010
Borloo va raboter les "niches vertes"
Aides à l'installation de panneaux photovoltaïques, réduction d'impôts sur les biocarburants, mais aussi aides au logement : autant de mesures qui devraient pâtir des économies de deux milliards prévues par Borloo, selon Les Echos.
Publié le 09/07/2010
Niches fiscales, TVA à 5,5, retraites : ce qu'en pensent les Français
Une majorité de Français est favorable à la suppression des niches fiscales, notamment la TVA à 5,5% dans la restauration, selon un sondage BVA. Parmi les 8 niches testées, une seule recueille l'approbation des sondés.
Publié le 10/06/2010
Box internet, investissements locatifs... : finies les niches fiscales
Depuis plusieurs semaines déjà, la chasse aux niches fiscales est ouverte. Et les cibles se précisent. Certains crédits d'impôts vont fondre. Une hausse de TVA est aussi programmée sur les forfaits internet.
Publié le 09/09/2010
Niches fiscales : "L'assurance-vie en ligne de mire"
Le "coup de rabot" sur les niches fiscales annoncé par l'Elysée vendredi devrait essentiellement viser les déductions accordées sur certains produits d'épargne. Explications.
Publié le 20/08/2010
Niches fiscales : les réactions
Ecoutez les réactions de Daniel Cohn-Bendit, Pierre Moscovici et Xavier Bertrand.
Publié le 20/08/2010
Parmi les coups de rabots, "la plupart des avantages fiscaux choisis par les contribuables et déjà plafonnés, tels les crédits d'impôt en faveur de l'investissement locatif". Le crédit d'impôt sur le développement durable sera lui aussi raboté, de façon à ce que son coût pour l'Etat passe de 2,8 milliards d'euros l'an dernier à 2 milliards d'euros "au grand maximum", selon le ministre du Budget. Le crédit d'impôt sur les installations photovoltaïques devrait passer de 50% à 25%, a-t-il aussi confirmé. Le gouvernement a déjà annoncé qu'il entendait dégager 3,2 milliards d'euros de recettes auprès des assureurs et des mutuelles pour financer la dette sociale. Sur l'assurance-vie, "il n'y aura rien de plus que ce qui a déjà été annoncé", assure François Baroin. Conformément à ce que Bercy avait récemment laissé entendre, le gouvernement va par ailleurs relever le taux de TVA à 19,6% sur les box internet (offre triple-play) : lire notre article détaillé.
Epargnées ou sur la sellette
En revanche, les niches fiscales relatives à l'outre-mer seront épargnées, affirme François Baroin. "La remise en cause de la défiscalisation en outre-mer serait un désastre économique pour ces territoires, et nous avons pris des engagements vis-à-vis de l'outre-mer qui ne seront pas remis en cause", justifie-t-il. Comme prévu, les niches dont bénéficient "les publics fragiles" et le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile seront également préservés, confirme le ministre.
Parmi les niches sur la sellette, le ministre a cité "la réduction d'impôt au titre des dons, qui irrigue une partie non négligeable de la politique sociale". "Elle pourrait être préservée", indique-t-il, ajoutant qu'il y aurait "certainement un débat au Parlement sur ce point".
Pour ramener comme promis son déficit public de 8% du Produit intérieur brut (PIB) cette année à 6% l'an prochain, l'exécutif veut baisser ses dépenses mais aussi réduire les niches fiscales et sociales, qui représentent en 2010 un manque à gagner d'environ 115 milliards d'euros pour les finances publiques. Pour parvenir à cet objectif, François Baroin exclut une nouvelle fois une "hausse générale des impôts", tant que "Nicolas Sarkozy sera président de la République" car "nous sommes allergiques à toute augmentation d'impôts". Dans un courrier du 30 août adressé à des parlementaires, le ministre du Budget affirmait qu'il faudrait trouver, "à partir de 2013", c'est-à-dire après la présidentielle, des ressources fiscales "nouvelles" pour financer la dette sociale. Cela devra se faire, écrivait-il, "par la suppression de nouvelles niches fiscales et sociales ou, à défaut, par une hausse progressive de la CRDS" (un impôt créé pour résorber l'endettement de la Sécurité sociale), des propos qui avaient créé une polémique.
La Cour des comptes estime qu'il faut des réformes à "effet rapide" pour équilibrer les comptes dans le rouge de la Sécurité sociale, ciblant principalement les niches sociales dont le coût pour les finances publiques atteint selon elle 70 milliards d'euros. Son rapport annuel sur la Sécurité sociale, publié mercredi, attire aussi l'attention sur les dépenses hospitalières, qualifiant de trop lents les efforts de redressement des établissements en difficulté.
| Les Français prédisent une augmentation d'impôts |
Sept Français sur dix (70%) s'attendent à une hausse des impôts d'ici à 2012, malgré les dénégations du gouvernement, selon un sondage BVA pour La Tribune de jeudi, BFM et BFM TV. Selon cette enquête, 70% pensent que "le gouvernement augmentera de toute façon les impôts", 23% estiment qu'il "se limitera à supprimer certaines niches fiscales et à réduire le nombre de fonctionnaires", 7% ne se prononcent pas. En outre, 66% des personnes interrogées se disent plutôt moins confiants "depuis ces dernières semaines" sur l'avenir économique en France, 25% sont plutôt plus confiants, 8% ne le sont "ni plus ni moins" et 1% ne se prononcent pas. Sondage réalisé par téléphone les 3 et 4 septembre auprès d'un échantillon de 1.023 personnes de 15 ans et plus. |
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