Image d'illustration © www.sxc.hu / D. PlayfordLe docteur Michel Chassang préside depuis 2002 la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), premier syndicat du secteur, qui fédère notamment les représentants des médecins généralistes (l'UNOF, Union Nationale des Omnipraticiens Français) et des spécialistes (l'UMESPE, Union nationale des médecins spécialistes confédérés). Lui-même généraliste, il exerce à Clermont-Ferrand.
Le vieillissement va coûter plus cher qu'estimé, alerte le FMI
Les gouvernements sous-estiment l'allongement de l'espérance de vie... et donc ses conséquences financières, selon une étude publiée mercredi par le Fonds monétaire international.
Publié le 11/04/2012
Sécurité sociale : un trou à 21 milliards pour 2011
Le budget 2011 de la Sécurité sociale prévoit 2,5 milliards d'économies pour la branche maladie. Economies réalisées notamment grâce au déremboursement de certains médicaments.
Publié le 28/09/2010
Budget de crise pour la Sécu : Spasfon et Smecta moins remboursés
Baisse des prix de certains médicaments, mais aussi baisse des remboursements, avec à la clé des hausses des cotisations des mutuelles : telles sont les mesures que le gouvernement s'apprête à annoncer pour éviter un trou de la Sécu proche de 29 milliards, selon Les Echos.
Publié le 28/09/2010
Le budget santé des ménages crève le plafond
Il s'est envolé de 50% entre 2001 et 2008, selon l'UFC-Que Choisir. Motif principal : la hausse du coût des complémentaires santé, accusées d'augmenter leurs tarifs bien plus que leurs remboursements, et d'empêcher toute comparaison avec la concurrence par des offres peu transparentes.
Publié le 28/09/2010
Mais si, les Français aiment leur Sécu !
Ils ont beau protester, ils n'en changeraient pour rien au monde : les Français plébiscitent leur système de santé, selon un baromètre européen, et ne seraient pas prêts à se faire soigner ailleurs, même pour moins cher.
Publié le 21/09/2010
Santé : Ces Français sans mutuelles faute d'argent
Le budget, consacré chaque année par les ménages pour leur santé, a augmenté de plus de 50% entre 2001 et 2008. De nombreux Français hésitent à se rendre chez le médecin car beaucoup n'ont pas de mutuelle pour couvrir les frais non remboursés.
Publié le 28/09/2010
TF1 News : Le gouvernement s'apprête à annoncer de nouvelles mesures d'économie, notamment en diminuant certains remboursements de médicaments, pour limiter le "trou" de la sécurité sociale. Un trou qui atteint les 23 milliards d'euros cette année et pourrait frôler les 29 milliards l'an prochain si on ne fait rien. Pourra-t-on un jour en finir avec ces déficits ?
Michel Chassang : Tout le monde sait que la santé est sous-financée en France. Or, la seule piste évoquée par le gouvernement, c'est de continuer à rogner exclusivement sur les dépenses. Mais ce n'est certainement pas en faisant 2,5 milliards d'euros d'économies qu'on parviendra à juguler un déficit de la branche maladie de la sécurité sociale qui est de l'ordre de 12 milliards. Du coup, mécaniquement, le déficit va continuer à se creuser. Et on va continuer à déléguer aux générations futures le "trou" de la sécurité sociale. On ne pourra pas toujours agir exclusivement sur la partie "dépenses" : il faudra bien un jour se préoccuper de la réforme du financement.
TF1 News : Alors que le "trou" se creuse, une enquête de l'UFC-Que Choisir montre que, parallèlement, la santé coûte de plus en plus cher aux Français. Comment l'expliquer ?
M.C. : En gros, on fait en France tout ce qu'il ne faut pas faire. Et ce sont les Français qui en font les frais. Il faut absolument trouver de l'argent frais, en particulier pour l'assurance maladie. Tous nos voisins européens le font. Le Royaume-Uni s'y est mis. Pas chez nous, et les patients sont pénalisés. L'enquête de l'UFC-Que Choisir démontre une évidence : quand on additionne les hausses de franchises pour les actes médicaux, les médicaments moins bien remboursés, en particulier des médicaments de première nécessité comme ceux qui sont estampillés d'une vignette bleue, le "reste à charge" progresse pour les patients : la santé est plus chère ! Et on va continuer à rendre un peu plus difficile l'accès aux soins, et notamment aux soins de proximité, la médecine de ville, et ce sont les hôpitaux qui vont se trouver un peu plus débordés : les gens auront de plus en plus tendance à ne pas se soigner et à attendre d'être bien malades pour aller à l'hôpital et être enfin pris en charge.
TF1 News : Mais le domaine de la santé a déjà connu plusieurs réformes d'ampleur au cours des dernières années... Peut-on tout mener de front ?
M.C. : Tout le monde sait que la réforme de 2004 et la mise en place du parcours de soin nécessitaient une deuxième réforme, concernant le financement : elle n'a pas eu lieu. Tout le monde sait que la réforme de l'hôpital appelait une réforme du financement : elle n'a pas eu lieu. On retarde les échéances. On joue à l'autruche. On fait croire qu'on agit en attendant 2012 et la prochaine élection présidentielle. Or, c'est maintenant qu'il faut agir. La conséquence, c'est qu'on va dissuader de plus en plus les gens de se soigner, qu'on va rationner les soins. Tout ceci est un non-sens : pour avoir une prise en charge de la santé plus efficace et moins coûteuse, il faut au contraire investir dans les soins de vie, développer les alternatives à l'hospitalisation, favoriser le retour précoce des patients à leur domicile après un passage à l'hôpital, dégager des moyens par des gains de productivité lors du passage entre l'hôpital et la médecine de ville... Il faut que le gouvernement redevienne raisonnable.
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Le vieillissement va coûter plus cher qu'estimé, alerte le FMI
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