L'UE au secours de l'Irlande

Par TF1 News (D'après agence), le 22 novembre 2010 à 07h52 , mis à jour le 22 novembre 2010 à 17h25

L'Union européenne et le FMI ont accepté dimanche de renflouer l'Irlande en lui accordant des prêts destinés à faire face à sa crise bancaire et budgétaire. Il s'agira du deuxième renflouement d'un pays de la zone euro en un an, après celui de la Grèce en mai dernier.

[Expiré] [Expiré] Irlande dette UE crise © AFP

L'Europe au secours du dragon celte. Dimanche soir, l''Union européenne a répondu favorablement à une demande d'aide internationale de plusieurs dizaines de milliards d'euros de l'Irlande, qui va devenir le deuxième pays de la zone euro à bénéficier cette année d'un soutien après la Grèce.

  • Moody's décerne un bonnet d'âne à l'Irlande

    Avec une note abaissée de deux crans, l'Irlande est au plus bas niveau pour les emprunteurs fiables. Une nouvelle baisse relèguerait le pays parmi les emprunteurs spéculatifs. Le risque : une forte hausse des taux. Une autre agence de notation, Fitch Ratings, a pourtant relevé la note irlandaise.

    Publié le 15/04/2011 Moody's décerne un bonnet d'âne à l'Irlande
  • Zone euro: la reprise, malgré des doutes persistants

    Les marchés financiers ont repris des couleurs, rassurés par les propos de responsables politiques de la zone euro, après la débâcle des derniers jours liée à des risques de contagion de la crise irlandaise. Mais la prudence reste de mise.

    Publié le 01/12/2010 Zone euro: la reprise, malgré des doutes persistants
  • Crise irlandaise: le scénario de la contagion pèse sur les marchés

    Le risque de propagation de la crise à d'autres pays de la zone euro a encore pesé mardi sur les bourses. La dette française suscite également des interrogations. Le président de la BCE a dû monter au créneau dans la soirée.

    Publié le 30/11/2010 Crise irlandaise: le scénario de la contagion pèse sur les marchés
  • Zone euro: l'inquiétude grandit, Baroin tente de rassurer

    Le risque de propagation de la crise de la dette à d'autres pays de la zone euro continuait de peser mardi sur les bourses. La dette française suscite également des interrogations. François Baroin assure que la situation financière de la France demeure saine.

    Publié le 30/11/2010 Zone euro: l'inquiétude grandit, Baroin tente de rassurer
  • Les Français n'aiment plus la Bourse

    Depuis la crise de 2008, les ménages français se sont détournés des placements risqués (le Plan d'épargne en actions est ainsi en recul), et privilégient les placements sûrs comme la pierre ou l'assurance-vie, selon une enquête de l'Insee.

    Publié le 30/11/2010 Les Français n'aiment plus la Bourse
  • Déprime boursière générale sur fond de crise irlandaise

    Après avoir brièvement salué l'adoption du plan d'aide pour l'Irlande, les marchés européens ont tous rechuté lundi, doutant à nouveau de la capacité de la zone euro à résoudre de nouvelles crises qui pourraient toucher le Portugal ou l'Espagne.

    Publié le 29/11/2010 Déprime boursière générale sur fond de crise irlandaise
  • Lagarde : "Raconter que la France est menacée, c'est racoleur"

    Christine Lagarde et François Baroin ont défendu lundi le plan de sauvetage européen de l'Irlande et ont réaffirmé que la France n'était absolument pas menacée.

    Publié le 29/11/2010 Lagarde : "Raconter que la France est menacée, c'est racoleur"
  • L'euro plombé malgré le plan d'aide à l'Irlande

    Si les marchés ont pris en compte le plan d'aide à l'Irlande avec une timide remontée lundi matin, les principales places européennes se sont remises à chuter en fin de matinée. L'euro est pour sa part passé sous la barre des 1,31 dollar peu après 15h30.

    Publié le 29/11/2010 L'euro plombé malgré le plan d'aide à l'Irlande
  • Le sauvetage de l'Irlande à 85 milliards validé par l'UE

    Les ministres des Finances de la zone euro ont validé dimanche soir le vaste plan d'aide de l'UE et du FMI de quelque 85 milliards d'euros, dont 35 milliards d'euros pour les banques, et 50 milliards pour les besoins budgétaires du pays, à l'Irlande.

    Publié le 28/11/2010 Le sauvetage de l'Irlande à 85 milliards validé par l'UE
  • L'Irlande plombe l'euro et les Bourses

    La chancelière allemande a déclaré mardi que la crise financière en Irlande était aussi préoccupante que celle qui a frappé la Grèce.

    Publié le 23/11/2010 L'Irlande plombe l'euro et les Bourses
  • Irlande : la crise financière devient politique

    Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a annoncé lundi des législatives anticipées en début d'année prochaine, soit après le vote du budget et l'adoption d'un plan de sauvetage international de l'île.

    Publié le 23/11/2010 Irlande : la crise financière devient politique
  • Crise en Irlande : le parlement dissous en janvier

    Le Premier ministre irlandais a rejeté lundi les appels à sa démission immédiate, mais a annoncé qu'il dissoudrait le parlement après le vote du budget, très contesté par la population, prévu pour le début de l'année prochaine.

    Publié le 22/11/2010 Crise en Irlande : le parlement dissous en janvier
  • DSK : "il faut se serrer la ceinture"

    Selon le patron du FMI il n'y a pas de risque de faillite mais il a toutefois précisé que cela nécessite des politiques assez dures et qu'il faut se srrer la ceinture.

    Publié le 24/11/2010 DSK : "il faut se serrer la ceinture"
  • Le Portugal ne veut pas suivre le même chemin que l'Irlande

    Le parlement portugais s'apprête à adopter un plan d'austérité sans précédent pour assainir sa dette qui représente 83% de son PIB.

    Publié le 23/11/2010 Le Portugal ne veut pas suivre le même chemin que l'Irlande
Plus d'infos

 
L'aide à l'Irlande "est justifiée afin de sauvegarder la stabilité financière de l'UE et de la zone euro", ont déclaré les ministres des Finances de la zone euro et de toute l'Union européenne, à l'issue d'une réunion convoquée en urgence, alors qu'au même moment Dublin officialisait sa demande de soutien. Le montant n'a pas été précisé immédiatement. Mais Dublin a déjà indiqué qu'il s'élèverait à plusieurs "dizaines de milliards d'euros". Au printemps, la Grèce avait obtenu un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans, étant alors dans l'impossibilité d'emprunter à des taux d'intérêt abordables pour refinancer sa dette.

Mais si le risque financier semble jugulé, le gouvernement irlandais est dans la nasse. Il semblait lundi au bord de l'implosion, les Verts, membres clefs de la coalition au pouvoir, appelant à des élections anticipées à l'issue très incertaine, en plein mécontentement lié à l'annonce d'un plan de sauvetage international de l'île. Dans une annonce choc, le chef des écologistes, John Gormley, a estimé que "le temps était venu de convoquer des élections législatives pour la deuxième quinzaine de janvier 2011".
 
Rassurer les marchés
 

Objectif cette fois : principalement aider les banques irlandaises en crise, que Dublin a déjà dû renflouer à hauteur de 50 milliards d'euros, faisant du coup grimper son déficit public à des sommets. Il s'agit aussi d'éviter une contagion à d'autres pays aux finances publiques fragiles de l'Union monétaire, comme le Portugal ou l'Espagne, via la hausse des taux d'emprunts obligataires. D'où le message de l'Union européenne dimanche soir, destiné à rassurer les marchés. Signe de la dimension internationale prise par la crise irlandaise, des consultations ont aussi eu lieu sur le sujet dans la soirée entre les grands argentiers des pays du G7.
 
Dans le détail, l'Irlande va pouvoir bénéficier d'un plan d'aide pour les pays de la zone euro en difficulté mis sur pied au printemps dernier suite à la crise de la dette en Grèce, doté au total de 750 milliards d'euros et comprenant trois volets. Elle pourra compter d'abord sur une enveloppe allant jusqu'à 60 milliards d'euros de prêts garantis par le budget de l'UE, d'un Fonds européen de stabilité financière - jusqu'à 440 milliards d'euros de garanties des pays de la zone euro pour des prêts - et enfin d'un apport du FMI. Il est prévu que le Royaume-Uni et de la Suède - deux pays non membres de la zone euro - accordent en complément des prêts bilatéraux à l'Irlande. Lundi, le ministre britannique des Finances a chiffré ce prêt à environ 8 milliards d'euros.
 
Une cure d'amaigrissement
 
L'objectif est principalement de mettre en place un Fonds pour aider à recapitaliser les banques irlandaises qui auraient besoin d'argent frais. Ces banques sont plombées par l'éclatement d'une bulle immobilière consécutive à la crise financière mondiale. Et Dublin a vu son déficit exploser en raison des injections de liquidités auxquelles il a dû procéder pour les sauver. Ce déficit doit revenir dans la limite européenne de 3% du PIB d'ici 2014.
 
En échange, l'UE a prévenu dimanche soir que le secteur, soutenu aussi à bout de bras par la BCE, allait devoir être "restructuré" et qu'il allait devoir subir une cure d'amaigrissement. Des efforts budgétaires vont être aussi exigés, ce qui provoque déjà la colère de l'opinion dans l'île. Ce plan d'austérité sera présenté mercredi. Ces mesures visent à économiser 15 milliards d'euros sur quatre ans, soit près de 10% de l'ensemble du PIB irlandais. A Washington, le FMI a salué la réponse apportée par les autorités européennes à la crise irlandaise et s'est dit prêt à apporter sa contribution à cet effort, notamment par le biais de l'octroi d'un prêt sur plusieurs années.

D'ores et déjà, et malgré l'aide européenne, l'agence de notation financière Moody's a annoncé qu'elle allait probablement abaisser "de plusieurs crans" la note souveraine de l'Irlande, en raison du poids de sa dette publique mais aussi des incertitudes économiques nourries par les mesures d'austérité à venir. Si Moody's salue cette aide européenne, un "pas important pour restaurer la confiance dans le système bancaire irlandais", l'agence de notation s'inquiète principalement du creusement du déficit public du pays. Selon elle, ce nouveau plan de sauvetage devrait faire exploser la dette de l'île et peser négativement sur la qualité du crédit irlandais et par conséquent sur la qualité des dépôts bancaires garantis par l'Etat, avance l'agence. Si elle abaissait sa note de plusieurs crans, Moody's serait la première des trois agences mondiales à sanctionner sévèrement l'Irlande.

L'euro en hausse après l'annonce de l'aide à l'Irlande

L'annonce d'un plan de soutien à l'Irlande a fait grimper l'euro lundi sur les marchés des changes. Fragilisée pendant des semaines par la crise des finances publiques et du secteur bancaire en Irlande, la monnaie unique européenne s'est ressaisie lundi, s'échangeant à environ 1,3745 dollar à 03h15 GMT contre 1,3683 dollar vendredi soir à New York. Les investisseurs attendent désormais la réaction des marchés européens avant de décider ou non de prolonger la hausse de l'euro.

Par TF1 News (D'après agence) le 22 novembre 2010 à 07:52
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

21 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • j.bon, le 22/11/2010 à 16h23

    Oche74 c'est exactement les conditions de ces emprunts et la rigidité de l'euro qui oblige les pays a emprunter que je critique.

  • oche74, le 22/11/2010 à 16h03

    Oui mais n'oubliez pas que les états empruntent aux banques.

  • davidlondres0, le 22/11/2010 à 14h57

    Mais noooon....

  • inspatatrac, le 22/11/2010 à 14h56

    En effet quand vous melangez tout, plus rien n a de sens...revoyez vos hypotheses et peut-etre arriverez vous a des conclusions qui tiennent un peu plus la route...

  • fileas920, le 22/11/2010 à 14h29

    A "jclo38" pour information le résultat exacte du referendum de Maastric etait de 51,05% (donc plus 51%) et aussi 51% n'est pas une petite majorité : c'est la majorité absolue.

  • silver.swan, le 22/11/2010 à 14h10

    L'UE est condamnée !!!

  • cyril27400, le 22/11/2010 à 13h52

    Les Français l'ont voulu a 51% mais ne l'ont pas voulu a 49% donc voilà !! de toute façon l'europe va à sa perte dans une telle configuration. suivons nous le meme chemin que l'ex URSS??

  • zoup., le 22/11/2010 à 13h38

    Que vaudrai notre pauvre franc après la crise monétaire ? Des clopinettes, avec pour conséquence une inflation à 2 chiffres, un pouvoir d'achat plus qu'en berne!!, et un chômage record. La question qu'il faut se poser comment fait l'Allemagne pour avoir une balance commerciale extérieure positive avec un euro fort ? elle a une politique iindustrielle qui tiens la route.en ne favorisant pas la délocalisation hors europe. exemple l'industrie automobile, les moyens industriels etc..

  • jclo38, le 22/11/2010 à 12h10

    A fileas 920 d'une part ce n'etait pas tout à fait 51%d'autre part cela fait une BIEN PETITE MAJORITE!et cette europe utopiste ne survivra pas mais aura fait les bons jours et retraites de nos hommes politiques!

  • fileas920, le 22/11/2010 à 12h03

    Je ne sais pas quel age vous avez mais l'Europe les Francais l'ont voulu a plus de 51%. Souvenez vous du referendum de septembre 1992 sur Maastrich, c'est là que les francais ont dit OUI à la grande Europe et que tout a commencer.....

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience