Nicolas Sarkozy chez Airbus le 13 janvier 2011 © DR / LCIAirbus numéro un, le ciel dégagé
L'avionneur européen Airbus a conforté l'an passé sa place de numéro un mondial devant son concurrent Boeing en engrangeant 574 commandes nettes, contre 530 pour l'américain.
Publié le 17/01/2011
Entretiens Obama-Sarkozy sur le G20 et le terrorisme
Outre les discussions qui ont porté sur le G20, les deux chefs d'Etat ont mis l'accent, lors d'un point presse qui suivait leur rencontre lundi à Washington, sur leur vision commune dans la lutte contre le terrorisme.
Publié le 10/01/2011
- Voeux : Sarkozy ne veut pas de sinistrose - 01 min 01 s
Au lendemain de l'annonce de la plus importante commande de son histoire (180 A320 achetés par la compagnie indienne IndiGo), Nicolas Sarkozy a érigé le constructeur aéronautique européen en exemple. "Quand je vois la magnifique réussite de l'entreprise, je me dis qu'il faut croire en la France", a-t-il assuré, "nous ne sommes pas condamnés au déclin, mais les recettes qui marchent, les stratégies qui réussissent, on les connaît : réhabiliter le travail, améliorer notre compétitivité, réduire nos dépenses publiques et faire en sorte que chacun puisse s'y retrouver".
Comme ces derniers mois dans chacune de ses visites d'usines, le président a fait de la "réhabilitation du travail" une priorité, qui sonne déjà comme un slogan de campagne pour la présidentielle de 2012. S'il a reconnu les "souffrances" et "difficultés" suscitées par la crise, ainsi qu'une "profonde aspiration à davantage de justice", Nicolas Sarkozy a présenté comme seule réponse "qu'on laisse travailler ceux qui veulent travailler", "pas qu'on multiplie les allocations". Sans évoquer la polémique sur leur fin qui agite sa majorité, il a une nouvelle fois enterré les 35 heures. "On ne peut pas travailler moins dans un monde qui avance à une vitesse stupéfiante", a-t-il martelé.
Exemple allemand
Sur la compétitivité, Nicolas Sarkozy s'est livré à un nouveau plaidoyer pour l'intégration européenne tout en épinglant l'Irlande. "L'euro est une grande réussite européenne, c'est une force, y renoncer serait une folie", a-t-il estimé, tout en trouvant sa valeur par rapport au dollar encore "trop élevée". "Je ne laisserai pas défaire l'euro. Si on laisse tomber l'euro, on laisse tomber l'Europe. Je connais vos problèmes de parité, on va se battre. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain", a insisté le président français disant sa volonté "d'aller plus loin vers un nouveau gouvernement économique de la zone euro".
Au programme de ce gouvernement, il a esquissé un recadrage de l'Irlande qui a conservé son faible taux d'imposition des sociétés tout en profitant de l'aide européenne. "Je respecte profondément indépendance de nos amis irlandais et nous avons tout fait pour les aider. Mais ils ne peuvent durablement nous dire : venez nous aider, et continuer à garder un impôt sur les bénéfices des sociétés moitié moindre" que les autres, a déclaré Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas parler d'intégration économique sans convergence des systèmes fiscaux (...), avec la chancelière allemande Angela Merkel, nous allons renforcer l'intégration économique européenne et nous allons progresser dans la convergence fiscale", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a aussi promis la poursuite des efforts de réduction des déficits, "quelle que soit la croissance" et "sans augmenter les impôts" confirmant son intention de rapprocher le système fiscal français de celui de son voisin allemand, par le biais d'une réforme de l'imposition du patrimoine qui doit signer l'arrêt de mort du très décrié bouclier fiscal et, peut-être, de l'impôt sur la fortune.
| Les marchés rassurés |
L'inquiétude persistante sur la solidité financière des états européens tend à s'apaiser. L'Espagne a passé jeudi avec succès son premier test obligataire de l'année, avec l'émission de bons du Trésor à cinq ans, après des placements d'obligations également réussis par la Grèce et le Portugal. France, les Etats-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni méritent toujours leur note maximale "Aaa" mais devront maîtriser la hausse de leurs dépenses, notamment de santé, pour espérer la conserver, a par ailleurs prévenu jeudi l'agence de notation Moody's Investors Service. Une autre agence de notation, Standard and Poor's, a jugé jeudi que la France et l'Allemagne, toutes deux notées "AAA", soit la meilleure note, "présentent les mêmes risques de défaut", alors que les deux pays ne sont pas soumis à la même pression des marchés. |
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