© TF1 News / Steve MarquesLe Japon n'est plus l'eldorado du luxe. Mais, même remplacé par la Chine, il reste l'un de ses principaux marchés et les catastrophes en chaîne dans l'archipel font dégringoler les actions des LVMH, Hermès et autres Burberry. Plus forte baisse du CAC 40 à Paris mardi, le groupe français PPR (Gucci, Balenciaga, Yves Saint Laurent...) a plongé de 5,29% après -2,49% la veille. Numéro un mondial du secteur, LVMH (Louis Vuitton, Givenchy, Moët et Chandon...) a de nouveau perdu 2,20%, après plus de 3% lundi. Même constat sur les autres Bourses européennes: le Britannique Burberry a perdu 1,16% après avoir chuté 7% en séance. Les groupes suisses Richemont (Cartier, Mont-Blanc...) et Swatch ont reculé de 3,62% et 2,70%.
Bourses : l'Europe rebondit malgré l'Asie
Les principales Bourses européennes se sont nettement reprises jeudi malgré une chute asiatique et des craintes de hausse du yen.
Publié le 17/03/2011
LVMH s'offre le bijou Bulgari à prix d'or
Le groupe, dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault, fait à nouveau la une de l'actualité du domaine du luxe, en reprenant le joaillier-horloger italien.
Publié le 07/03/2011
La famille Hermès crée une holding anti-LVMH
La famille Hermès a annoncé dimanche la création d'une société holding avec plus de 50% du capital de la maison de luxe, officiellement pour "confirmer son unité à long terme". En fait pour contrer une OPA de LVMH, n°1 mondial du luxe.
Publié le 05/12/2010
Défilé Dior : l'atelier de couture salue à la place de Galliano
Sidney Toledano a dénoncé, vendredi, à Paris, les propos "intolérables" de John Galliano, en introduction de l'utime défilé de son directeur artistique, licencié mardi. Un défilé à l'ambiance lourde, aux coulisses fermées aux invités et suivi par peu de célébrités. Les images ici.
Publié le 04/03/2011
Qui succédera à John Galliano chez Dior?
Hedi Slimane, Alber Elbaz, Riccardo Tisci ou Haider Ackermann..., les noms de ces quatre créateurs sont évoqués dans la course à la succession du couturier poursuivi pour injure raciale, à Paris.
Publié le 03/03/2011
Par pudeur ou habileté, les principaux intéressés ne souhaitent pas commenter ces baisses. Ils mettent en avant le drame sans précédent que vit le Japon et l'urgence de s'assurer de la sécurité de leurs équipes sur place. "C'est vers eux, leur santé, voire leur survie que se concentrent nos pensées, nos analyses et nos moyens", souligne ainsi le directeur général adjoint de Hermès, Patrick Albaladejo. Louis Vuitton, marque star au Japon et qui assure une bonne partie de la rentabilité de LVMH, souligne ses liens particuliers depuis 30 ans avec l'archipel. L'enseigne s'est engagée auprès de la Croix-Rouge nippone.
11% des ventes mondiales
La part de marché de cette terre de conquête du luxe à partir des années 1980, qui a largement contribué à l'expansion de griffes comme Louis Vuitton, Chanel ou Hermès, est en baisse depuis 20 ans, souligne Serge Carreira, maître de conférences à Sciences-Po. Mais "malgré son déclin relatif, le Japon demeure un marché non négligeable pour les grandes marques de luxe". L'archipel représente encore 11% des ventes mondiales du secteur, selon le courtier CM-CIC Securities. Chez Hermès, ce poids est encore plus significatif avec 19% des ventes totales. Il est de 18% pour l'Italien Bulgari, 17% pour l'Américain Tiffany, 14% pour le pôle luxe de PPR (Gucci, Yves Saint-Laurent...), 9% pour LVMH (mais 16% pour la mode et la maroquinerie selon CM-CIC Securities).
"S'il y a encore 10 ans, le poids de la clientèle japonaise était prépondérant dans cette industrie, cela est beaucoup moins vrai actuellement en raison de la montée en puissance de la clientèle chinoise", expliquent les analystes d'Aurel. De source proche de LVMH, la Chine a même rejoint le Japon à la première place dans la clientèle de Louis Vuitton. Si le Japon représentait 23% des ventes du groupe de Bernard Arnault en 1995, année du tremblement de terre de Kobé, il n'est plus qu'à 9%, souligne Aurel. Et ce en raison d'un rééquilibrage géographique au profit de la Chine et d'une "très longue crise au Japon qui a profondément modifié les comportements des consommateurs japonais", analyse Serge Carreira.
"Fast fashion"
Ils se sont tournés vers des chaînes de "fast fashion", type H&M, Zara ou Uniqlo "et plein de chaînes locales proposant de la mode "trendy" à prix très bas, poursuit-il. Les griffes n'ont pas pour autant abandonné le Japon, y ouvrant des boutiques: quatre pour Hermès en 2010, autant qu'en Chine. Sauf nouvelle dégradation, l'impact final des catastrophes au Japon sera, limité, estiment les analystes.
Parce que les Japonais peuvent acheter dans le pays - la plupart des boutiques étant en zones non sinistrées - ou à l'étranger. Cependant Louis Vuitton, qui compte 57 boutiques dans l'archipel, en a fermé 22 dans le nord et autour de Tokyo et pour Serge Carreira, les "perspectives d'un fort et brusque ralentissement du marché sont quasi-certaines".
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