
Les vacances 2011 seront encore affectées par la crise avec deux tiers des Français (66%) qui annoncent leur l'intention de partir, contre près des trois quarts (72%) en 2010, et un budget moyen en repli de 7,2% cette année, affirme une étude Protourisme publiée jeudi. Selon cette étude, trois millions de Français, qui étaient partis l'an dernier, ont l'intention de renoncer aux vacances cette année. Derrière la baisse des intentions de départs se cachent de fortes disparités : les catégories supérieures, les cadres et les Franciliens partent beaucoup plus que les retraités ou les ruraux. "Ceux qui partent partiront plus qu'il y a deux ans", souligne Didier Arino, du cabinet Protourisme : 2,2 fois en vacances en 2011 contre 1,7 fois en 2009, 3,1 fois en court séjour en 2011 contre 2,1 fois.
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Publié le 10/05/2011
Cet été, les Français partiront moins et moins loin
Les vacances 2011 devraient encore être touchées par la crise : 66% des Français ont prévu de partir contre 72% en 2010. Et la moitié d'entre eux devrait rester en France, notamment en raison de la désaffection pour l'Afrique du Nord et l'Egypte.
Publié le 31/03/2011
Les disparités se retrouvent aussi côté budget, en baisse moyenne de 7,2% à 2079 euros. En 2011, le niveau de dépenses quotidien sera de 99 euros, identique à 2010, mais les Français partiront seulement 18 jours en moyenne en vacances contre 23 jours l'an dernier.
Un hébergement devenu hors de prix
Les sorties au restaurant restent en tête des postes pour lesquels les Français feront des économies, devant les cadeaux/souvenirs. Fait nouveau, l'hébergement arrive désormais au troisième rang, avec un bond de 16 points par rapport à 2010. Près de la moitié des partants (49%) rogneront sur ce poste, ce que Didier Arino qualifie de "vrai retournement de tendance" lié notamment à la hausse des prix du secteur depuis cinq ans qu'il évalue à "30%". "Il y a une France à deux vitesses avec une partie de la population qui a le besoin et les moyens de partir plus, et une autre partie qui, pour pouvoir partir en vacances, fait très attention à ses budgets", ajoute-t-il.
Sans surprise, le printemps (avril et surtout mai) est la saison des courts séjours alors que août totalise 46% des intentions de départs pour les vacances, devant juillet (36%). Cinquante-deux pour cent de ceux qui partiront en vacances devraient rester en France, 23% à l'étranger, 25% annonçant faire les deux. L'Hexagone pourrait au final attirer plus de monde cette année en raison de l'instabilité géopolitique au Maghreb et au Moyen-Orient et de prix de plus en plus élevés vers les destinations de remplacement. "Si la situation internationale préoccupe les Français, elle préoccupe aussi les Européens pour qui la destination la plus proche, la plus sûre et la plus diversifiée est la France", avance Didier Arino. Ce contexte devrait selon lui bénéficier aux régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et sud-Atlantique.
L'étude a été réalisée en plusieurs phases entre le 22 janvier et le 7 mars par téléphone auprès d'un échantillon de 3028 personnes et par internet auprès de 2050 personnes, toutes âgées de 15 ans et plus selon la méthode des quotas croisés.
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