© AFPSous la pression des marchés financiers et de certains de ses partenaires européens, le Portugal s'est résolu cette semaine à demander une aide à l'UE et au Fonds monétaire international, devenant le troisième pays de la zone euro après la Grèce et l'Irlande à faire appel à un tel soutien. La Commission européenne a reçu la demande formelle du gouvernement portugais jeudi soir. Une aide de quelle ampleur ? Le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait indiqué dès fin mars que l'aide pourrait tourner autour de 75 milliards d'euros et plusieurs sources européennes évoquaient ces dernières heures une fourchette de 80 à 85 milliards d'euros. A l'issue d'une réunion des ministres des Finances européens à Gödöllö, à une trentaine de kilomètres de Budapest, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a annoncé vendredi les chiffres : selon "des estimations préliminaires", le plan d'aide devrait "probablement être d'une magnitude d'environ 80 milliards d'euros". Il s'agira "d'un programme multi-annuel, le plus probablement sur trois ans", a-t-il précisé.
Portugal : une aide supplémentaire envisagée par le chef du patronat
Le patron des patrons portugais, Antonio Saraiva, a déclaré dans une interview publiée dimanche, que le Portugal pourrait être contraint de solliciter une nouvelle aide pour financer son économie.
Publié le 29/01/2012
Crise financière : le Portugal risque à nouveau de dévisser
L'agence de notation Moody's a relégué mardi le pays dans la catégorie des investissements "spéculatifs", en abaissant de quatre crans sa note à long terme. Elle estime que le Portugal pourrait avoir besoin d'un deuxième plan d'aide avant de retourner sur les marchés.
Publié le 05/07/2011
Face au plan d'austérité, les Portugais sanctionnent leur PS
Désavoué par le rejet d'un 4e plan d'austérité en moins d'un an, le Premier ministre portugais a annoncé dimanche sa démission de son poste de secrétaire général du Parti socialiste à la suite de sa défaite aux élections législatives, remportées par l'opposition sociale-démocrate.
Publié le 05/06/2011
Le montant de l'aide au Portugal fixé à 78 milliards d'euros
C'est ce qu'a annoncé mardi soir le cabinet du Premier ministre démissionnaire, José Socrates, estimant être parvenu avec l'UE et le FMI à "un bon accord".
Publié le 04/05/2011
Révolte arabe, dette européenne, séisme japonais : les diagnostics du docteur FMI
L'institution présidée par Dominique Strauss-Kahn a passé ce lundi en revue l'économie mondiale. La sortie de crise se confirme mais des inquiétudes demeurent. Tour d'horizon.
Publié le 11/04/2011
La France révise à 5,7% du PIB sa prévision de déficit 2011
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a révisé à la baisse la prévision de déficit public de la France pour 2011, ramenée à 5,7% du Produit intérieur brut (PIB) contre 6% auparavant, dans un entretien accordé jeudi soir à l'AFP.
Publié le 07/04/2011
Dette : le Portugal appelle l'Europe au secours
Lisbonne a demandé mercredi à bénéficier d'une assistance financière de l'Union européenne. Dans la foulée, le Fonds monétaire international a affirmé à Washington qu'il se tenait également "prêt" à venir en aide au Portugal.
Publié le 06/04/2011
L'Europe bloque 75 milliards pour le Portugal, en cas de besoin
A l'issue de la première journée du sommet européen à Bruxelles, l'UE s'est préparée à une éventuelle aide financière pour sortir le Portugal du gouffre.
Publié le 25/03/2011
Le Portugal entraîne l'Europe en zone de turbulences
La démission du Premier ministre portugais, dont le parti est minoritaire au parlement depuis les législatives de septembre 2009, ouvre la voie à plusieurs scénarios, le plus probable étant la convocation d'élections anticipées. Le Portugal, fragilisé, évitera-t-il un scénario à la grecque ?
Publié le 24/03/2011
Portugal: le Premier ministre démissionne et prédit une grave crise
Le Premier ministre portugais José Socrates, qui a présenté mercredi soir sa démission après le rejet de son nouveau programme d'austérité, a averti que la crise politique aurait des "conséquences gravissimes" pour le pays.
Publié le 23/03/2011
Mais cette aide sera assortie de conditions strictes. Plus strictes encore que le dernier plan d'austérité présenté par le Premier ministre José Socrates, dont le rejet par le parlement portugais avait pourtant entraîné la démission du gouvernement. Le Portugal devra s'engager sur un assainissement de ses finances publiques et sur des réformes structurelles, des efforts qui "devraient inclure un ambitieux programme de privatisations". Ce programme d'austérité budgétaire devrait être adopté d'ici "la mi-mai" et "en impliquant les principaux partis politiques" portugais, afin d'être "mis en place rapidement après la formation d'un nouveau gouvernement", a indiqué pour sa part le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
Inquiétudes pour la Grèce
En comparaison, le plan d'austérité présenté par José Socrates prévoyait de parvenir à un objectif de déficit public de 4,6% du PIB en 2011 via une réduction des dépenses de santé et d'aide sociale, le report de projets d'infrastructures et le renforcement des réformes structurelles, notamment celle du marché du travail avec une diminution des indemnités de licenciement.
Evoquée il y a encore quelques semaines, la possibilité d'une contagion de la situation portugaise à l'Espagne semble désormais écartée. L'ensemble des ministres européens réunis près de Budapest ont loué les efforts de Madrid pour réformer son économie et remettre de l'ordre dans ses finances publiques, et la ministre espagnole Elena Salgado a totalement exclu que l'Espagne puisse un jour recourir à l'aide européenne. Les marchés en semblent eux aussi convaincus. L'écart de rendement entre les obligations espagnoles à 10 ans et le papier allemand de même échéance, qui sert d'étalon, n'a pratiquement pas bougé depuis la demande d'aide portugaise. L'euro a quant à lui touché vendredi un plus haut de 15 mois au lendemain de la hausse des taux directeurs de la BCE.
La Grèce, en revanche, est de nouveau au centre des préoccupations des marchés alors que les chiffres du déficit 2010 pourraient, selon plusieurs sources européennes, être supérieurs aux prévisions. La question d'une restructuration à terme de la dette grecque, qui devrait dépasser les 150% du PIB, est également sur toutes les lèvres, même si les responsables politiques grecs et européens excluent cette éventualité.
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Portugal : une aide supplémentaire envisagée par le chef du patronat
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