Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lors d'un sommet du G20 (février 2011) © www.abacapress.comFace à des investisseurs notoirement nerveux en ce qui concerne la stabilité de l'économie grecque, le moindre propos d'un dirigeant politique peut avoir des effets pervers. Le ministre allemand des Finances (photo d'ouverture) s'en est mordu les doigts. Dans une interview publiée mercredi par le quotidien Die Welt, Wolfgang Schäuble estimait que des "mesures supplémentaires" devraient être prises s'il apparaissait que l'endettement de la Grèce n'est pas viable. L'euro s'était aussitôt affaibli, et sur les marchés obligataires, les taux d'intérêt exigés par les investisseurs pour acheter des emprunts grecs, mais aussi irlandais et espagnols, s'étaient envolés. Vendredi, Wolfgang Schäuble est donc reparti à la charge en estimant que les médias avaient interprété "quelque peu à tort" ses propos.
Les malades de l'euro tirent les Bourses vers le bas
La Grèce a de nouveau démenti lundi avoir demandé une restructuration de sa dette, une hypothèse qui divise ses partenaires européens. Le Portugal prépare son plan d'austérité.
Publié le 18/04/2011
Révolte arabe, dette européenne, séisme japonais : les diagnostics du docteur FMI
L'institution présidée par Dominique Strauss-Kahn a passé ce lundi en revue l'économie mondiale. La sortie de crise se confirme mais des inquiétudes demeurent. Tour d'horizon.
Publié le 11/04/2011
La France révise à 5,7% du PIB sa prévision de déficit 2011
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a révisé à la baisse la prévision de déficit public de la France pour 2011, ramenée à 5,7% du Produit intérieur brut (PIB) contre 6% auparavant, dans un entretien accordé jeudi soir à l'AFP.
Publié le 07/04/2011
Dette : le Portugal appelle l'Europe au secours
Lisbonne a demandé mercredi à bénéficier d'une assistance financière de l'Union européenne. Dans la foulée, le Fonds monétaire international a affirmé à Washington qu'il se tenait également "prêt" à venir en aide au Portugal.
Publié le 06/04/2011
L'Europe bloque 75 milliards pour le Portugal, en cas de besoin
A l'issue de la première journée du sommet européen à Bruxelles, l'UE s'est préparée à une éventuelle aide financière pour sortir le Portugal du gouffre.
Publié le 25/03/2011
Le Portugal entraîne l'Europe en zone de turbulences
La démission du Premier ministre portugais, dont le parti est minoritaire au parlement depuis les législatives de septembre 2009, ouvre la voie à plusieurs scénarios, le plus probable étant la convocation d'élections anticipées. Le Portugal, fragilisé, évitera-t-il un scénario à la grecque ?
Publié le 24/03/2011
Portugal: le Premier ministre démissionne et prédit une grave crise
Le Premier ministre portugais José Socrates, qui a présenté mercredi soir sa démission après le rejet de son nouveau programme d'austérité, a averti que la crise politique aurait des "conséquences gravissimes" pour le pays.
Publié le 23/03/2011
Et ce sont désormais tous les dirigeants européens qui montent au créneau pour écarter les rumeurs. En marge de la réunion ministérielle du G20 à Washington, ils se sont employés à rassurer les marchés sur une possible restructuration de la dette grecque. "Je dois dire que toutes ces rumeurs et spéculations concernant une restructuration de la dette grecque sont totalement infondées. Ce n'est même pas une option", a balayé Jean-Claude Juncker, président de l'eurogroupe et Premier ministre du Luxembourg. "Aucune restructuration n'est en projet, ce n'est pas dans les tuyaux", a abondé Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. "Elle ne serait ni nécessaire ni salutaire pour aider la Grèce à surmonter ses difficultés économiques, parce que la Grèce a besoin de réformes (...) Elle ne serait pas davantage bénéfique pour la zone euro. Elle serait même préjudiciable pour l'Europe."
Appel à une "discipline verbale rigoureuse"
Le Fonds monétaire international lui-même se veut rassurant : si la Grèce poursuit ses efforts, elle sera en mesure de retourner sur les marchés pour refinancer sa dette colossale, a assuré vendredi le responsable de la direction Europe du FMI, Antonio Borges. "Ce n'est pas le moment de laisser tomber ou de relâcher la détermination", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse en marge de la réunion de printemps du FMI à Washington. Il a reconnu que la Grèce et l'Irlande, qui ont fait appel à l'aide financière des Européens et du FMI, se trouvaient "au moment le plus difficile du cycle", car ces pays ont fait de gros efforts budgétaires mais doivent encore "attendre quelques mois avant de renouer avec la croissance économique et commencer à apercevoir la lumière au bout du tunnel". Antonio Borges a toutefois assuré que ces pays étaient "sur la bonne voie".
Athènes a dévoilé jusqu'à présent un projet d'économies drastiques, dont le dernier volet en date, rendu public vendredi, prévoit notamment la privatisation partielle de grandes entreprises publiques. D'autres mesures pourraient impliquer un renforcement de la lutte contre l'évasion fiscale ou de nouvelles coupes budgétaires. Malgré tout, les marchés jugent de plus en plus vraisemblable l'hypothèse qu'Athènes doive renégocier les échéances de sa dette ou rééchelonner ses remboursements voire obtenir un abandon partiel de la dette, qui devrait atteindre cette année 150% de son produit intérieur brut. Après les revirements de Schäuble, c'est un autre responsable allemand, le vice-ministre des Affaires étrangères Werner Hoyer, qui a d'ailleurs alimenté le moulin à rumeurs en estimant vendredi qu'une restructuration "ne serait pas une catastrophe". D'où un rappel à l'ordre d'Olli Rehn, qui réclame une "discipline verbale rigoureuse" pour éviter que les marchés ne s'emballent.
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