Dominique Strauss-Kahn/Image d'archives © ABACALe mouvement de révolte sans précédent dans le monde arabe traverse une période difficile, en Tunisie comme en Egypte, faute d'une aide internationale suffisante, et alors que certains pays tel la Syrie sont engagés ailleurs dans la "contre-révolution". Ce constat alarmiste a été fait ce week-end par plusieurs experts et acteurs de ces révolutions, réunis à Paris pour un colloque sur Le printemps arabe à l'initiative du ministère français des Affaires étrangères. Sans parler de la Libye où l'enlisement guette, plusieurs pays "commencent à déchanter", a résumé Farhad Khosrokhavar, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. "L'Occident doit les aider économiquement pour qu'ils surmontent cette phase de transition", a-t-il demandé.
Les malades de l'euro tirent les Bourses vers le bas
La Grèce a de nouveau démenti lundi avoir demandé une restructuration de sa dette, une hypothèse qui divise ses partenaires européens. Le Portugal prépare son plan d'austérité.
Publié le 18/04/2011
Syrie : la contestation s'amplifie malgré les promesses du régime
Au lendemain d'un discours du président Bachar al Assad promettant la levée imminente de l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans en Syrie, des milliers de Syriens ont continué dimanche à manifester leur hostilité au pouvoir du Baas.
Publié le 17/04/2011
Burkina Faso: les voyages désormais "fortement déconseillés"
Le Quai d'Orsay déconseille désormais fortement tout voyage au Burkina Faso, où les Français étaient jusqu'alors appelés à différer tout séjour non essentiel, indique dimanche son site internet.
Publié le 17/04/2011
Assad contre "le chaos" et "le règne de la populace"
S'il a promis une levée de l'état d'urgence dès la semaine prochaine, le président syrien compte la remplacer par une législation antiterroriste qui ne devrait pas respecter davantage les libertés, et dont il annonce déjà qu'elle sera "fermement appliquée".
Publié le 17/04/2011
Syrie: l'abrogation de la loi d'urgence d'ici une semaine ?
Le président syrien a affirmé samedi que la loi d'urgence, en vigueur depuis 1963, serait abolie dans une semaine maximum, lors d'un discours devant le nouveau gouvernement retransmis par la télévision publique.
Publié le 16/04/2011
Le Quai d'Orsay déconseille les voyages en Syrie et au Burkina Faso
Le ministère des Affaires étrangères recommande de différer les voyages non essentiels en Syrie et au Burkina Faso, en raison des troubles dans ces deux pays. En Tunisie, si la situation s'améliore, certaines zones restent déconseillées.
Publié le 16/04/2011
Bahreïn : la main tendue et les fusils
Alors qu'à Manama, la capitale, les manifestants blessés par balles par les forces de sécurité s'accumulent dans les hôpitaux, le roi lance un appel au dialogue. Réponse de l'opposition chiite : que le gouvernement démissionne d'abord.
Publié le 19/02/2011
En liant ainsi politique et économique, il se retrouve sur la même longueur d'onde que le patron de la Banque mondiale, Robert Zoellick. "Nous ne devons pas oublier que la révolution tunisienne a commencé par le suicide d'un marchand de fruits harcelé par les autorités", a-t-il plaidé cette semaine à l'ouverture de la réunion semestrielle de la Banque mondiale, promettant d'aider la Tunisie à "restreindre l'application arbitraire des réglementations et des formalités administratives". Samedi à Washington, il a renchéri devant le Comité monétaire et financier international (CMFI), instance de 24 pays chargée de définir les grandes orientations politiques du Fonds monétaire international : "Une aggravation des conditions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pourrait faire dérailler la croissance mondiale".
"Une attention particulière"
Selon la Banque mondiale, les révolutions en Tunisie et en Egypte ont amputé la croissance de ces deux pays d'environ trois points en 2011, par rapport à ce qui était prévu il y a trois mois. Le FMI, qui a aussi planché sur la question, a sorti des prévisions guère optimistes : d'après ses projections, les pays arabes importateurs de pétrole devraient afficher en 2011 une croissance autour de 2%, très insuffisante par rapport à leur croissance démographique, dans un contexte de prix de l'énergie et de l'alimentation élevés.
Des inquiétudes exprimées au plus haut niveau qui expliquent pourquoi les 187 Etats membres du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ont chargé samedi les deux institutions de Washington de veiller sur les pays arabes, qui souffrent aujourd'hui des retombées économiques des révoltes populaires. Le CMFI a ainsi recommandé "une attention particulière", pendant que le Comité de développement, qui conseille le FMI et la Banque mondiale, demandait lui aussi à la Banque "de renforcer son appui au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord".
"Aujourd'hui, le changement en cours au Moyen-Orient appelle à repenser et réorienter l'engagement de la communauté internationale. Ces transitions concernent au final les gens : accroître leurs chances et leur liberté", a estimé le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner dans sa déclaration au CMFI. "Bien sûr nous nous tenons prêts à aider, sur le versant de l'assistance technique, et sur le versant du financement", a affirmé pour sa part le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une conférence de presse après la réunion de Washington. Il a insisté sur ce qui est devenu un de ses thèmes favoris des dernières semaines, la nécessité de partager plus équitablement les fruits de la croissance économique. "L'exemple du Moyen-Orient a mis en lumière cette question : le fait que vous pouvez avoir de bons chiffres au niveau de la croissance sans viabilité".
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