© TF1/LCI"Nous procéderons à la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG pour créer un impôt moderne car prélevé à la source, qui s'adaptera plus rapidement aux évolutions de carrière et de vie". Cette phrase tirée du projet socialiste n'en finit pas de faire parler. Sans doute parce qu'elle intéresse au plus haut point la moitié de Français qui paye des impôts sur le revenu. Et sans doute une bonne partie des autres...
2012 : le PS adopte un projet qu'il veut "sérieux"
Le projet a été adopté mardi matin par le bureau national, l'organe exécutif du parti. Il est salué par les proches d'Aubry, DSK et Hollande.
Publié le 04/04/2011
Cahuzac préconise une hausse d'impôts en 2012 mais équitable
"Je crois qu'une hausse des prélèvements obligatoires est hélas nécessaire", a dit lundi le patron PS de la commission des Finances lors de la présentation de son projet fiscal. Il préconise une nouvelle tranche d'impôts pour les très riches.
Publié le 04/04/2011
La fusion en elle-même a été largement commentée ces derniers jours mais des impôts payés "à la source", ça change quoi? Cette méthode de prélèvement visant à simplifier la vie des contribuables consiste à faire retenir par votre tiers payeur - c'est à dire l'entreprise ou l'administration qui vous rémunère - l'impôt dû au titre des revenus qu'il vous verse. "C'est relativement simple. De nombreux pays l'ont fait, explique au Nouvel Observateur l'économiste Thomas Piketty, qui a inspiré le PS avec son livre Pour une révolution fiscale. Si on veut le mettre en place en janvier 2013, il suffit de commencer à prélever à cette date, et de supprimer le paiement de l'impôt sur les revenus de 2012. Il faut juste veiller à ce que les personnes qui touchent des revenus très importants (des bonus par exemple) en 2012, paient une taxe correctrice".
Déclaration quand même...
Tous ne partagent pas cet enthousiasme car la réforme ne devrait pas dispenser totalement de déclaration de revenus. Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts, ne cache pas son hostilité pour ce mode de perception que l'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton avait déjà tenté de faire adopter.
Selon lui, l'impôt à la source a l'apparence de la simplicité (il est perçu chaque mois sur le salaire avant son versement), mais il nécessite en réalité une déclaration de revenus complémentaire après coup pour ajuster les situations. Face au prélèvement mensuel, qui a fait ses preuves et convaincu de nombreux français, la retenue à la source ne constituerait pas une avancée, assure-t-il.
| Année blanche.... Ou pas |
Presque aussi vieille que le prélèvement à la source, l'idée d'une "année blanche" au moment du basculement vers ce système. C'est ce que suggérait l'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton qui avait tenté la réforme il y a cinq ans proposant que 2008, année prévue de transition, soit une "année blanche sur le plan fiscal". "Les revenus de cette année-là ne seront pas imposés. Les contribuables acquitteront en 2008 l'impôt sur leurs revenus de 2007 et, dès janvier 2009, celui sur leurs revenus de l'année en cours", expliquait-il arguant que "c'est une solution où chacun est gagnant: le contribuable qui ne paiera pas d'impôt sur ses revenus 2008, mais aussi l'Etat, car il percevra en 2009 des recettes fiscales plus élevées que si l'assiette avait été celle des revenus 2008". A l'époque, le porte-parole du PS, Julien Dray, a accusé Thierry Breton d'"un formidable mensonge" et ironisé sur une "explication extraordinaire". Le parti socialiste devra se montrer prudent dans ses arguments... |
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