Une pompe à essenceAlors que les prix des carburants pèsent toujours plus lourdement sur le budget des ménages, toute annonce sur ce thème ne peut qu'avoir un fort impact politique. Eric Besson l'a bien compris : jeudi soir, après la décision des 28 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie de puiser dans leurs stocks (une décision qui a quelque peu apaisé la frénésie des marchés de l'énergie et devrait encore contribuer, dans les prochaines semaines, à une poursuite de la baisse du cours du pétrole), le ministre de l'Energie avait instamment demandé à Total - cité nommément - et aux autres distributeurs français de faire à leur tour preuve de bonne volonté. Ce qu'ils auraient logiquement fait, même en l'absence de toute recommandation ministérielle. Ils n'en ont pas moins aussitôt accusé réception de la demande du ministre.
Prix de l'essence : faites jouer la concurrence
C'est le conseil donné par Frédéric Lefebvre aux automobilistes partant en vacances : il les incite à choisir les stations-services les moins chères en s'informant sur le site du gouvernement. A la clé : des différences de prix allant jusqu'à 15 centimes à quelques kilomètres de distance.
Publié le 29/07/2011
Prix de l'essence : Baroin discute, Aubry accuse
Alors que le ministre de l'Economie doit s'entretenir avec le patron de Total, Christophe de Margerie, dans un contexte de reprise de la hausse des prix des carburants, la gauche, Martine Aubry et Benoît Hamon en tête, accuse le gouvernement de faire le jeu des groupes pétroliers.
Publié le 12/07/2011
Nouvelle hausse à la pompe annoncée, nouvelle polémique
Jugeant de "sa responsabilité d'entrepreneur de dire des choses qui ne font pas forcément plaisir mais qui sont la vérité", le PDG de Total a annoncé samedi que son groupe allait répercuter à la pompe les récentes hausses du baril... relançant la polémique avec le gouvernement.
Publié le 09/07/2011
Electricité: pas de forte hausse d'ici 2015... si le gouvernement reste
Le ministre de l'Industrie et de l'énergie a répondu mercredi aux inquiétudes des consommateurs suscitées par l'annonce de la fixation du prix de gros de 40 puis 42 euros pour la revente de l'électricté d'EDF à ses concurrents.
Publié le 20/04/2011
Gaz, carburant: les pistes de Besson pour compenser les hausses
Le ministre de l'Energie a avancé dimanche plusieurs pistes pour endiguer la flambée des prix du gaz et du carburant.
Publié le 03/04/2011
Hausse du carburant: un Français sur deux prêt à réduire sa consommation
47% des Français envisagent de réduire leur consommation si le prix du carburant continue de grimper tandis que 40% déclarent l'avoir déjà fait, selon un sondage Ifop à paraître dans Sud Ouest Dimanche.
Publié le 12/03/2011
Carburants: plus de contrôles, mais pas de baisse des taxes
Frédéric Lefebvre a annoncé mercredi que l'Observatoire des prix et des marges allait veiller "à ce qu'il n'y ait pas d'abus dans la répercussion" entre les prix de raffinerie et les prix à la pompe. Christine Lagarde a elle exclu toute baisse des taxes.
Publié le 09/03/2011
Hausse des carburants: Fillon demande de vérifier l'absence d'abus
Dans le Figaro de samedi, le Premier ministre annonce avoir demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde de "mobiliser ses services" pour vérifier qu'il n'y a "pas d'abus" dans la répercussion de l'envolée des cours du pétrole sur les prix à la pompe.
Publié le 04/03/2011
Prix des carburants : ça chauffe encore !
Les prix à la pompe du gazole et de l'essence 95 ont à nouveau augmenté la semaine dernière, atteignant des sommets depuis plus de deux ans.
Publié le 04/01/2011
Pénurie de carburant : les routiers font leurs comptes
Camions bloqués pendant les grèves des raffineries, difficultés à trouver des carburants devenus en outre plus chers : pour les transporteurs routiers, la crise des carburants a beau s'estomper, elle laisse des traces profondes.
Publié le 28/10/2010
Hausse du carburant : les sociétés de transports impactées
Faut-il bloquer le prix de l'essence ? C'est ce que demande le PS face à la flambée des cours du brut. Faire le plein coûte de plus en plus cher. Premiers touchés : les ménages. Les entreprises de transport font aussi grise mine.
Publié le 19/04/2011
Parfois sur un mode prudent, comme Total : "Nous pensons, nous espérons que cette mesure (de l'AIE, ndlr) aura un impact positif sur les prix, et nous ne manquerons pas de la répercuter sur le prix à la pompe, bien sûr", a répondu vendredi une porte-parole du groupe pétrolier. Parfois en saisissant aussitôt l'occasion offerte pour un peu de publicité, comme Michel-Edouard Leclerc : le patron des centres du même nom, qui assure distribuer notamment 12% du gazole en France, a ainsi avancé des chiffres. "On va rendre la baisse immédiatement applicable dès lundi" avec une réduction "de 1 à 3 centimes (par litre, ndlr) selon la rotation des stocks", a-t-il promis. Après ces annonces, Eric Besson s'est félicité que sa demande ait été suivie d'effet, et a commencé à faire le point sur les premières promesses : "D'ores et déjà, les groupes Total, Esso, Shell, ENI, Auchan, Leclerc et Les Mousquetaires se sont engagés en ce sens", a-t-il indiqué.
"C'est le marché qui veut cela"
Reste à savoir si la baisse à la pompe sera bien proportionnelle à la baisse des cours. Et sur ce chapitre, la méfiance reste de mise. Une précédente baisse des cours du pétrole brut entre le 2 et le 15 mai avait entraîné une passe d'armes entre compagnies pétrolières et gouvernement. Un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes avait en effet souligné que la baisse des cours du pétrole brut n'avait été répercutée sur les prix à la pompe que dans une "proportion de 50% à 70% suivant les réseaux" pour le gazole et "pas ou peu pour le super 95". La ministre de l'Economie Christine Lagarde avait invoqué ce rapport à l'appui d'une menace d'imposer aux pétroliers de réduire le prix des carburants à la pompe. Depuis lors, cours du brut et prix à la pompe avaient connu une nouvelle poussée de fièvre, au point que, lors de la semaine achevée le 17 juin, le litre de gazole - le carburant de loin le plus consommé en France - s'échangeait en moyenne à 1,3335 euro (1,5030 euro par litre pour le sans plomb 95, 1,5435 euro pour le 98).
Que peut-on attendre cette fois-ci ? Aux yeux de Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip, patronat), la baisse des prix à la pompe sera de toute façon "mécanique", et devrait se ressentir dans le courant de la semaine prochaine. Immédiatement après l'annonce de l'AIE, les cours du brut ont perdu 7 à 8 dollars par baril et étaient vendredi environ 5 à 6 dollars en-dessous de leurs niveaux de mercredi. Ce qui correspond à une baisse de 2 à 3 centimes d'euro par litre "si les prix du brut se maintiennent à ce niveau", a-t-il chiffré. "L'ensemble du marché va répercuter cette baisse de prix si elle se maintient", a assuré Jean-Louis Schilansky. "Que le ministre insiste, soit, mais c'est le mécanisme de fonctionnement du marché qui veut cela".
En revanche, la décision de l'AIE, qui vise à éviter une pénurie à l'approche des migrations estivales alors que l'approvisionnement en pétrole est perturbé par le conflit en Libye, "ne change pas fondamentalement l'équilibre entre l'offre et la demande" sur le marché. "Si la Chine continue à consommer comme elle le fait, les prix du brut repartiront à la hausse, ou au moins se stabiliseront", a-t-il jugé. De la même manière, "à un moment donné, (les pays membres de l'AIE) devront restocker et racheter les 60 millions de barils" qu'ils vont introduire sur le marché, a rappelé Jean-Louis Schilansky, prévenant que cela risquait de créer "une nouvelle tension sur le marché".
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