48 heures pour sauver la Grèce... et l'euro

le 16 septembre 2011 à 08h17 , mis à jour le 16 septembre 2011 à 09h51

Dossier : Crise financière

La réunion qui se tient à Wroclaw, en Pologne, doit notamment permettre de surmonter les obstacles restants à la mise en oeuvre du second plan d'aide à la Grèce. Un nouveau "coup de pouce" de 160 milliards d'euros. Autre dossier sur la table : un dispositif visant à durcir le Pacte de stabilité.

 

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  • Crise grecque : les banques françaises en danger ?

    Engagées en Grèce, les banques françaises comme la Société Générale et BNP Paribas risquent gros en cas de faillite du pays. Le gouvernement s'est voulu rassurant, mais la méfiance est de mise sur les marchés.

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  • "Il n'y a pas de risque de faillite dans les banques françaises"

    François-Xavier Piétri, chef du service Economie de TF1 et LCI, estime que même si la Grèce n'arrive pas à rembourser ses prêts, les banques françaises ne sont pas menacées de faillite.

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  • Zone euro : la semaine de tous les dangers

    Mercredi, les experts de la "troïka", composée de l'Union européenne, du FMI et de BCE seront de retour en Grèce pour éplucher les comptes. Le gouvernement grec compte sur leur feu vert pour obtenir une nouvelle aide de 8 milliards d'euros. Un refus serait synonyme de faillite.

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  • Besson : évoquer une nationalisation des banques est "prématuré"

    Le ministre de l'Industrie a jugé lundi sur BFM TV qu'il était "totalement prématuré et à côté du sujet" d'envisager une nationalisation partielle des banques françaises, qui se trouvent dans le collimateur des marchés depuis plusieurs semaines.

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Plus d'infos

 

La réunion doit durer jusqu'à samedi. Elle s'est ouverte jeudi soir à Wroclaw, en Pologne. Autour de la table : les ministres des Finances de la zone euro, dans un premier temps, puis ceux de l'ensemble des pays de l'Union européenne. Le but : tenter de trouver des solutions à la crise de la dette, et de renforcer à la fois la solidité et la crédibilité économique de l'UE. Fait exceptionnel : le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a été invité par la présidence polonaise de l'UE à participer à certains de ces travaux ; il est arrivé vendredi matin, aux côtés de son homologue français, François Baroin.

Cette réunion de 48 heures doit notamment permettre de surmonter les obstacles restants à la mise en oeuvre du second plan d'aide à la Grèce d'un montant de 160 milliards d'euros, décidé le 21 juillet. La mise en place de ce sauvetage, vital pour la Grèce, traîne en longueur alors que certains pays rechignent à aider une nouvelle fois Athènes et que la Finlande a exigé des garanties en contrepartie, qui restent encore à définir. Aucun accord ne semble en vue pour l'heure sur ce point délicat, qui sème la zizanie au sein de la zone euro, certains pays souhaitant obtenir ce type de traitement de faveur. De source européenne, ce sujet risque d'être une pierre d'achoppement lors des discussions en Pologne. "Nous y travaillons", a indiqué jeudi soir Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques.

Durcir la discipline budgétaire

Les ministres européens des Finances pourraient aussi se prononcer sur un accord de principe pour durcir le Pacte de stabilité et la discipline budgétaire commune dans l'Union, qui a été conclu jeudi matin au Parlement européen à Strasbourg. Le nouveau dispositif prévoit des sanctions financières sous forme de dépôt d'argent sur des comptes bloqués - pouvant se transformer en amendes - pour les pays trop laxistes qui laisseraient filer leurs déficits, et des procédures plus automatiques que par le passé. Il a été proposé il y a un an par la Commission européenne pour tirer les leçons de la crise de la dette en Grèce, alors que le Pacte de stabilité et de croissance, censé faire la police des déficits en Europe, a largement fait la preuve de son inefficacité, n'étant que peu dissuasif et donc peu respecté.

L'ensemble de six textes, baptisé "6 Pack", se veut la contrepartie des mécanismes de solidarité financière mis en place au sein de l'Union monétaire pour aider les pays en difficulté comme la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Il a fait l'objet depuis le début de l'année d'âpres tractations entre le Parlement, qui insistait pour avoir un mécanisme de sanctions automatiques contre les mauvais élèves, et les gouvernements qui voulaient garder leur mot à dire. Une solution médiane de compromis a finalement été trouvée. Les sanctions s'appliqueraient plus rapidement et plus automatiquement que par le passé mais pas totalement.

Un plan en deux volets, "correctif" et "préventif"

Le dispositif prévoit un volet "correctif", lorsque les pays affichent un déficit public supérieur à 3% du produit intérieur brut, et un volet dit "préventif" avec des sanctions possibles pour les Etats qui se dirigeraient dangereusement vers ce plafond. Le Parlement insistait pour qu'une procédure dans la phase préventive puisse être déclenchée de manière quasi-automatique - à moins que les Etats s'y opposent à la majorité qualifiée, plus dure à obtenir qu'une majorité simple - tandis que les gouvernements demandaient l'inverse: une procédure préventive seulement si les Etats le décident à la majorité qualifiée. Au bout du compte, la procédure devrait pouvoir être déclenchée sauf si les gouvernements la bloquent à la majorité simple.

Deux autres points, plus mineurs, posaient problème. Certains eurodéputés voulaient pouvoir convoquer en audition les ministres des Finances des pays laxistes afin de les morigéner. Un "chiffon rouge" pour les Etats qui ont fait valoir que leurs ministres étaient responsables devant leurs parlements nationaux et non devant le Parlement européen. Le compromis prévoit que les élus pourront demander une audition mais que les ministres resteront libres de refuser. Dernier aspect : des parlementaires voulaient qu'à l'avenir les pays affichant d'importants excédents courants, commerciaux notamment comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, soient autant surveillés que ceux affichant des déficits. Ils ont dû sur ce point reculer, sous la pression de Berlin en particulier, même si la Commission européenne gardera un oeil aussi sur les excédents trop importants.

 
 
 
 

le 16 septembre 2011 à 08:17
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22 Commentaires

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  • misterlife, le 16/09/2011 à 17h19

    Pas d'humour!!!la crise est finie!!!la grece est sauvee!!suivez les infos un peu

  • opinion74, le 16/09/2011 à 16h53

    Quand je vois rien qu'en France la hausse des prix lié au passage à l'euro, j'imagine aisément dans un pays comme la Grèce que la hausse a été la même et que comme nous, elle fait mal. Les économistes peuvent bien dire ce qu'ils veulent, les prix ont mécaniquement monté et en dix ans, on est asphixié.

  • rockchris, le 16/09/2011 à 14h34

    @ misterlife, Si vous le dites..... ou alors c'était de l'humour?

  • sandy29s, le 16/09/2011 à 14h01

    Il est temps , les grecs eux ont déjà changé d'avis sur l'euro !

  • misterlife, le 16/09/2011 à 13h59

    La crise est finie!!!regardez la bourse le cac 40 augmente!!!soyez heureux pour une fois l'euro est sauve

  • misterlife, le 16/09/2011 à 13h58

    Regardez le cac 40!!la crise est finie l'euro est sauvé!!!l'europe est forte croyez moi

  • garsduhavre, le 16/09/2011 à 13h51

    Pour quoi ne pas avouer que l'EUROS et un échec ? Il faut sortir de l'euros doucement mais surement ! On penser réunir tout les pays comme les etats unis? Trop de différence, restons dans l'UE mais sortons de l'euro. Même d'autre pays veule nous aider, ou nous mangers comme la Chine..

  • ophalos, le 16/09/2011 à 13h39

    Stop stop stop ... arrêtons de banquer pour la Grèce (pays que j'aime bcp par ailleurs) mais au boulot les grecs et payez vos impôts -

  • ticoco53, le 16/09/2011 à 12h54

    Debra la taxe foncière c'est pas l'Etat vous direz merci a votre maire peut être socialiste ?? Mais plaignez vous à Laval au lendemain de son élection le maire PS augmenté la taxe foncière de 30% et la taxe d'habitation de 26% les gens étaient ravi ici !!!!!

  • antirobert21, le 16/09/2011 à 12h40

    Payer plus pour sauver plus....

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