François Hollande a estimé vendredi que les nouvelles économies de 5 milliards d'euros réclamées aux ministères en 2014 sont un "effort que nous pouvons parfaitement consentir" sans passer par des mesures "d'austérité". Matignon a envoyé vendredi à l'ensemble des ministères les lettres de cadrage qui fixent de nouvelles économies de 5 milliards d'euros en 2014.
"Nous avons à atteindre nos objectifs en matière de réduction du déficit", a souligné devant des journalistes le président de la République, en marge d'une cérémonie pour la Journée mondiale des femmes. "A la fin de mon quinquennat, je veux que nous soyons à l'équilibre", a-t-il rappelé. "Sans recourir à des mesures qui seraient d'austérité, de perte de pouvoir d'achat ou de prélèvement supplémentaire, 4 à 5 milliards pour l'année 2014, c'est un effort que nous pouvons parfaitement consentir", a-t-il fait valoir.
Ces économies sont "nouvelles" dans le sens où elles s'ajoutent à celles auxquelles les membres du gouvernement pouvaient déjà s'attendre, celles qui figuraient dans le programme pluriannuel sur trois ans (2012-2015) rattaché au projet de budget 2013 présenté fin septembre, a de son côté expliqué Matignon. "C'est pour l'essentiel du redéploiement: mesures en faveur de la lutte contre le chômage, de la lutte contre la pauvreté, le financement pour une partie par l'Etat du Crédit d'impôt compétitivité emploi", annoncé début novembre, a précisé la même source. En face de la majeure partie de ces économies figurent donc des dépenses supplémentaires qui n'étaient pas identifiées dans le programme triennal. "Le budget de l'Etat ne baisse pas de 5 milliards d'euros, il baisse d'environ 1,5 milliard d'euros", a ainsi précisé Matignon.
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