A 11 jours du défaut de paiement, Obama toujours sans solution

le 22 juillet 2011 à 08h01 , mis à jour le 22 juillet 2011 à 08h03

Dossier : Crise financière

A l'approche de la date fatidique du 2 août, la Maison Blanche a douché les espoirs de médias américains qui annonçaient qu'un accord sur la dette était sur le point d'être conclu, avant de convoquer les dirigeants démocrates du Congrès.

Barack ObamaBarack Obama/Image d'archives - juin 2011 © ABACA

Mercredi encore, Barack Obama se montrait optimiste à propos de l'évolution des discussions entre républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette américaine. Et divers médias américains annonçaient déjà qu'un accord était à portée de main. Las : la Maison Blanche a bien dû reconnaître que l'accord espéré n'était pas encore sur le point d'être signé. Car le diable se niche dans les détails. Des détails qui se chiffrent en milliards de dollars... Voilà pourquoi, à un peu plus de dix jours de l'échéance fixée par le Trésor, les chefs démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat ont retrouvé pendant près de deux heures le président Barack Obama à la Maison Blanche.

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  • Crise de la dette : après la Grèce, les Etats-Unis ?

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    Le président de la banque centrale américaine exhorte les élus à entendre le message des agences de notation qui menacent d'abaisser la note de solvabilité américaine et à éviter un défaut de paiement sur la dette, qui aurait un "effet calamiteux".

    Publié le 14/07/2011 Impasse sur la dette américaine : la Fed exhorte les élus à s'entendre
  • Dette américaine : quel est le problème ?

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Le relèvement du plafond de la dette doit être approuvé par le Congrès avant le 2 août, faute de quoi les Etats-Unis risquent de se retrouver en défaut de paiement. Les républicains majoritaires à la Chambre ont lié leur vote à l'adoption d'un plan de réduction des déficits, et Barack Obama les a pris au mot. Mais un responsable démocrate a reconnu jeudi soir que la Maison Blanche et les républicains n'ont pas encore pu se mettre d'accord sur le plan à adopter : un de grande portée, jusqu'ici évalué à quelque 4000 milliards de dollars d'économies sur 10 ans, ou des dispositifs plus modestes.

"Irresponsable"

Dans un entretien jeudi à la radio publique NPR, Barack Obama a réitéré son intérêt pour un plan présenté par un groupe de sénateurs des deux partis, surnommé "la bande des six", et qui prévoit une réduction cumulée du déficit de 3600 à 3700 milliards sur 10 ans. Ces "sénateurs républicains reconnaissent que des recettes (supplémentaires) doivent faire partie d'un ensemble législatif équilibré, et (ces) sénateurs démocrates sont d'accord pour dire que des coupes difficiles dans les dépenses vont devoir avoir lieu", a remarqué le président. Alors, tout le monde est d'accord ? Pas réellement. Car s'il "faut procéder à des coupes importantes", il "faudrait aussi demander aux plus riches et aux plus grandes entreprises de payer leur juste part via une réforme fondamentale du code des impôts", a également plaidé Barack Obama dans une tribune à paraître dans le journal USA Today.

C'est bien là que le bât blesse pour les républicains, résolument hostiles à toute augmentation de la fiscalité, même pour les plus aisés. Le président doit poursuivre son offensive en participant ce vendredi à une réunion publique consacrée au déficit dans une université de la banlieue nord de Washington. Mais les républicains de la Chambre insistent sur leur projet de réduction drastique des dépenses adopté cette semaine. Le qualifiant de "pire législation de l'histoire de ce pays", le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a annoncé pour vendredi un vote destiné à l'écarter définitivement.

Ironie du calendrier, les discussions de Washington s'éternisent alors même qu'à Bruxelles les dirigeants des pays de la zone euro, réunis jeudi pour un sommet de crise, ont conclu un accord pour réduire la dette colossale de la Grèce. Le même jour, lors d'une conférence de presse, le président républicain de la Chambre, John Boehner a indiqué qu'il serait "irresponsable" pour la Maison Blanche et le Congrès de "ne pas envisager de stratégies de secours", comme le plan élaboré par Harry Reid et le dirigeant de la minorité républicaine de cette même assemblée, Mitch McConnell

le 22 juillet 2011 à 08:01
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38 Commentaires

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  • erleg71, le 23/07/2011 à 19h46

    Ben alors ? Elles attendent quoi, les agences de notation, pour dégrader la note des USA ?

  • alain-paris, le 23/07/2011 à 19h28

    Rapplez nous combien l'administration Bush a dépensé pour la guerre en Irak et pour racheter les financiers en faillite comme AIG

  • matger, le 23/07/2011 à 19h26

    Il devait pourtant casser la baraque,Barack !

  • steepou, le 23/07/2011 à 18h40

    Juste pour répondre un trajan13 vu la situation en Afghanistan et en irak y vont pas construire grand chose tout va exploser en fumée!!! la situation est chaotique dans ces régions.

  • trajan13, le 23/07/2011 à 16h40

    Vous semblez tous oublier que les dépenses de protections sociales étasuniennes sont ridicules et ne sont absolument pas responsable de l'endettement américain qui provient d'un problème économique structurel.

  • trajan13, le 23/07/2011 à 16h37

    En réalité c'est guerre sont extrêmement rentables: de part le poids très important de l'industrie militaire américain et subsidiairement par les contrats des entreprises de reconstruction qui seront prochainement signé.

  • cocorico71, le 23/07/2011 à 13h48

    Bouclez vos ceintures, ca va secouer !!!!!

  • claudcouledouce, le 23/07/2011 à 09h13

    Pascalcaen : vous avez raison c'est l'économique qui plombe l'Amérique. Mais l'économique est plombée par trop de social au mauvais moment. Quand un pays est trop endetté par l'assistanat ou le soutien à la consommation (qui est une forme de social et d'assistanat) il ne peut pas supporter encore plus d'assistanat. C'est pouquoi Sarkozy a intelligemment choisi la relance par l'investissement qui permet une rigueur "en douceur" au lieu d'une rigueur insupportable mais nécessaire comme ailleurs. Si votre choix l'emporte vous vérifierez vite qui de vous et de moi avait raison. Moi, mon savoir faire est vendable partout dans le monde dès demain matin. Et vous ? Pourrez-vous émigrer facilement ?

  • alkira200, le 23/07/2011 à 09h06

    Faut pas dire n'importe quoi ! La 'gauche' aux USA c'est en gros le MoDem en France ...

  • 6-21-3-11, le 23/07/2011 à 05h02

    On a rien a leur envier...

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