ARCHIVES

A Madrid, François Hollande appelle à la fin du "manque de confiance" qui touche l'UE


le 30 août 2012 à 15h33 , mis à jour le 30 août 2012 à 15h55.
Temps de lecture
3min
Le président François Hollande et le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, jeudi 30 août 2012, à Madrid.

Le président François Hollande et le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, jeudi 30 août 2012, à Madrid. / Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP

À lire aussi
ConjonctureLe Président français a désiré montrer sa proximité avec l'Espagne et a informé d'un nouveau sommet bilatéral le 10 octobre en France. Il a appelé à des décisions "durables".

"Nous voulons qu'il y ai maintenant des réponses structurelles qui permettent de mettre fin à cette période de doute", a déclaré François Hollande à la sortie de son déjeuner avec le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy. "La croissance fait les frais de ce manque de confiance". Le Président de la République a appelé à des résultats durables lors du prochain sommet européen qui avoir lieu le 19 octobre.

Par cette visite, François Hollande a également voulu montrer sa volonté de discuter avec tous les pays de la zone euro, et plus uniquement avec l'Allemagne. Il a rappelé qu'il n'y avait pas eu de rencontre bilatérale France-Espagne depuis 2009. Un prochain sommet doit avoir lieu à Paris, le 10 octobre.

La visite de François Hollande intervient alors que la situation de l'Espagne reste précaire. Si les taux auxquels elle emprunte sur les marchés ont diminués, ils restent élevés. Au point que les marchés craignent que Madrid fasse une demande d'aide européenne cet automne, non plus pour ses banques mais pour elle-même. "L'Espagne, c'est sa souveraineté d'en décider, ou du principe ou du moment", a répondu François Hollande à ce sujet. "Il faut dire la vérité, la crise est grave", a-t-il également indiqué à propos de la situation de la zone euro.

Les deux chefs d'Etat ont rappelé leur attachement à la monnaie unique. " Tous, nous voulons l'Union européenne. Tous, nous voulons l'euro. Tous, nous affirmons l'irréversibilité de l'euro", a déclaré Mariano Rajoy. "Mais l'union européenne et monétaire ne peut pas fonctionner" avec des taux d'emprunt si différents entre les pays.

Concernant la Grèce, le président français a répété qu'il avait "la conviction" que les Grecs étaient engagés dans un processus de redressement de leurs finances publiques "et qu'il veulent faire la démonstration de la crédibilité".

Interrogé sur l'action de la BCE, le président français a ajouté que les écarts de taux d'intérêt trop importants entre pays de la zone euro pour refinancer la dette souveraine peuvent justifier son intervention.

Commenter cet article

  • assacar : Moi président je ferai en sorte que ça aille mieux mais comme je ne sais pas comment faire, je me contenterai de dire ........ bin rien du tout en fait !!! je trouverai ça hilarant si la situation n'était pas aussi préoccupante, pas l'ombre d'un bout de réforme a venir, pas l'ombre d'une ligne directrice, du blabla, du blabla, et encore du blabla .... français, mais qu'as tu fait ???

    Le 31/08/2012 à 18h42
  • rose-marie54 : Mr Hollande,pourquoi des élus du sud ouest font appel à des entreprises espagnoles,alors que les nôtres sont obligés de licencier fautes de contrats.

    Le 31/08/2012 à 13h40
  • tiznit-pn : C'est comme à l'école, quand on est mauvais on se met au fond de la classe avec les cancres!!!

    Le 31/08/2012 à 13h09
  • mcg35 : Monsieur Hollande ... Please ... Et "la chasse aux marchés, au contrats", pour faire repartir la croissance ... c'est pour quand???

    Le 31/08/2012 à 10h53
  • mireye11 : Nous n'avons déjà pas confiance en LUI , il a bonne conscience de donner des conseils : petit rigolo va !!!!

    Le 31/08/2012 à 10h51
      Nous suivre :

      Entre Morano et Philippot, ça clashe, ça clashe...

      logAudience